L’ATLANTIDE BORÉENNE
Suite : 2ème section : # 2 / 5

B/ La mythologie grecque l’appelle Toulé :


          « Le frère jumeau d’Atlas avait reçu en partage les régions depuis les colonnes d’Héraklès (nous verrons plus loin où les situer)n jusqu’au pays Gadeire1 ». Gadiz étant au Sud de l’Ibérie, actuellement Cadix, il était donc facile de déduire de cela que les colonnes d’Hercule délimitaient au Nord le pays d’Atlas2
         « Sur l’érection de la forteresse atlante par Poséidon, le récit de Kritias raconte : “Il fortifia la colline sur laquelle elle (Kleito3) habitait en l’entourant d’une puissante enceinte ; il disposa plusieurs cercles, les uns petits, les autres grands, deux de terre et trois d’eau autour de la colline, chacun à distance égale des autres selon toutes les directions, de sorte que la colline était inaccessible aux hommes”. Le plan horizontal décrit ici est celui des crannogs et est représenté exactement ainsi sur les gravures rupestres irlandaises et écossaises (…) : les pilotis de Dumbuck sur la Clyde sont un crannog4 comme on en trouve beaucoup en Écosse et en Irlande. Ce sont des îles artificielles, la plupart rondes, formées de troncs, de joncs; de pierres et d’argile. Le remblai est maintenu compact par des pieux verticaux solidarisés par du tressage ou des poutres horizontales mortaisées. Autour de ce premier cercle de pieux, de cette première palissade, se trouvent parfois disposées concentriquement une seconde et une troisième. Le diamètre des crannogs est de vingt à vingt-cinq mètres, parfois le double. Ils se trouvent toujours dans des lacs marécageux, à proximité de la rive et, particulièrement près des embouchures de rivières. La plupart du temps ils sont reliés à la terre par une jetée. On en connaît plus de deux cents en Irlande et cinquante en Écosse et toute une série en Angleterre (…) Ce territoire délimité indique une très ancienne unité ethnique ». Herman Wirth.

          La “Blonde Atalante” 5, fort belle personne, “sûre d’elle”, tunique plissée courte retenue sur l’épaule par un Ouroboros* d’or, “favorite” d’Artémis la jumelle d’Apollon*, était la fille du roi d’Arcadie, les plus anciens Grecs qui vivaient à cette époque sous le neuvième arc6 : elle a été nourrie par l’ours* Arcès7.
          Et, nous lisons par ailleurs : « Une autre fois Hadès, le prince des enfers, essaya de violer la nymphe Leucé, “l’île blanche”, qui fut – comme Menthé – métamorphosée : elle est devenue ce peuplier “blanc” qui se trouve au bord du Fleuve de Mémoire (a-léthé)
n. » (cf. Mimir in Mythologie* nordique)n.

          “C’est l’île royale des Phéaciens8 ”, celle que visita Pythéas le Phocéen et, du fait de cette proximité phonique on peut penser que notre bonne ville de Marseille était probablement un de leurs comptoirs, tout comme Corfou/ Corcyre9 où atterrit
Ulysse* au retour de son expédition dans l’Atlantique Nord.

Màj proposée par notre correspondant Internet <Coupigny.rene@wanadoo.fr> :
          
« En parcourant Tacite ,j'ai noté qu'Ulysse aurait abordé les terres de Germanie et fondé la ville d' Asciburgium sur le Rhin où un autel lui était consacré avec en inscription le nom de Laërte. » Tacite, Germanie, Livre 1-Chapitre3…


          Au début de La Toison d’Or, nous lisons : « Athamas10, roi des Myniens (–> Arméniens)n d’Orchomène en Béotie, a eu deux enfants de Néphélé (la Brumeuse)n son épouse divine : Phrixos (le Frison, cf. infra)n et Hellé (la claire, lumineuse ancêtre des Hellènes)n (…) Pour éviter qu’ils soient sacrifiés par leur père à Zeus Laphystios (le Dévorant)n sur les conseils de sa seconde femme Ino, fille de Cadmos de Thèbes, Néphélé envoya à ses enfants un bélier à toison d’or qui les emporta par la mer jusqu’au pays d’Aéa, sur les bords de l’Océan, là où les rayons du soleil sont enfermés dans une chambre d’or (la palais d’Atlantis/ Atalante-Ys, Boréia)n. En chemin Hellé se “noya dans la mer” et lui donna son nom de mer hellénique. Phrixos arrivé au terme de son voyage, immola le bélier à Zeus et fit hommage de sa toison à Aétès, roi du pays, qui lui donna Chalciopée, “Yeux d’ambre11 ” (–> Cassiopée)n, en mariage. La toison (bouclée –> bouclier)n fut alors consacrée à Arès12 (Mars)n, “guerrier mâle” ». Comme bouclier sans doute car la ressemblance avec l’Égide* faite de la peau d’Amalthée semble ici évidente !

