
: certains écus portent un A curieusement dessiné, comme un portique1
et cest probablement celui dAtlas qui marquait lentrée du port Noatun des Atlantes* boréens : il figure la vanne géante qui permettait à leur port si renommé (Platon) de rester en eau malgré les grandes marées et les hauts fonds du delta Ass
de lEider-Eridanos. Mais le souvenir sen est perdu

Pas tout à fait, car il est intéressant de remarquer que dans les temples japonais figure toujours le portique sacré*, de même forme, portique quils appellent curieusement un Torii et nous ne pouvons nous empêcher de penser au triple tore de canaux qui entourait Atlantis* (Platon) et que nous retrouverons un peu plus loin dans la description des meubles Croix° et Vire° : Atlantis, puisque cest le nom dont nous sommes convenu, se serait-elle appelée antérieurement Torii ou Troja, la cité de Tyr (tour), le dieu suprême des Nordiques, ancêtre ou parèdre du Thor archaïque ?
Dautre part, sur cette figure dAbraxas ou Abrasa2 que nous voyons ci-dessous reproduite depuis une amulette gnostique3, la forme se précise : nous remarquons les piliers en double Rune* Lagur
, dont le professeur Sansonnetti nous dit (cf. art. Symbole*4 ) quils préfigurent la lance, la Rune de Tyr
symbolisant laxe du monde (cf. § Clou° in art. Irminsul*).

À ses pieds, nous voyons le serpent du Monde/ Jormundgrund qui entoure les trois îles vertes du Delta maglemosien (quon retrouve par ailleurs sous la forme du Trèfle° symbolique). Ses grolles* sont surmontées des fameuses languettes dont il est question dans la mythologie nordique (cf. art. Naglfar*), et qui intriguent tous les chercheurs. On les retrouve couramment sur la décoration des vases grecs et étrusques, ce sont les jambières ou protège-tibias : une invention géniale, après celle de la chaussure
Le visage dAbrasax est rayonnant, solaire, et sa tête est royalement couronnée : ce roi est lApollon* archaïque, ou Cronos peut-être. Dautres détails peuvent intriguer : il porte la queue caractéristique des faunes romains ou des satyres grecs après que les silènes aient été humanisés, queue de cheval ou de loup à lorigine, tout comme Cécrops, ou queue de la nébride en peau de daim. Et, quel est ce symbole qui ressemble à une étole, sous sa main droite : peut-être létui de sa syrinx5, lui linventeur de la musique, ou une bandelette rituelle (cf. Osiris le récurent et létole des prêtre de la nouvelle foi) ?

Le Trésor de Childéric/ Hildebrecht
LAbeille : dApollon*, sujette de Zeus*, dont il est question dans les articles Bestiaire* et Delphes°, figurait sur le manteau du sacre de Napoléon 1er, mais aussi, et bien avant, dans celui de Childéric6, le père de Clovis : on en a retrouvé quelques unes après leurs pérégrinations à travers lEurope, mais elles ressemblent surtout à un Irminsul, lancêtre de la Fleur de Lys* et à la grenouille de marais de Clovis aussi dailleurs (avant dêtre baptisée crapaud par des prêtres incultes et (ou) malintentionnés)
Abîme : le fait que le centre de lÉcu sappelle le Cur naura rien détonnant pour nos lecteurs, mais quil sappelle aussi lAbysme où se tient la Figure ou le Meuble principal ne déconcertera que ceux qui ne savent pas encore que la grande Civilisation nordique atlante sest abysmée devant larchaïque Eridanos/ Eider au XIIIème siècle AEC (cf. art. Atlantide* et Déluges*).

Hoplite grec
Aigle : Elle figure sur de très nombreux blasons comme symbole* de la 1ère fonction* dumézilienne. Mais parlons un peu de lAigle à deux têtes de lempereur dAllemagne : on nous dit habituellement quElle a deux têtes parce que cet Empire était Romain()- Germanique : ce serait lalliance des pouvoirs temporel et spirituel. Cest une fois de plus prendre la culture colonisée pour loriginale. La preuve en est faite par larchéologie car lAigle à deux têtes existait déjà chez les Hittites indo-européens : on la trouve sur les sculpture de Bogazköy ! Cela date quand même un peu, nest-ce pas ? Il sagit là sans conteste des deux aigles de Jupiter ou de ses deux corbeaux coronis/ cronos (Strabon) identiques à ceux du nordique Odhin/ Wotan*!
Toutes les Aigles héraldiques qui figurent un Roi ou un État tiennent un faisceau° de foudres de Jupiter/ Zeus dans leurs serres. Elles symbolisent ainsi leur rôle victorieux sur les plans mental et guerrier.
Une aigle à poitrine féminine et privée de tête est nommé Harpie7 , souvenir du cataclysme qui ôta pour longtemps la vie dHéra (du Marais) !
Rappelons que, contrairement a une idée reçue, une Aigle éployée nest pas pour autant bi-céphale, elle a simplement les ailes ouvertes et quune Aigle essorante na aucun rapport avec votre machine à laver ! Cest un terme traditionnel dHéraldique et qui se dit dune Aigle qui prend son essor telle lAigle napoléonienne, une aile demi ouverte.

