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LE PARADIS


         Lorsque les Anciens parlaient de “l’autre monde”, d’une “
île que l’on atteignait dans une barque de verre” (glas, cf art. Ambre* 2 ), c’était de l’Île du Monde Englouti, de l’ancien Monde des Ases, de l’Asgard ou jardin des Ases, le Domaine des Dieux* germano-scandinaves qu’ils parlaient…

Étymologie : Le Paradis est “le jardin des délices”, le Paradeisos grec, c’est à dire pour eux “l’enclos des bêtes sauvages”, et plus exactement le “lieu planté d’arbres où l’on entretient des animaux”. Achélaos son jardinier inspiré (cf. art. Ulysse* et Nausicaa) y entretient le verger aggelaos de poires Pira !

C’est le pardesha en sanscrit, mais le premier paradis des Hindous est uttarakur “le pays du Nord” (le centre hyperboréen*) ! Il est nommé pardés en Chaldéen et paridaiza en Iranien. Rappelons donc cette citation :
         « Le Grand Nord resta dans leur souvenir comme le but à rejoindre. Pour l’évoquer dans leurs prières, les Aryas montaient
sur une montagne de leur nouvelle patrie, sur un Paradis* – Pardêsha3 , qui signifie “région élevée”. Cette montagne sacrée fut, à l’origine, un paradis aryen, au sommet duquel on se rendait pour retourner en esprit vers le Nord, le pays des dieux et des ancêtres. Pour désigner ce souvenir fervent, les Aryens de l’Inde et d’Iran utilisaient le mot man. » Otto Rahn, La Cour de Lucifer, éd. Pardès, 1994.

Situation : Tous les peuples le citent au Nord et à l’Ouest, ayant une source centrale et un puits artésien artésos :
         « Le Paradis était situé tantôt en Extrême Occident et tantôt derrière le Vent du Nord, cette région mystérieuse vers laquelle se dirigeaient les oies sauvages en été [–> les marais atlantes boréens du Maglemose et leurs grues ° sacrées]n. » Robert Graves, Les Mythes Grecs, Fayard Pluriel, 1967.

Chez les Nordiques : Vingólf signifie “plaisante demeure”. Bâtiment d’Odhin/ Wotan* : Paradis* des guerriers morts dans l’honneur, la fameuse Walhalla° (halle des occis ou élus), qui reçoit les Einherjaer° selectionnés, ”élus” par la Walkyrie° Brunhilde pour son “père”…

Chez les Grecs : « Autrefois l’âme d’Héraklès [le patron des envahisseurs doriens]n s’était rendue au paradis occidental des Hespérides, ou bien au Château d’Argent [cf. art. Blasons]n, la Corona Boréalis située “derrière le vent du Nord” [Hyperboré]n. » Pindare.
         Et, toujours selon la Mythologie « Le soleil s’engloutit à l’Occident à l’endroit où se situaient les “Îles Bienheureuses” [makâron]n. »
          Ou encore : « Les Champs Élyséens jouissaient d’un climat exquis et les hommes, les justes, y vivaient d’une vie céleste ; c’était l’Éden, le Paradis* terrestre. Ces Champs Élyséens que Berlioux assimile au
Pays des Norici se montrent comme étant des Pays du Nord, au simple examen des noms géographiques de cette contrée :
Le Léthé tire son nom de léta “oublier” en langue nordique (Rudbeck). Styx est une formation de stigg “désagréable” (verbe allemand stingen “puer” <–Maïane)n. Phlégéton est tiré de Flogeld “météore” et signifie “fleuve de feu” (!)n. Pluton vient de blota “sacrifice sanglant”, etc…» Gattefossé R-M, La Vérité sur l’Atlantide, Lyon 1923. (
maj fdes1@, 10-02)

Chez certains Romains : « Le temps d’Horace coïncide avec celui de la nature, du cosmos, des saisons, il suppose une théorie de la présence au monde radicalement opposée à l’idéologie de la projection qui anime les morales du salut, les sotériologies religieuses et les discours indexés sur le Jugement dernier ou les prophéties des temps annoncés. Pas de paradis, de purgatoire ou d’enfer °, pas de trompettes angéliques ou de pesée des âmes, pas de mesure morale future pour des gestes, mots ou intentions passés, pas de punition promise ou risquée, de faute à expier demain, après demain, pas de tribunal, de juges ou de justiciables, pas de comptes tenus, pas de mémoire punitive, pas de castration : seulement des durées magnifiques – le salut horacien – ou catastrophiques – le péché mortel des hédonistes. Rien d’autre que l’art d’habiter le temps ponctuel. » Michel Onfray, Théorie du corps amoureux (Pour une érotique solaire), GLM, 2000.