          L’Atlantide, c’est aussi l’île engloutie que cherchait Alexandre le Grand en allant vers les Indes… trompé par la littérature de son époque qui re-plaçait les Cimmériens (qui étaient des Celtes goïdéliques), près du Pont-Euxin en Crimée, alors qu’il s’agissait de leurs cousins Kymry qui avaient émigré dans les îles d’Engelland. Mais la tradition indoue fait état de Dvarka, la capitale de Krishna et l’une des sept villes saintes de l’Inde, qui fut elle aussi submergée !…

C/ Chez les Romains :


          On l’appelait Thyle13 et Plutarque nous dit dans son De Defectu Oracularum, 12 : « Dans l’une des quatre îles de Bretagne, Jupiter retenait Kronos (Saturne)n prisonnier… » et il est très révélateur de remarquer que cette partie de l’Océan s’appelait la Mer Kronienne ou Chronienne (de kronos, coronis) – la Mare Cronicum de toutes les cartes jusqu’en 1665, date qui marqua une décision qui visait, une fois de plus, à couper quelques signifiantes racines !

          En effet c’est officiellement à la suite de la proposition du jésuite (!) Athanasius Kircher qu’on donna à l’Océan son nom d’Atlantique, en reprenant avec un certain culot – ou une totale inculture – la dénomination d’Hérodote “en hommage à Atlas dont c’était le pays” ! Il ne faisait là que suivre les réfugiés qui parlaient du Vieux ou Haut Pays, l’Alt-land de leurs Vieux Ancêtres les Ur–Ahn d’Uranie.



          « La tradition antique tardive connaissait encore ce souvenir du Pays des Morts et des Ancêtres, situé à l’Ouest dans l’Océan Atlantique et Claudinus (395 AEC) rapporte dans ses vers contre Rufinus :
          « Là où s’étend la côte la plus éloignée de la Gaule, il y a un lieu entouré par les eaux de l’Océan où Ulysse* éveilla le Peuple Silencieux (les morts)n avec une libation de sang. On y entend un faible murmure, c’est le soupir plaintif des ombres
flottantes. Les paysans voient des schèmes blèmes, c’est la masse des mort qui passe ».

          « Procope (in De Bello Gothico, 1-IV C, 20) rapporte que
Brittia est le Pays des Morts qui se serait séparé de la Gaule… » (cf. art. Déluges*).

          
« Au pied de la falaise on extrayait du cuivre et derrière la falaise s'étendait une plaine très fertile avec une petite colline sur laquelle se dressait un château fort » : c’était donc un Burg sur une motte, c’est à dire
un Wallburg14 ! Et, cette description de l'Atlantide dépeint admirablement bien le pseudo Foie en bronze, dit de Plaisance, et laisse penser que les haruspicini étrusques, qui étaient sensé lire l'avenir dans un “foie de mouton”, en savaient beaucoup plus qu'ils ont bien voulu le dire à leurs incultes ennemis et occupants romains : le plus important dans cet antique objet est la localisation des "maisons" des Dieux (cf. les Domus/ Heimr in art. Astrologie* nordique) dans chaque “quartier” et il devient alors évident qu'a défaut d'être une carte exacte, il était une sorte de calendrier astronomique et, qui sait, peut-être même un cadran solaire portatif figurant “l’Île Sainte” (Helgo land) avec le rocher olympien d’Ouranos le “Vieil Ancêtre” lui servant de gnomon !


D/ Dans les Mythes nordiques :


          Telle était Noatun “le Clos des Nefs”, la cité de Njördh dont le mât est l’Irminsul*/ Yggdrasil (le “Coursier Primordial” d’Odhin-Wotan*) et dont l’entrée est surmontée d’un portique15 barré d’une chaîne, formant ainsi un “A basque”  !



          Parlons un peu de cette roche noire d’Héligoland : « Les recherches ont démontré qu’on y trouvait du cuivre (natif) et qu’il était déjà extrait à l’âge de pierre (2300 A.E.C.), qu’il était fondu et travaillé pour fabriquer différents objets (haches, poignards, spirales, tôles de cuivre, perles de cuivre, etc.) qui, par la suite, furent répandus, avec l’ambre* jaune, dans toute l’Europe entière. Comme il n’existe qu’un endroit sur notre planète où se trouve à la fois et cuivre et l’ambre jaune qui ont été extraits et utilisés depuis 4.000 ans, la situation de l’île de Basiléia est la seule qui corresponde à cette seule indication. » Jürgen Spanuth.