Anille : cest une clavette doublement chevillée en arc, qui sert à bloquer la meule des moulins. On lappelle aussi fer de moulin, laquelle est devenue benoîtement par la grâce évangélique un Noeud de sorcières*.
Une croix dont les branches se finissant en Psy y ou en rune* de Vie
Alce sera donc dite anillée. Vous remarquerez aussi que lAnille figure une Rune Hag-all
Tertre suprême, cest à dire le Mühlespiele° sans laxe des équinoxes (qui est bien souvent implicite puisque neutre).
LAnille est appelée aussi signe du lézard qui est le symbole du solstice dhiver, tout cela étant évidemment la même chose (cf. notre article Astrologie* nordique).
L'Anille est souvent identique au signe zodiacal des Poissons° (cf. infra) et ceci pourrait laisser supposer que cette clavette fixant la roue du Moulin de l'Année se trouvait dans la constellation des Poissons, au moment du solstice d'hiver de ce temps là
(lÂge dOr)

~ ~ ~ ~ ~ Ayant eu lidée baroque de fixer, sur un schéma, laxe ou Clou° de lunivers ou Lance de Wotan* avec cette anille/ clavette de Moulin (du cosmos), nous avons réinventé
la Fleur de Lys° (cf. infra) et trouvé ainsi une autre piste, complémentaire dans le cadre des initiation triadiques trifonctionnelles, sur lorigine de la pseudo Fleur de Lys de nos rois ! On pourrait en trouver des traces jusque sur la robe de moine des Armes de Munich ! ~ ~ ~ ~ ~
Aquilons : ce sont des bambins joufflus qui entourent les portulans (cartes) et qui soufflent chacun leur vent dans une direction bien précise, ce quindique leur nom tel Circéo le vent de Circé qui vient de Nord-Nord-Est, enfilant la dangereuse Mer dIrlande (cf. notre art. Ulysse* & Nausicaa). Ils sont aussi appelés Zéphyrs° ou Borées °(cf. zéro in § Chiffres°, art. Runes*)