Chez les Celtes : “L’autre monde, c’est la plaine du plaisir” disent les Irlandais : Mag Meld. Précisons que pour les Gaulois Meldi4 signifie “plaisir”.

Màj 17 sept. 06 : Y a-t- il des indices d’un comportement post-catacIysmique ?

          «« La croyance dans un au-delà meilIeur, "paradisiaque", alors que les Antiques n‘y vovaient que le lieu où l’âme allait se reposer après la mort.
          Le problême du paradis, c’est qu’il introduit aussi son contraire, l’enfer ce qui permer aux chefs reliigieux de broder sur le sujet de la damnation des âmcs. Dans I'ÉgIise*
[cf. art. r.t] catholique, on se souvient du lucratif "marché des indulgences”!
          D’autres indices d'un comportement post-cataclysmique se retrouvent aussi sans doute dans la pratique des ablutions et purificarions du corps, dans les religions* monothéistes, plus généralement dans I'IsIam ct le Judaïsme. Dans les églises catholiques, il reste le bénitier et le traditionnel signe de croix. »» François de Sarre, îMais où est donc passé le Moyen Âge ?.
[signe de croix qui ne servit qu'à évincer un signe païen* (cf.) antérieur, celui du Marteau de Thor traditionnellement tracé sur chaque miche de pain avant de l'entamer ! ] r.t


Chez les Ébro/ Hébreux : aucun paradis n’est cité dans le pentateuque et c’est tout à fait normal car ce concept reste étranger à une civilisation tribale du désert. Cependant le souvenir du jardin d’Eden, même s’il perdure, n’est pas un paradis des justes dans l’au-delà, mais celui de la Création : il est interdit aux hommes pour cause de “péché originel”…

Au moyen-âge : « Le Paradis se trouve sous le pôle arctique. » Guillaume Postel, Compendium Cosmographicum. Sous ne signifie nullement ici dans un trou mais dessous sa figuration, le Nord étant en haut de la carte !
          De cette confusion vinrent nombre d’âneries qui sont complaisamment répertioriées par divers auteurs, les américains ayant la palme !

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Màj du 2 juin 06 : Nous vous conseillons de lire maitenant l’excellent article
Dans le jardin d'Eden
vu sur le site < L'épopée atlante > de J Eissart
Cliquez sur ce bouton
[jardeden.pdf] et retour automatique…
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Màj du 2 juin 06 : voulez-vous lire maitenant une thèse inattendue
de Felice Vinci : Omero nel Baltico/ Homère dans la Baltique
Cliquez sur ce bouton
[omerbalt.pdf] /RT et retour automatique.
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Màj du 5 nov. 06 : voulez-vous lire maitenant un autre article
de Felice Vinci : l’Optimum climatique et le Paradis* des Indo-Européens*
Cliquez sur ce bouton
[opticlim.pdf] /RT et retour automatique.
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Màj du 2 juin 06 : vous pourrez aussi lire un très intéressant article
de Michel Fournier : Le Paradis caché de Michel Ange
en allant sur
http://www.esonews.com/auteurs/Michel-ange.asp
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Le Paradis des Poissons
Dans la tiédeur des eaux profondes, vers midi,
Les poissons, rassasiés de mouches printanières,
Flanent, en remuant dans leurs cerveaux hardis,
La philosophie poissonnière.
"-Nous avons, disent-ils, nos étangs et nos fleuves,
Mais n'est-il plus rien au-delà ?
Le monde est bien cruel : sans doute est-ce une épreuve
Que le Grand Poisson décréta ;
Et, quelque jour, du sein de la nature humide,
Surgira le souverain Bien,
Car tout esprit sensé voit que tant de liquide
Ne fut pas créé sans dessein.
Comme l'a dit un saumon grec :
L'avenir ne peut être sec.
Quelque part, en dehors de l'espace et du temps,
Est une eau plus aqueuse, un étang plus Étant,
Et là nage Celui qui nageait dans l'eau claire
Avant la première rivière.
Sous sa nageoire protectrice
Le plus petit poisson trouve un abri propice.
Là, dans des ruisseaux cristallins
Dont les fonds de vase céleste
Ne cachent nul piège funeste,
Erreur des insectes divins,
Des chenilles, des demoiselles,
De grasses mouches éternelles
Et des papillons infinis..."
Et les poissons aux tendances spéculatives
Rêvent confusément que dans ce paradis
Les fleuves n'auront plus de rives.

Offert le 18-8-06 par notre visiteur Geerlodt@ à tous les Amis de R & T !
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1ère parution le 18 avr. 01, mise à jour du 15 nov. 06


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