          « Non seulement le peuple atlante connaissait l’or ainsi que l’argent, mais également l’alliage du cuivre et de l’étain dans le bronze16 et, de l’aveu même de Platon (critias, 119), le fer17 dont ils forgeaient leurs armes, et non seulement ces métaux, mais leur utilisation dans la construction des navires de guerre et des chars de combat ; l’agriculture aussi, le tissage et la teinture et même l’art accompli de drainer les polders à la mode hollandaise (leurs descendants)n et d’édifier leurs digues ». J-Y. Guillaume, Des Runes et des Étoiles, Dervy 1995.

          « À Amland on a exhumé un rasoir de fer datant de l’âge du bronze et, dans l’île danoise de Sjælland, on a découvert des ustensiles et des objets de fer remontant au XIVème siècle AEC. » Paul Mauclair in Le Mystère de l’Atlantide, Dossiers secrets de l’histoire, H.S. n° 9

         Comparons cette citation grecque : « La plus grande des îles du marais de l’Eridanos est Abalus ou Basileïa, l’île de l’ambre*, Électre… » avec les sagas nordiques qui nous disent « Au milieu du Jardin de Midgaard, le centre du Monde, un paradis*, une fontaine sacrée* arrose les trois racines de l’Arbre* de Vie. Proche, une autre source d’eau vive, chaude (puits artésien, geyser), jaillit et se divise en quatre fleuves, se dirigeant vers les quatre points cardinaux », ce que confirme Spanuth : on trouve encore aujourd’hui dans les îles voisines de l’emplacement de l’île disparue, à Sylt, Führ et Amrun, des nappes d’eau radioactive qui jaillissent du sol et atteignent une température de 40 à 50° C.
          Et suivons Robert Graves lorsqu’il écrit : « Une seule grande île habitée de l’Atlantique a disparu : c’est le plateau appelé aujourd’hui Banc du Dogre (Doggerbank)n18 . Des ossements et des outils ont été retiré des filets ».

Màj 16 janv. 04 : « Comment, enfin, ne pas reconnaître que la platitude de la Mer du Nord, exondée sur 800 km lors de la glaciation, propose un site incomparable à la fameuse noyade d'une "Grande plaine attenant, comme le dit Platon, à une montagne partout de hauteur médiocre"... le Dogger Bank. » <doggerbank.com>


          C’est l’actuelle Héligoland, la “Terre Sacrée*”, dont l’ancien nom est Abalum : c’est donc l’île mythique d’Avallon qui a disparu ! C’est aussi l’Insula Vitréa, en germanique Glasburg19, le Glastheim ou temple de Posite dans le Grimnismal (Edda) des nordiques. On retrouve cette racine Glas dans la celtique Glastonburry, lieu où l’on a découvert la tombe d’Arthur et où, sur le sol, se trouvent les traces d’un zodiaque terrestre. Ce “Palais de Glas” (cf. notre art. Ambre*) se retrouve dans la mythologie celtique : « la reine Creidé (Kleito)n reçut Art le roi Ours dans la “chambre de cristal” de son “Île Merveilleuse” ».

          « Dans les mythes nordiques, les pays de l’au-delà s’appellent Glasisvellir et Glasislundr. Ce qui peut se traduire par “pays de verre”, mais encore par “pays de l’ambre*”… » Otto Rahn, La Cour de Lucifer, Pardès, 1994. Et les Saga (Histoires) nous disent que Glitnir, “la resplendissante” est la demeure de Forseti (Poséidon), le fils de Balder (Apollon d’Abalum).”

          Cette Atlantide boréenne est donc l’île des
Ases, eux qui ont donné leur nom au port rhénan d’Asciburgium, un port proche situé sur la “route de l’ambre” qui, sur le continent, fait face à Héligoland (port cité par Tacite qui le prétendait fondé par Ulysse).



          « À l’entrée du Valhalla il y a un bosquet sacré Glasir, “l’étincelant” dont les arbres sont recouverts d’or » c’est à dire : dont les fûts de colonnes du temple* sont recouvertes de gläser, l’orichalque. De là, le souvenir et la recherche au XVIème siècle d’El Dorada “La Dorée” (et cette dérive qui repoussa le souvenir du Paradis nordique, Vinéta ou Ys l’engloutie, à l’extrême Ouest… et jusqu’aux Amériques)…




          « Dans une île de l’Océan, il est un bois sacré et, dans ce bois, un char couvert d’étoffes réservé à Nerthus20, que seul le prêtre à le droit de toucher. Chaque année, elle s’avance sur son char attelé de vaches (Cf. Audumbla in art. Mythologie* nordique, et aussi § Carnaval in art. fêtes*)n, ce sont des jours de joie ». Tacite, De Germania, 40.
          « Les lieux qu’elle honore de sa visite et dont elle accepte l’hospitalité, sont en fête*. On n’entreprend pas de guerre, on ne prend pas les armes, tout objet de
fer est enfermé. C’est la seule période de temps où la paix et la tranquillité soient goûtées. Cette description, on le remarquera, préfigure la trêve de Noël et le passage de Frau Holle/ Olé/ Berchta – de maison en maison, la Mère Neu Helle étant l’ancêtre du Père Noël ! » De Benoit et alia, Les traditions d'Europe, Le Labyrinthe, 1996.