Arbre cosmique : cest notre Arbre de Mai/ Irminsul*° qui figure dailleurs sur de nombreux blasons. À Kristiansand, il est chargé du Lion de Norvège portant la Hache de combat. À Madrid dont les Armes : Dargent, au Pommier dAvallon fruité de gueules, branslé par lOurs* de Sables, furent ultérieurement (?) complétées dun Minotaure (!) et dune couronne.
Cest un Châtaignier tout simple à Chatenois ou un Chêne tenu par deux Lions à Ravenne. À Glasgow on a : DArgent au Chêne issant dun Pré fleuri, fruité de Glands dOr, lun étant une Cloche dArgent, sommé dun Rouge-gorge. Comme en Devise, un Saumon dArgent échoué (sur le dos), mordant un Ouroboros cryocéphale8 dOr
dans lequel nous verrons un torque dor mais aussi le Cercle de lAnnée, ces deux derniers meubles ayant été christianisés en Ichtyos/ Jésus9 et en anneau épiscopal !
Dautres chênes figurent sur les armes de nombreuses villes dItalie, ainsi quà Saint-Claude du Jura et bien souvent au Pays Basque, entre autre
Astérie : le Pays des Ases figure sous forme dÉtoile sur le Champ de Gueules (feu, lave) des Armes de Maastricht : au dessus de lÉcu vole un Elfe*/ Ange messager en carnation, et ailé dArgent.
Athéna : lAsine, peut figurer sur un blason, on la nommera alors Pallas
.
Atlante : cest un homme marin, avec un torse dhomme et une queue de dauphin. Il porte souvent un balcon ou une arche de pont avant de finir les pieds dans leau : depuis la grande Submersion du Nord on le nomme aussi Triton, compagnon de Neptune/ Poséidon lébranleur du sol.
Atlantis*. Son souvenir persiste sur les armes de Aalborg : DAzur, au Château (Walburg) de Gueules. La Tour, dans une mer moutonnante, est ornée dune Coupole dOr et ses cheminées le sont dune Diane ou croissant de Lune dArgent (Arianrhod).
Celle-ci semble manquer sur le blason de Hambourg. Mais, pour compléter le trinôme, il y a une Astérie dOr à Aberdeen.
En Alicante cest un Château à colonnades comme une Tholos de Thulé sur une île (!) bordé de
la Toison dOr !
À Dublin : les trois Châteaux sont en feu, comme les Vaisseaux de leurs ancêtres Tuatha dé Danann quils brûlèrent après y avoir atterri un 1er Mai !
À La Corogne (le Finisterre de Galice en Ibérie) fondée par les CeltIbères bien avant Rome, on trouve un curieux blason : Dazur, à lîle de la Tour dHercule dArgent, posée sur un Crâne, couronnée dOr, bordée de sept Coquilles de Compostelle
À Jönköping, un Château avec une Herse marine (
).
À Klagenfurt on a : Dazur à la Tour dArgent, sur-chargée dun Dragon de Sinople au XIIIème siècle.
À Copenhague : 3 Tours sortent de lOcéan, surmontées dune Diane et de deux Astéries°, il y manque donc un Soleil héraldique ou Rose°, rappel de leur disparition dans le raz de marée !
À Londonderry : une Tour dArgent dans un Océan de Sable qui figure le néant, sur la côte un Squelette pensif : on le comprend après la Grande Transgression marine
À Newcastle (Pons Aelii) : trois Tours dArgent supportées par des Hippocampes les Centaures ou Hécatepous de Poséidon !
À Norwich : des Tours dargent sur champ de Gueules, et linverse à Thorun où des tours en feu vont sombrer dans une mer dargent
À Worcester en Mercie.
À Zwickau, ce Meuble est écartelé avec les trois Cygnes ou Grues° sacrées.
À Zagreb : il manque un Soleil au centre souvent remplacé ultérieurement par la Croix latine
LAubépine : de Mai figure dans les meubles sous forme du quintefeuille dargent qui possède cinq pétales pointus.
Audumbla : La tête de la Vache sacrée des nordiques (Vénus, Io et Freyja) se nomme une Remontre et elle est toujours vue de face ! Si cest celle dun autre animal, cest une Rencontre : attention à ne pas confondre !
LAutel* : en héraldique est toujours un autel antique dont lentablement est muni dun anneau. Cest donc un autel païen et cet anneau servait à attacher lanimal qui serait sacrifié aux Dieux
Les Bâtons Noueux : dans les armes de Bourgogne, ce sont des Écots, cest à dire des troncs ébranché, ce qui à donné le terme écotté. Remarquons quautrefois, en Dauphiné, on venait à la veillée du solstice dhiver (la Neu Helle) avec une bûche sous le bras et cest ainsi quon payait (de) son écot !
Ces bâtons noueux se retrouvent dans les Armes flamandes du duc de Bourgogne. Est-ce depuis cette époque que lon retrouve dans les armes dun Maréchal de France, deux Bâtons soigneusement écottés dits de France, cest à dire semés de Fleurs de Ly(s) et passés en sautoir derrière lEcu : cest la forme de larchaïque Rune* Gebo
dite le Don des Dieu et qui est une des Runes de la Victoire !
Le Bouc : De Gueule au Bouc/ Bock dArgent, marchant sur les trois Monts de Sinople figurent les Armes de Kecskemét en Hongrie.
Un Bélier de la Toison dor, ou bien la chaîne complète de lOrdre, sont souvent figurés sur les blasons mais, si cest en Grande Bretagne, Leeds en Northumbrie, elle donne une résonance particulière à la confusion pomme/ mouton (cf. grec melon in art. Atlantide*). À Perth, il est christianisé en agneau de saint Jean avec la Bannière dÉcosse
héritière des bâtons° noueux.
Le Bras dArgent : figure sur les Armes de la ville dAnvers/ Ant-werpen la main jetée, ville consacrée à Tyr : on se rappelle le sacrifice de sa main droite lorsquil la mit en gage de la bonne foi des Ases dans la gueule de Fenrir pour le rassurer alors quils lui passaient le lien* magique Gleipnir10, soi disant par jeu (cf. aussi le meuble Gantelet°). On pensera aussi au personnage du mythique irlandais Nuada dit bras dairain, et à son homologue romain Scaevola. À leur sujet, Paul Girard (Le voyage du Druide, Ed. Claire Vigne, 1996) rappelle ce dicton populaire qui y fait référence : « Je nen mettrai pas ma main au feu ! » cest à dire sil y a doute je ne prêterai pas serment ! (cf. infra, Jurante°)
Le Brûlot : Trois Brûlots à Flammes de Sables, sur un Océan dAzur figurent les Armes de Loch Garman dans le Wexford Irlandais : ce sont les navires en feu des Tuatha de Danann et ce, précisément à lendroit où ils abordèrent un 1° Mai !
Le Caducée : rares sont les blasons portant un caducée* ancien, cest à dire le signe des plénipotentiaires, car le sens sen était déjà perdu !
Les apothicaires portaient un mortier de bronze avec son pilon et les médecins nont adopté un caducée médical que fort tardivement (pour ne pas dire très récemment). Nous étudions lobjet et sa symbolique qui en valent la peine, dans un article séparé
Le Capricorne ou Julbock : est représenté comme étant la chèvre Amalthée (Abal-théia, la Déesse aux Pommes) issant dune corne dAbondance* ce qui est pour le moins une redondance. Elle peut aussi avoir une queue de Dauphin, son pays étant devenu celui de Poséidon.
Remarquons que le pays de la chèvre Aéga est lAégyptia au sens grec ancien, cest à dire le pays des hommes blancs, lumineux : Zeus y allait dîner de temps à autres en Hyperborée, leur rocher phare le Roc-Pharos des Phrisons étant Héligoland, lOlympe archaïque
Les Centaures : figurent sur de nombreux blasons. Homère en faisait simplement des Homme Sauvages* (cf. art. séparé) indomptables, dexcellents cavaliers originaires de Thessalie (Thalasia?). Ils descendaient dIxion et de Néphélé (cf. Nibl, Niflheim les brumes atlante). Cétait donc un Ordre de Chevaliers. Leur lutte contre les Lapithes, dautres Thessaliens (Mégalithiques? Civilisation du silex? Salasses?) est restée mémorable.
Toutefois deux centaures ont laissé un excellent souvenir : Phobos, la fille dArès et dAphrodite, et soeur dHarmonie et de Deimos qui était toujours terrorisée par ses souvenirs (
des phobies), et Chiron pourvu de (cent) mains, fils de Kronos et de lOcéanide Philyre qui fut changée en tilleul ; ce bienfaiteur fut linventeur de la médecine et de la chirurgie (de chiros main) et père des praticiens. Aux Indes, leurs équivalents sont les Kinn-ara (cent Aryas?) qui étaient des hommes
à tête de cheval !
Le Chat : (de Frigg) est toujours appelé Margot (mar-gott !) en Héraldique. Les Armes des Alains qui envahirent la Gaule en 406, venant de la Caspienne, comme celles des Suèves qui sétablirent en Galice (E) et celles des Bourguignons, étaient le chat Margot (elles inspiraient la méfiance chez les Celtes insulaires à cause dun usurpateur qui fut nommé par eux Cenn Chaitt tête de chat).
Le Chêne est, en tant que végétal, traité dans larticle Arbres sacrés*. En Héraldique, le chêne bénédictin11 est étêté, décapité, car les Dieux ou Immortels, sont morts noyés, mais les autres branches sont toutes reverdies. Quelques uns ont une fontaine deau vive qui séchappe de leurs racines tel Yggdrasil lIrminsul* (cf. mythologie* nordique).