          Njördh, dans la Gylfaginning au chant 12, nous dit : “Le hurlement des loups me faisait horreur, comparé au chant des cygnes”. Et l’on retrouve dans cette apostrophe, l’opposition classique, Mal >< Bien, entre les Loups (cf. art. Bestiaire*) – ici symboles* du Grand Hiver Fimbulvetr – et les Cygnes ou Grues° sacrées, annonciatrices du printemps cosmique : le nouveau cycle qui suit le Grand Cataclysme…






          « Il est important de préciser que l’île des Hyperboréens* a été considérée par les Grecs comme “l’Île des Cygnes”. Aélian (Hist. an. XI-1), qui décrit aussi le temple*, raconte que des cygnes se posent dans l’enceinte sacrée pour joindre leur chant21 aux louanges en l’honneur de Dieu ». Herman Wirth. (Cf. aussi les Grues° Sacrées et les Oies du Capitole, art. Bestiaire* des Dieux*.)



          Dans la mythologie germano-scandinave, le Lyfjaberg ou “Mont des Remèdes” était entouré de flammes (cf. Brunhilde la Walkyrie dans le Ring de Richard Wagner) et le gravir apportait la guérison. Cette demeure lunaire de Menglod (“lune luisante”?) était donc probablement la demeure d’Apollon/ Balder guérisseur où se trouvaient aussi les 9 Vierges/ Vestales° chargées d’entretenir le Feu* sacré* du Faros (phare) des Frisons maritimes (cf. Thalassa/ Salasses*… les Saliens). Mais, il se peut aussi que l’initiation* en ce lieu saint, apportant la Connaissance de l’Harmonie du Cosmos, ait éloigné les maladies de langueur (le cafard) endémique dans les régions de faible éclairement….

E/ “Atlantide” : était-ce son Nom ?


          Originellement, l’Atlantide s'appelait-elle de son vrai nom Atlantis ou Argos le Bastion (tour/ rok) du Téménos l’observatoire des Héraclides, ou Argia la Bigarrée (son rocher tricolore), ou encore Astéria/ Astu22 ce que les Grec traduisait par "espace de civilité" ? Ou bien Abalus que visita le Phocéen Pythéas23, ou l’archaïque Arcadie-mère, c’est à dire le pays d’Arktos et du neuvième arc ? Ou encore l’archaïque Délos qui « était une île flottante que Zeus arrêta pour l’offrir à Latone “poursuivie” : ce fut le refuge où elle put mettre au monde les jumeaux divins, les Dioscures (ou enfants-dieux) Apollon et Artémis ».

          Si l’on en croit Rhéa, la Crète s’appelait autrefois Idaïa et, compte tenu de l’appartenance de la Crète à la Grande Fédération Atlante, ne peut-on peut supposer qu’il s’agissait là du, ou d’un des noms d’Atlantis : le pays de la Déesse aux Pommes nordique Idhunn, le pays aux idées claires, lumineuses
: celui de la Connaissance (Knossos) ? D’ailleurs, l’Idavoll “plaine toujours verte, toujours renaissante” des Germano-Scandinaves est le lieu de l’Assemblée des Dieux*, le Dag ou Thing au centre d’Asaheim/ Asgard construit comme une croix druidique…
Mais, peut-être s’appelait elle Baltia/ Balcia, Basileia (la capitale24 ), ou Borée/ Boréia la “nordique”? Ou encore Électris : “là où Héphaïstos le Dieu des forgerons avait son lieu de travail” (Brittia, Procope). Était-elle Farria, Fositeland25, Poséidia/ Poséidonia ou Foséia (cette Phocée-l’antique étant la Cité Mère des autres Phocée) donc la Phéacie avec sa citadelle/ acropole, Ægis pour les nordiques, ou Caer pour les Celtes insulaires.

          Était-elle HElixioïa “l’excellente26 ” des Grecs, ou Héliké/ Hélicé27 “l’île aux saules” d’Hécatée d’Abdère le géographe, “elle qui vit la naissance d’O(u)sia la créature”, ou bien était-elle l’Hyperborée* devenue Hélion ?

          Mais, tout cela revient au même et ne l’éloigne pas non plus de l’Anaphi de Jason : « Lors de son retour de Phéacie où Jason avait épousée Médée la nièce de Circé (au Nord-Ouest, en haut du Canal d’Irlande, cf. notre art. romancé Ulysse* et Nausicaa), le navire Argo fut immobilisé dans une épaisse nuit. Alors “Jason supplia Apollon d’éclairer un peu son chemin. Un long trait de feu sillonna le ciel28, illuminant une île blanche sur les flots où les argonautes purent jeter l’ancre. Ils appelèrent cette île Anaphi, “révélation” ».

          Citons encore un autre nom dans la mythologie celtique : « Nemed conduit les Éburovices (“ceux de l’If”)n, d’Ibérie en Eire29, un 1er Mai. Mais ils sont décimés par une épidémie et se soumettent aux Fomorai(g). Plus tard, ils se soulèvent et les assiègent dans la “Tour de Verre de l’île Torini 30, mais ils sont exterminés ».

           Était-elle encore Murias, “une des Quatre Îles du Nord du Monde où les Tuatha dé Danann avaient été instruits par les quatre druides* primordiaux”. Rappelons que c’est de cette île que provenait le célèbre chaudron du Dagda.

          Par ailleurs, la mythologie nordique nous apprend que : « Aurboda était la géante épouse de Gymir (“la Mer”, la Mère), qui donna naissance à Gerd la plus belle femme de la race des géants des montagnes (“la Terre”), dont Freyr (“Fécondité”) tomba éperdument amoureux après qu’il l’eut aperçue depuis Hlidskjalf, le siège-mirador sacré d’Odhin dans lequel il s’était assis. (Mais le nom d’Aurboda signifie aussi “Roc de gravier”). » R-J. Thibaud, Dictionnaire de Mythologie et de Symbolique Nordique et Germanique, Dervy, 1997. Et, voici donc encore une candidature pour le nom de notre Atlantide !

          
Au Moyen-Âge dans la Vita Merlini de Geoffrey de Monmouth (§ 895) nous pouvons lire « Tanatos (–> Thanet au large du Kent, l’île morte)n est une île de l’Océan située dans le détroit de la Gaule (Manche). Séparée de la Bretagne par un estuaire étroit, elle porte des champs de blé et possède une terre riche. Le nom de Tanatos vient du fait qu’elle donne la mort aux serpents, une espèce inconnue jusqu’à ce jour en ce lieu… (Trad. Bord & Berthet in Ph. Walter, Le Devin maudit)… et, dans ce même ouvrage (en 890), on la nomme sans doute Gadès… (cf. art. Ambre*)
         Sans citer la suite immédiate (de ce § 895) qui n’est qu’affabulation de clerc médiéval qui ne comprend plus les leçons de l’Ancienne Coutume maternelle, nous mettrons en valeur cette île qui donne la mort au serpent : n’est-ce pas là que les neuf vagues du raz de marée provoqué par le séisme du Grimsvotn d’Islande et du Beeren de Jan Mayen au XIIIème s. AEC s’arrêtèrent, tel un Dragon/ Wurm qui monte à terre et détruit l’Atlantide boréenne et son Âge d’Or (cf. art. Déluges*) ?
          Nul doute qu’elle était auparavant cette “
Île des Veilleurs” ou “Terre de la Joie” dominée par le “Pic de la Joie” (cf. art. Gioïa, la Joie des Troubadours*) : on pensera ici, bien sûr, au “Moulin de la Grande Chanson” ou “Moulin du Joyeux” !…

         Mais à cette époque de lessivage culturel par les tenants de la nouvelle foi, si de nombreuses bribes de l’Ancienne Coutume (Paganisme*) furent conservées grâce au “merveilleux” qu’elles véhiculaient, ce fut surtout grâce à la “prescription secrète” ou Kala germanique* et c’est ainsi qu’on rencontrera aussi sur ces routes légendaires les traces de “
l’Île Tournoyante” (qui, selon la légende celtique, “s’éloigne quand on s’en approche sans y être bienvenu”) et, de ce fait, nous aurions pu – et nous en sommes encore souvent tenté – l’appeler Troja 31 “la fidèle” ou “Troja la grande”, l’ancêtre de toutes ces antiques cités nommées Troie/ Troye/ Tour32 et Tyr historiques, car c’est son nom le plus probable en tant que Walburg (cf. infra) autour duquel tournait (dréja) le soleil et les astres, tout ses autres noms étant des qualificatifs locaux ou des villes construites à son instar par les clans* ou Teuta/ Truste associés de la Grande Confédération d’Atlas – d’où son nom d’Atlantide – ou bien, ultérieurement, par les transfuges de la Grande Submersion Boréenne (cf. art. Déluges*).