Lord Oliphant° dÉcosse
°(du grec elaphios cerf)
Le Cerf : « DArgent au Cerf de Gueules, armé de sable » figure sur les Armes de Gorki en Russie. Des demi ramures de Cerf sont sur celles de Riquewihr, on les appelle aussi des massacres de fer. Et « Trois cerfs de sable sur champ dArgent » figurent Scherwiller en Alsace.
Le mot hère signifiait encore en vieux français marais. Par exemple, Saint-Martin-dHères, anciennement Saint-Martin-du-Marais, est une cité qui jouxte la ville de Grenoble12. Dans ses marais, comme dans le Maglemose atlante* (boréen), vivait le Grand Cerf Cernunnos*, cerf quen vieux français on nomme hère (!) et aussi un pauvre hère, ce qui nest cependant que son rejeton de moins de six mois : un daim rescapé du déluge boréen, certainement !
Cest la raison pour laquelle nous appelons Héra du marais, elle qui fut la Blanche Biche ou la Biche Mère, une parèdre de Frigg à nen pas douter !
Mais la Mythologie nous apprend que cest « Héraklès la gloire dHéra13 (du Marais donc)n qui, ayant capturé la Biche de Cérunie se fit une cape de sa peau » qui devint ainsi la nébride (ou pardalide)
En héraldique, on dit du Cerf quil est franchissant quand il bondit !

Devereux, Sussex (GB) 1646
Exercice de décryptage : Le Cerf Hère (cf. olifan, supra) figure sans doute la grande île noire boréenne quagressa Fenrir le dogue maintenant tapi sous le Banc du Dogr. Semblant assagi, son ancienne laisse Gleipnir est sans doute devenue la couronne royale comme celle du Cerf avec lequel il maintient les Armes des Devereux.
Sans décrypter les seize Quartiers de Noblesse (exercice que nous laisserons à votre sagacité mais qui nécessitera quelques recherches de terrain), remarquons le second Canton du Chef qui figure la Rune* Gobé
dite Don des Dieux (Thor/ Donner/ Tarants). Dans le troisième canton nous découvrons la Rune in signifiant descendance, dans sa forme anglo-saxonne qui indique de plus les quatre directions des levers et couchers héliaques lors des deux solstices. Remarquer aussi le canton de Vair (cf. fourrures, in 1ère partie, Manuel) ainsi que le second canton de labysme qui est un Escarboucle fleur de lyse (cf. V ème partie) ce qui est le nom héraldique du Mühlespiele germanique ou du Moulin de la Grande Chanson des Nordiques. Cet Escarboucle figure le Cosmos que parcourt chaque nuit et toute lannée la Grande Ourse, en sautant tous les 15 jours (15 degrés) de lune à lautre des 24 Runes sacrées* : cest le mythique Ouroboros, le Cercle de lAnnée ou Table Ronde des Dieux* du Panthéon et le Roi Arthur est
la Grande Ourse, lAiguille de lHorloge cosmique !!!

Le Chevron : le chevron de France quon remarque ci-dessus, cest à dire portant trois Fleurs de Lys dOr sur un Champ dAzur, ennoblit quelques blasons de Chevaliers sétant distingués en protégeant le Roi au risque de leur vie : souvenez-vous

« Dans la littérature nordique la faîtière ou étançon sappelait ass, dont le pluriel est aesir14 . Cest de là que vient le nom de Ase15 . » Hauer.

Rappelons que la partie sommitale des chevrons des maisons traditionnelles nordiques se terminait en tête de cheval16 (cf. art. Bestiaire*), de même que celle des chevrons de tente sur les snekkars/ drakkars : nous retrouvons ici Hengist et Horsa, le cheval noir et la jument blanche, dans leur dénomination anglo-saxonne (cf. aussi art. Bestiaire*) qui maintiennent les Armes de cette ancienne famille franque dont le Champ dOr est frappé trois Rouelles° de Gueules

Urne à Glozel°
La Chouette : est le symbole de la sagesse (de la vision nocturne). Elle est associée au Lion de Flandre dans un beau et très signifiant Blason des Pays-Bas : « Écartelé de Gueules et dAzur, au Lion de Flandres dOr et à la Chouette dArgent. » Ce sont donc un Lion de combat et une chouette de réflexion dont les Métaux signifient le Soleil et la Lune. La devise cadre tout à fait avec le sens des figures puisquelle dit : « Lorsque la Chouette chantera, les Flandres seront libres ! » Sentence qui dut inspirer De Koster pour son livre Eulenspiegel
Les Clefs : sont souvent dites de saint Pierre ou bien elles sont un attribut papal, car ce saint Pierre gardien du Paradis*, est devenu le substitut de Chronos en chaussant ses grolles car, depuis linstallation de la nouvelle foi, c'est lui qui "marque le temps"
de lÉglise !
Mais ces deux clefs dOr et dArgent nétaient pas à lorigine celles du Paradis et de l'Enfer°, mais celles du Soleil et de la Lune, astres qui rythment nos jours de labeur et nos nuits de rites* festifs :
« L'interprétation de ces attributs mythiques est évidente : la clé du Paradis est l'information concernant les cycles des dieux visibles au dessus, et la clé vers le monde souterrain est la connaissance des mouvements du Soleil, de la Lune et des planètes quand ils sont invisibles sous (de l'autre côté de)n la Terre. Il était donc approprié que l'archétype chrétien de saint Pierre ait été choisi pour remplacer le rôle de "gardien de l'année" et de "réconciliateur des cycles solaires et lunaires. » Nigel Pennick, Magie du Nord, Pardès..
Il sagit là dune explication symbolique intéressante mais qui demeure post chrétienne. Une autre explication plus solaire, donc plus proche de la religion cosmique des Indo-Européens* dorigine, est que lOr et lArgent sont les attributs du Janus au Solstice dHiver qui ouvre et ferme le cercle de lannée (Rune*
).
Les Armes de Pfaffenhorn sont : trois Clés croisées formant la figure de la Rune* Hag-all
qui symbolise le Tertre suprême.