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         [ Si cela était démontré33 , on comprendrait mieux que les Romains se soient dits “frères du même sang que les Éduens et, comme tels, descendants des Troyens, ce que beaucoup considèrent comme une contradiction. Il s’agit là bien sûr de notre archaïque Troja et non d’Ilion l’I(lli)onienne (Cf. art. Labyrinthe*). Illion VI, reconstruite sur un plan radicalement différent et fortifiée selon la technique mycénienne, fut totalement détruite par un séisme au XIIIème siècle AEC, donc approximativement à la même époque que celle du Grand Séisme Islandais qui entraîna la Grande Submersion de l’Hyperborée* et (?) que celle de l’explosion du terrifique Théra* de Santorin34. C’est à la suite de cette catastrophe que, rejoints par d’autres Peuples de la Mer et par Ceux du Nord, ces gens de Tyrsa tentèrent avec leurs alliés d’envahir l’Égypte puis, après leur échec, ils débarquèrent en Italie centrale où ils allaient s’installer en tant qu’Étrusques…
         [ La guerre de Troie-Ilion, dont il est question dans l’Iliade d’Homère, fait état d’une guerre des Titans contre la Civilisation : c’est donc la Grande Transgression Marine que j’évoque dans l’article Déluges* et dont le pendant méditerranéen qui suivit l’explosion de Théra* à ravagé les côtes du Péloponnèse, de l’Illionie/ Ionie, des Cyclades, de la Crête, de Chypre, d’Égypte (!), de la Sicile, de la Sardaigne, mais c’est aussi la destruction et le gigantesque incendie de l’une des sept Ilion successives.
         [ Quand son souvenir oral s’estompa, cela fut amalgamé avec une guerre, nettement plus tardive, de conquête des approvisionnements commerciaux et stratégiques, du cuivre et de l’étain d’Asie mineure, mais aussi du Blé d’Anatolie35 symbolisé par le personnage d’Hélène de Troie (équivalente à la déesse Siff de la mythologie* germanique) symbolisant elle-même l’invasion des “clairs” ou “blonds” (xanthos) Hellènes. Ce n’était peut-être là qu’un prétexte justificateur à cette guerre de piraterie (mais y a-t-il des guerres que ne soient pas de la piraterie, à part l’auto-défense face à l’invasion ? ) On se rappellera qu’Ilion avait le monopole de ce trafic, tout comme Tartessos* – une autre Troja en Ibérie (–> Tortosa)– avait le monopole des échanges sur le cuivre des Cassitérides36 , sur l’étain ou prétan (d’où le nom des Îles Prétaniques/ Britanniques), l’or et l’ambre* septentrional venant de la Grande Troja nord-atlantique: l’Atlantide* boréenne.
[ Cependant, le décryptage complet du mythe* n’est pas, reconnaissons-le, chose aisée. Il y a probablement là un amas de légendes diverses et tardives ayant perdu une partie de leur sens mythique, compilées et assemblées vaille que vaille par les clercs puis par leurs élèves devenus écrivains (“écrits vains”, Euphronios Delphyné) : l’Edda de Snorri n’échappe pas plus à cette critique que la Volsungasaga. C’est ainsi que les mythes* deviennent peu à peu de la littérature et qu’il nous faut obligatoirement les comparer pour retrouver la physionomie de notre Grand Aïeul : l’Alt-Ase (Ur-Ahn) Ouranos! ]

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         D’ailleurs, selon l’optique médiévale, Asgard était Troie. On comprend mieux alors que le chrétien Snorri Sturlusson ait été dans l’erreur : lui qui habitait l’Islande à l’ouest de l’Atlantide/ Héligoland pensait (in Gylfaginning) que le pays des Ases (l’Asie, donc), étant à l’Est, était l’Asie… mineure, erreur confortée par le tendancieux dicton chrétien Ex oriente lux !… qui veut faire confondre Aurore et Culture…

         Continuant à chercher l’Atlantide sous divers noms, nous remarquerons par ailleurs que les Sagas du Nord nous disent « Hlésey37 était l’île d’Aégir (Posite/ Poséidon), un “géant* de la mer” » et, peut-être, l’appelait-on Skandia38, ou la Schérie-Skéria39, ou bien encore Ouranie. Ou la Piérie, le “Pays des poires”40, ou bien Saturnia ! (Plutarque) ou même Thétys, ou Thulé ou Vineta pour les Allemands, c’est à dire Ys 41 pour nos Bretons, ou la Cardigan des Irlandais, ou leur Logh Neagh (qui nous fait penser au Loch Ness* des Écossais) ?

         «L’île devint un centre initiatique* renommé par ses temples dédiés aux divinités qui naquirent sur son sol. Elle fut également un centre astronomique* (!) réputé où fut sans doute conçu le zodiaque »… Diction. Vertemont
ß.


         Mais, n’est-ce pas pour parler du Vieux Pays englouti ou du Haut Pays, “l’Alt Land42 ”, que ce nom d’
Atlantide se créa et qu’il fut ainsi transmis jusqu’à Platon ? Car, en fait, c’est Platon dans le Timée et surtout le Critias qui emploie le terme d’Atlantide pour la première fois (attestée). 
         Nous utiliserons donc ici ce nom d’Atlantide pour parler de cette civilisation thalassocratique*, métallurgique et agricole, principalement arboricultrice, célèbre pour ses élevages de chèvres Æga de la montagne Ouranos, et qui s’était établie, au moins vers 2000/ 1.500 AEC, sur les trois grandes îles du delta de l’Eider/ Éridanos43 depuis la submersion progressive de la gigantesque vallée fluviale traversant le Maglemose atlantique, le “grand marais” du Dogre (Dogger Bank) et jusqu’à l’effondrement du plateau atlantidien vers 1.250 AEC (cf. notre art. Déluges*).
Quoique nous en parlions plus loin disons, pour la situer, qu’il n’en subsiste aujourd’hui – selon Jürgen Spanuth (qui s’est basé sur les travaux d’Olof Rudbeck, un savant du XVIIème siècle, et d’une thèse de l’astronome Bailly) que la petite île rocheuse d’Héligoland44 la Terre Sacrée, île dont parlait déjà l’historien grec Diodore le Sicule (le “Sicilien ou Celte” puisque
Sikulus est un dieu celtique…)


         Mais, nous entendons aussi lui réserver ici ce nom d’Atlantide, comme étant le pays d’origine d’Atlas*, l’Alt Ase, “le Vieux sage”, le Grand Astronome à la corneille sur l’épaule (une figure de Kronos fort évocatrice) qui, pour cette raison, est représenté tenant le ciel dans ses mains :

Précisons que, pour la bonne compréhension de ces textes, nos lecteurs devront oublier que chez certains auteurs, depuis les post-platoniciens jusqu’aux modernes, ce nom d’Atlantide couvre diverses choses allant, dans le temps, de l’Ère secondaire (!) au “déluge de l’âge du bronze45 ” et, dans l’espace, de l’Amérique à l’Asie en passant par le Pôle Nord et… l’Afrique du Sud, c’est à dire partout et n’importe où, ce qui ressemble fort à… nulle part !
         Comprenons-nous bien, nous ne nions pas qu’il s’est passé de nombreux cataclysmes en des temps et en des lieux divers et nous l’envisageons dans notre article Déluges*, mais simplement que ce mot précis d’Atlantide puisse servir indifféremment à nommer toutes les hypothèses, dont beaucoup, ne tenant pas compte des détails des textes primordiaux parlant de l’Atlantide, semblent n’avoir eu pour objet (ou pour effet ultérieur) que de singulariser leur auteur… quitte à embrouiller définitivement le pauvre lecteur !





F/ Les Atlantes selon les Grecs :

L’ancêtre Poséidon. Qui est Latone/ Letho ?


         « Les Atlantes sont des hommes hautement civilisés qui vivent à l’ouest du lac Tritonis46 auquel les amazones*47 enlevèrent leur ville de Cerné48 » Diodore de Sicile.
          À propos des ses habitants, Démétrius de Tarse remarquait : « Les insulaires de Thulé° étaient peu nombreux, mais les Bretons (G.B.)n les regardaient tous comme sacrés* et inviolables ».
Nous verrons à plusieurs reprises que ce sont ces hommes “blancs” (Deucalion, cf. infra), clairs, brillants, xanthos (blonds), lumineux comme le “ciel diurne” *Diew/ Deiwos qui furent pour ces qualités nommés les Dieux* (cf. article) :



Maj 17 janv. 04 : Notre correspondante bbb@ vient de nous transmettre cette photo en nous précisant qu’en juillet, il faut faire très tôt la grimpette, d’autant que son chapeau tourne à l’orage presque tous les soirs ! C’est ainsi qu’elle a vu de près les “Foudres de Zeus”, heureusement dans la descente !
          La forme de ce Mont “Olumpos” nous fait penser, en plus montagneux et imposant, à la forme du rocher de Héligoland avant le séisme et la Grande Transgression Marine du XIIIe s. en Mer du Nord. Les Doriens qui rebaptisèrent tous les lieux de leur nouvelle patrie ne pouvaient manquer de lui donner ce nom, de racine nordique alu “sacré*”, qu’on retrouve aussi dans le nom du “nain*” accultureur Oli, à Rome, en son Temple* du Capit-ole…


          Cependant que Homère nous dit « Jamais l’
Olympe n’est balayé par les vents ni touché par la neige49 ; un air des plus purs l’entoure, une blanche clarté l’enveloppe, et les Dieux y gouttent un bonheur qui dure aussi longtemps que leur vie éternelle. ».
         