Le Clou (de lUnivers) est rare en héraldique : le voici en triade trifonctionnelle* sur les armes des Comte de la Bourdonnaye (cf. in art. Irminsul*).

Le Cur, qui se dit en celtique ker (ce qui signifie en breton maison ou château), et kal/ gal, kir, cur le rocher/ menhir au centre de la cour, au coeur de la Maison/ Villa, dans la cour 17, gnomon ou donjon ! nous fait pensez au vébond ou enclos sacré* qui enserrait le tertre/ Németon le Vé
Sur ce chapiteau provenant de lancienne abbatiale de Nanteuil-en-Vallée (Charente) et actuellement au Musée des Antiquaires du Centre à Poitiers, on remarquera que le Cur et figuré par les deux serpents des moitiés du cercle de lannée ou suite sacrée* (cf. art. Runes*, Ouroboros). Ils sont conjugués (cf. Hiérogamie*) et croisés comme un Bretzel, au lieu même du Solstice dété et ils bourgeonnent pendant les six mois de beau temps (en dextre et senestre du Chef) alors quils finissent et renaissent de la Mandorle/ Vulve18 sacrée* située en
Abysme.
La Colonne : est un Pal/ Palladium, lancien menhir phallique donc solaire, ou gnomon. « Couronnée dOr, tenue par deux Lions dOr » (anciennement des molosses) elle figure sur les Armes dAjaccio.
À Badajoz (E) elle est tenue par « un Lion Armé et langué dOr, tenant la Devise Nec plus ultra. »
À Augsburg (D), lIrminsul* est caché, moitié en Colonne ionienne, moitié en bourgeon (cône ou houblon), ce que lon retrouve aussi dans lArt gothique19 breton (ou gothique forestier ou charbonnier) : le pinacle des arcs y est un bourgeon entrouvert en forme dIrminsul*.
Les armes dAmsterdam, située en plein dans notre zone de recherche autour de la Frise, sont « De Gueules au Pal (cf. Colonne°) de Sable, chargé de trois Runes du Don, dArgent. »
La Colonne dOr dite le perron° est dans les armes de Liège (B), tout cela sur une Île de rochers (Héligoland, qui est tout ce qui reste de lAtlantide* boréenne proche).
Deux Colonnes dArgent (la Docana des Spartes) apportées par le flot, signent Reykjavik.
Les deux Colonnes et Hercule figurent sur les Armes de Cadix mais, quatre Colonnes figurent dans la plaque de lOrdre Teutonique :
.

« Dazur, à la Colonne dOr chargée dun Glaive et dune Clé dOr, en sautoir » sont les Armes de Drammen en Norvège et forment une Rune* Hagal !
Et, le plus caractéristique est une colonne torsadée comme Ly-cornu, lépée de justice* de Frigg ou le mât de lIrminsul*, que figure les Armes du Brandebourg avec létoile polaire en Chef !
Le Corbeau : trois corbeaux figurent sur les armes dAmmerschwihr sur la route des vins dAlsace et aussi sur celles de Cambridge (ce sont les Craves20 de Cornouailles). Déjà, le corbeau figure en aigrette de casque sur le chaudron de Gundestrup (cf. Message 51) mais il ne faut cependant pas sattendre à le rencontrer souvent : sa présence sur les bannières viking (Raven Banner) ne favorisa évidemment pas leur survie dans lHéraldique
chrétienne !
La Corne dabondance : « De Sinople au Caducée* et à la Corne dabondance* dor » arme la ville de Kharkhov en Ukraine.
Les Cornes dAmon : ces amonites fossiles, ou cornu ammonis, étaient autrefois sculptées dune tête de serpent qui représentait Jörmungrund le serpent du monde que Thor essaya vainement de pêcher et furent, de ce fait, appelées pierres serpents. Elles figurent sur les Armes de Whitby (Yorkshire, GB). Mais la Spirale est la Symbole* de lannée croissante et du soleil fécondateur et, partant, celui de Temps
infini.
La Couleuvre : de Milan21 est une Bisse, cest une Vouivre ou Guivre comme sur la bannière de Jean dOrléans.
La Croix : Compte tenu de limportance du sujet, elle est traitée dans un article séparé!

La Crosse : Ci-dessus les Armes de la ville suisse de Bâle et du Canton correspondant. Elle a une forme de scorpioïde et, contrairement à ce quon croit, elle ne date pas du Christianisme : anciennement nommée croc héraldique, du nordique krokr, de lindo-européen *ger, courber, tordre, elle est lemblème du pouvoir des officiants de Cernunnos, ce qui explique les nuds qui parsèment ce bois de cerf. Elle est restée un symbole* de commandement ce qui est le cas du Lituus des Romains qui est devenu un bâton augural. Il est analogue au bâton des bergers grecs (ou baltes
)..
En Crète, ce symbole a gardé ses bois dont lextrémité est en rune* de vie
(le signe de lAlce Cernunnos) comme sur le chaudron de Gundestrup
Le Cygne : figure sur les armes de la ville de Le Blanc (!), nageant sur un lac dArgent devant un ciel dAzur (cf. Grue* infra, son équivalent mythique, ainsi que dans larticle Bestiaire*)
Le Dais* : nous parlons par ailleurs (cf. art., ainsi que Athéna*) comme étant un Arbre du Monde, ou un parachute skiron. Signalons pour mémoire que lorsquil figure dans des Armes, on le nomme conventionnellement un Ombrellino mais, à notre avis, respecter cette tradition décorative serait se couper de ses racines réelles.
La Peau de Daim : porté sur lépaule en nébride par loracle Hercule ou par Bacchus/ Dionysos, ou la pardalide (de pard fauve) est devenue tardivement une peau de léopard°. On pensera bien sûr au Hère, ce jeune cerf (supra) de 3 à 6 mois encore moucheté et au pauvre hère aux abois, perdu dans une Île au milieu des marais de sa mère
Héra.
Le Diabolo : ou tambour de Shiva est composé des triangles masculin et féminin qui se rejoignent par leur pointe au bindu qui est la "goutte semence" : c'est la forme du sablier de Cronos et donc celle de la rune* Dag/ Daggar
.
Le Dragon : qui est longuement détaillé dans un article séparé (*) figurait déjà sur le Bouclier dAgamemnon.
Celui des Armes du Havre (en anglais harbour et en allemand Hafen refuge, nommé haber dans les Alpes) est une Salamandre, un animal chimérique qui renaît de ses cendres, ce qui pourrait rappeler que ce port fut re- créé (?) en 1517 par François Ier (ou que ce Havre ancestral fut re-construit par les premiers transfuges boréen après la Grande Submersion de la Mer du Nord du XIIIème siècle AEC (cf. art. Déluges*), les seconds transfuges des exactions de Charlemagne et de lÉglise*, furent les Nordmen/ Normands.
Un Dragon terrassé par sankt Mikaël se trouve sur les armes de Jéna, Jani (jung) au neuvième siècle. Un Basilic figure sur celles de Kazan-Bolgary (Bulgarie). Un saint Georges sur celles de Moscou22. Satan (ladversaire en hébreu) est terrassé par un saint Michel à Bruxelles. Le Dragon du Pays de Galles est de Gueules sur un Champ coupé dargent (`*Diew), : de Gueules comme un rouge feu (mais, les Dragons héraldiques ne crachent pas tous le feu de la terre ce qui peut sembler une anomalie si lon oublie que son origine est, dans le Grand raz de marée nordique, provoquée par une éruption en Islande)
Dominé par Vidar, puis domestiqué, Fenrir ou la terrible Nidhogg est devenu la figure de proue des (Drakkars) Snekkars des aventuriers vikings qui envahirent nos côtes en représailles du génocide des Saxons à Verden par Charlemagne (cf. § in art. Irminsul*) !
LEcureuil : En héraldique, notre nordique Ratatosk qui va et vient, semant les rumeurs dans lArbre* du Monde, se trouve quelques fois comme Meuble sous le nom dÉcurieux ou de Fouquet. De ce fait, le célèbre nom Fouquet-Tainville signifie selon notre optique écureuil de la Cité du chêne, donc de Arbre du Monde (cf. art. Irminsul*).
LEnfant : diluvien qui figure sur les armes d'Athènes, de Delphes, de Salamine et de Thèbes représente les Doriens dans leurs nouveaux établissements grecs.
De même, la Figure de la Guivre° tout comme un Dragon° engame le petit Atlante rescapé du Déluge* nordique du XIIIème siècle AEC

LÉpis : de blé du solstice dété sous nos latitudes est lemblème de lété. On le retrouve ci-dessus en faisceau en forme de Fleur de Lys/ Irminsul* sur les Armes dEmmelinde de Champséru paysanne normande en 1261.

LEscarboucle. Étymologie selon le Larousse : « mot attesté depuis 1080, altération de carbuncle, du latin carbunculus petit charbon, le rubis étant comparé à un charbon ardent. ».
Etait-elle donc seulement un joyau ? Sans doute puisque ce nom descarboucle désigne le joyau des Mélusines*, des Vouivres et autres Dragons* post évangéliques ce qui, dautre part, ne peut que nous faire penser à la légendaire émeraude23 qui serait tombée de la couronne de Lucifer (Prométhée) lorsquil fut chassé du paradis biblique.
Mais on nous dit aussi que lescarboucle était un rubis, ou même quelle brillait comme un phare ce qui nous met en alerte car lattention portée à certaines pièces archéologiques comme le Bouclier celtique de Haslstatt (A) ou le Vase à eau de Canosa (I) nous mène sur la piste de lancêtre dune escarboucle héraldique dont le décor symbolique* était déjà composé de ces huit colonnes ou rais (ou layes), terminés et centrés par des boules, ce qui évoque évidemment des gnomons de visées solsticiales. Sa forme est celle du Mühlespiele ou Croix° ou Rose de Wotan*, ce que nous avons vu dans larticle Astrologie* nordique et reverrons plus loin en étudiant le Meuble Rose°.

En effet, en Héraldique lescarboucle est une croix double, à huit rais24 terminés par des boules dambre* ou des fleurs de Ly(s) (cf. Irminsul*). Elle figurait, par exemple, sur les armes de Ferdinand V dAragon avant une déformation très chrétienne qui la transforma en chaîne pour la dépaganiser, la dénaturant ainsi gravement :
« Après la bataille de las Navas de Tolosa (lors de la Reconquista par Ferdinand dAragon et Isabelle de Castille)n, un héraldiste (bien pensant)n remplaça lescarboucle des armes de la Navarre (cf. Henri IV) par des chaînes disposées en rayons dans lesquelles les Fleurs de Lys° ont fait place à des chaînons arrondis, les extrémités des huit rayons étant reliées entre elles par une chaîne posée en Orle. » J-M. Thiébaud, Dictionnaire des termes du blason, Cêtre-Pardès, 1994.
Cest ce nouveau meuble enchaînant (à nouveau) lEspagne que nous trouvons dans les Armes ultérieure de Navarre alors quon pouvait simaginer que ce couple royal venait de la libérer du joug arabe (c.à d. musulman) !
Cest aussi cette chaîne quon peut deviner dans les armes des Highlands (Écosse) sous forme dun g double orné détoiles en lieu et place des huit rais (octo) mais, le schéma du Muhlespiele° y est toujours parfaitement reconnaissable, et tel un ruban sacré* Vébond qui clos lortus conclusus° dAsgard°, il enserre un Fenrir° léopardé. .

Bien plus tôt, nous aurions pu trouver un symbole identique et, dun certain point de vue encore plus clair, sur cette mosaïque romaine découverte à Soyons (sur les bords du Rhône) et sur laquelle les quatre directions des levers et couchers héliaques aux solstices dété et dhiver sont fort clairement indiqués par la Rune* de lAlce z.
Nous venons de vous parler du vébond : lhéraldiste précédemment cité au sujet des Armes de Navarre était-il vraiment nul ou transmettait il ainsi la vieille coutume du Tertre sacré*, laure ou lore (connaissance) que lui avait légué ses ancêtres Vandales/ (V)Andalous ou Wisigoths de Tolède ou Tolosa ? La chaîne aurait ensuite pris une autre valeur pour lÉglise* (cf. Dulie°, esclavage idéologique) qui enserrait ainsi peu à peu la trop libre et turbulente Noblesse dans ses rets impérialistes
Mais, nous devrions en revenir au joyau si par hasard nous pensions que ces boules étaient faites dambre25 et cette hypothèse expliquerait que lescarboucle bijou soit considérée comme un joyau rayonnant, car Christian Rosenkreuz le précise bien : « C'est une sorte de grenat noble, rouge orangé, qui illumine la salle souterraine du palais de Vénus » et cette couleur bien particulière nous conforte dans notre opinion : c'est de l'Ambre, tout comme la rose des ultérieurs Rose-Croix d'ailleurs. Quand à la salle de Vénus, c'est celle de Freyja-Frigg en Asgard-Atlantis lengloutie, cest à dire la Tholos de Thulé, ce génial observatoire et pharos Frison des Ases, devenue la mythologique* Salle des banquets du Walhall ouvrant sur Ouranos le firmament du Vieil Ancêtre Ur Ahn
Après deux autres citations dYvonne Caroutch (Le Livre de la Licorne, Pardès), nous nous poserons la question : sagit-il vraiment dun joyau ou dun schéma symbolique ?
« Dardant ses (neuf)n yeux empourprés, l'escarboucle présente de nombreuses analogies avec la Pierre Philosophale26 », ce que nous rappro-cherons de cette autre citation : « Il est généralement admis que l'escarboucle est née après l'observation des premières comètes » !!!
Décryptons donc toujours (!) à partir de ces trois termes mis en italique :
- (neuf) yeux : neuf facettes, neuf directions ? Non, neuf pierres ou menhirs : les huit directions de la Croix de Wotan et le Dolmen central siège du crieur du temps et table de sacrifices !
- Pierre Philosophale. il sagit là de la Sagesse, de la Connaissance secrète (Lore) : le Grand Secret du Cosmos qui explique tout le reste et pourchassé depuis et contenu dans ces pierres (kar, cairn) et que figure les Pommes dOr dAvallon (cf. ambre* et Reichapfel°) ?
- lobservation des comètes (les chevelues) : cest à dire lastrologie* nordique
Donc, de notre point de vue si particulier, cette Pierre Philosophale dont le nom nous vient de la période occultante de l'alchimie* (hermétique) était la fameuse boule d'ambre* sacrée hautement symbolique qui figure le cosmos et sur laquelle le Grand Ase aurait pu philosopher sa vie durant, depuis la figuration de la terre ronde jusque à lancêtre de la boussole (divers articles de cet ouvrage y font allusion) !
Levons donc le doute entre symbole et joyau en reprenant certaines de ces descriptions, et essayons dy voir un peu plus clair en ces jours sombres où nous vivons et où nous ne bénéficions plus de son mythique éclat :
Cest un joyau, une pierre de valeur : émeraude, rubis ou ambre ?
Elle est magique : Or ? Argent ? Ambre* ? Plus sûrement car celle-ci est électrostatique et contient souvent des insectes en inclusion ou
de la magnétite (cf. art. Irminsul*) !
Elle porte bonheur : fer à cheval, trèfle à quatre feuilles, scarabée27 doré ? Si cest un lucane/ cerf-volant28 en inclusion dans lambre, cest encore mieux !
Ce scarabée se dit en grec Kerambos scarabée29 à cornes, lequel est aussi un personnage mythique qui habitait le Mont Othys (Ossus) en Théssalie. Ovide nous dit que de berger il fut changé en scarabée pour échapper au déluge* de Deucalion au moyen des ailes que lui avaient données les nymphes. Est-ce ce nom qui a donné en vieux français escarbot où il est difficile de ne pas voir lancêtre de lescarboucle quand, montée en épingle, on en fait une boucle, un camée, un
joyau ?
Elle brille comme un phare : tout comme la fiolle30 sphérique pleine deau qui concentre la lumière de la bougie sur le travail de nos brodeuse arvernes. Retenons donc les rayons sortant dune sphère lumineuse. Par ailleurs, son nom allemand peut aussi être une piste : Karfunkeln "pierre scintillante" (Kar, cairn) ou corne31 scintillante (KRN) ?
Elle est portée par les mélusines*, vouivres et dragons*, elle est donc archaïque et toute cette brume (nifl, nibl) qui lentoure évoque bien lancienne Terre Verte
Niflheim !
Sa figuration héraldique est étrange : Figure composée de huit rais fleuronnés embrassant le champ. Elle indique donc par des rayons les huit directions dune rose des vents qui chacune montrent la Fleur de Ly(s)/ Irminsul* mais qui autrefois étaient des boules (dambre sans doute), symbole du Soleil comme le miroir sommant lArbre de Mai provençal : cest donc bien le Mühlespiele septentrional, ce dispositif de repérage des solstices et des équinoxes étudié à larticle Astrologie* nordique.
Nous pouvons donc maintenant considérer notre escarboucle comme étant la sphère lumineuse dambre clair contenant un Lucane/ Kerambos, le cerf-volant qui évoque la rapidité magique de Cernunnos* qui est partout à la fois tout comme Odhin/ Wotan*( ou la truie blanche Twrth Trwyth celtique).
Peut-être est-elle gravée des neuf arcs et des quelques quartiers (quadrants, sextants ou octants) indispensables à la navigation, et pourquoi pas de quelques constellations, la Croix du Nord/ Irminsul* par exemple, elle qui devint notre Fleur de Lys, et les Pléiades peut-être, qui figurent à sa droite ? Cest elle que le grand Ase tient dans la paume de sa main dans notre article romancé Ulysse* et Nausicaa, tel ce globe terrestre Reichapfel32 ou orbe de Charlemagne*.
Eton ancêtre, placée dans un rayon de soleil solsticial levant rayonne sur les sujets du Président
comme le fera plus tard lhostie placée dans un rayon de soleil sortant dun astucieux vitrail33 de cathédrale au moment sacré de lÉlévation

Armes de Belle Isle en Mer
Mais pourquoi toutes ces confusions ? Parce que, en dehors de celles qui ont été voulues par l'Église* pour détruire sciemment "l'ancienne coutume" païenne, il y en eut bien dautres provoquées par linculture, le fait du passage d'une langue à l'autre, du celtique ou du franc au latin, chacune parlées avec des accents divers et subissant de plus des mutations consonnentales suivants les ethnies. De plus, il y eut une action concertée de cryptage opérée par les troubadours suivant les principes de sauvegarde de la Kala (cf. art. Gioïa*), et cest finalement cela qui donna leur fameuse langue des oiseaux
Pour en sortir, jouons donc au jeu des rapprochements, tel qu'on le ferait dans une séance d'heuristique fonctionnelle (le brainstorming de nos Gallo-ricains), sans retenue, afin de retrouver quelques liaisons anciennes. Frottons donc entre eux comme ambre les mots découverts afin que létincelle signifiante jaillisse : cerf-volant, kerambos, escarbot, escarboucle, scarabée, scarabot, carabe, lucane, lucarne, trou lumineux de visée ou rayon, lentille d'ambre, scarabée en inclusion, lallusion à la Licorne, etc., etc. et, puisque l'on sait que Frigg (in art. Wotan*) avait un collier orné de lentilles d'ambre avec une inclusion rare à l'intérieur qui, comme un oeuf contient un être, cest à dire retient un lucane symbole du Vivant
et qu'elle avait une quenouille en défense de narval* à la main comme sceptre, comme une épée de Justice* (distributive)
nous pourrons sans doute boucler la boucle comme au Jeu* du berceau ou en re-brodant une de ses célèbres fraises de
Freysia puisque nous savons :
1/ que lEscarboucle est de la famille des cafards (nom générique des insectes, du bousier solaire en particulier chez les Égyptiens, Képhri) ; que jusquau XIXème Siècle on appela un cerf-volant un richard dont le sens en Provençal est luxe, du Franc Rick, Reich, richesse ostentatoire mais aussi règne, empire, pourrions-nous affirmer que ce cafard34 là était le signe des Richards (Coeurs Généreux) de première et deuxième fonction*, un signe de Noblesse, de Cur de Lion ? Un signe de Règne assurément !
2/ que l'escarboucle bijou est un scarabée sacré kérambos, à lorigine probablement inclus dans de l'ambre*
3/ mais quen héraldique c'est une double croix (à huit rais ou lais) fleur de lysée
4/ que dans la Mythologie, Cérambos est sauvé du déluge de Deucalion (!) par les nymphes qui le transforment en kérambos/ scarabée qui est un symbole solaire
5/ et que le nom de la fée Carabosse35 qui veille sur le destin* de nos Princesses de Contes vient très certainement du même radical
6/ pourrons-nous prétendre avoir fait le tour de la question ? Probablement pas, mais nous souhaitons avoir fourni un début de piste étymologique plus archaïque convenant ainsi à tous les cousins de notre domaine indo-européens*