 Ah ! ces poètes ! Mais, par hasard, ne nous parlerait-il pas du rocher “mère” d’Atlantis Helgoland où le “vieil ancêtre” (Ur-Ahn) aussi appelé le “Vieux-Sage” Alt-Ase, observait les étoiles “firmament” accrochées à la voûte du “ciel” de son petit observatoire rond à 24 colonnes (le nombre des runes* sacrées), la tholos… d’Uranos ?

          « D’Or fut la première race d’hommes périssables que créèrent les Immortels, habitants de
l’Olympe. C’était au temps de Kronos, quand il régnait encore au ciel (Ouranos)n. Ils vivaient comme des Dieux*, le cœur libre de soucis, à l’écart et à l’abris des peines et des misères : la vieillesse misérable sur eux ne pesait pas ; mais bras et jarrets toujours jeunes, ils s’égayaient, loin de tous les maux. Mourant, ils semblaient succomber au sommeil. Tous les biens étaient à eux : le sol fécond produisait de lui-même une abondante* et généreuse récolte, et eux, dans la joie et la paix, vivaient dans leurs champs au milieu de biens sans nombres. Depuis que le sol a recouvert ceux de cette race, ils sont, par le vouloir de Zeus puissant, les bons génies de la terre, gardiens des mortels, dispensateurs de la richesse (cf. art. Elfes* et Mânes*)n : c’est le royal honneur qui leur fut départi… » Hésiode.

         Éliodore prétendait avoir été invité dans leur royaume souterrain (cf. Sidh50 ) par deux nains* (cf. aussi art. Elfes*) : « Le royaume est un pays de Jeux* et de plaisirs (meldi)n, beau, riche en rivières, en prés (fleuris)n, en forêts et en plaines ; il y règne une certaine pénombre car le soleil ne l’éclaire pas directement. Les jours y sont comme brumeux51 et ni la lune, ni les étoiles n’éclairent la nuit ».

         Silène52, le satyre “débauché” (c’est un pléonasme post évangélique !), raconta de merveilleuses histoires au roi Midas : « Un immense continent (se trouve) au delà de l’Océan – et séparé de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique – où se trouvent de magnifiques citées dont les habitants sont très grands, très heureux, vivent très longtemps et jouissent de lois remarquables. […] Silène parla d’un tourbillon53 effrayant qu’aucun voyageur ne pouvait franchir. […] Solon semble aussi avoir entendu discuter des géographes de l’existence possible d’un continent atlantidien : Érathostène, Méla, Cicéron et Strabon se livrèrent à des spéculations à ce sujet et Sénèque prédit sa découverte dans le second acte de sa Médée :



Ce passage fit, dit-on, une profonde impression sur le jeune Christophe Colomb ».
Robert Graves, op. cit.


Leur ancêtre Poséidon : Dans son excellent livre sur la Mythologie des Arbres, Jean Brosse (Plon, 1989.) nous rappelle que : « D’après les traditions qui relatent les successives invasions des Hellènes en Grèce, les Éoliens54 finalement soumis par les Achéens dont les chefs étaient les protégés de Zeus, furent les adeptes de Poséidon, le défenseur de Troie55 (cf. supra). Certains des rois qui tenaient de lui leur pouvoir passaient pour s’être réfugiés dans l’Atlantide, l’île de Poséidon. Platon indique que ses souverains étaient les descendants du Dieu* (Critias, 119-120) ».
         Si nous nous sommes permis de souligner “Troie”, et “réfugié dans l’Atlantide”, c’est pour mettre en relief une inversion chronologique : la Troja56 de l’Atlantide/ Héligoland fut détruite par le raz de marée nord-atlantique bien avant l’historique “guerre du blé” que mena Athènes contre Illion/ Illouwa en… (Ill)ionie. Homère ou ses épigones ont repris dans la Guerre d’Illion, L’Illiade, vers 850 AEC des chants anciens, recousant ensemble le passé mythique et l’histoire récente comme ils le firent pour l’Odyssée (récit que nous nous sommes permis d’essayer de décrypter (cf. Ulysse* et Nausicaa).

         Par ailleurs, la Mythologie nous dit que « le bélier à la Toison d’Or fut mis à mort par
Arès – le troisième chronide – qui était le fils de Poséidon et de Théophané (“apparition du dieu”, donc une prophétès “interprète/ devineresse”), jeune fille qu’il aimait d’un amour si exclusif qu’il l’avait transportée dans l’Île de Crumissa “l’île glacée” pour l’éloigner de trop nombreux prétendants ».
          On peut donc voir que “le Président” (Posite), ayant épousé une jeune fille si belle qu’elle en était “divine”, en eut un fils qui, tel Alcinoos, portait les cornes de la Royauté des Béliers…de mer ! (cf. notre art. Narval*) ainsi que l’égide* de peau de mouton des orpailleurs57 atlantes. La forme de celle-ci se retrouve d’ailleurs sur les bannières (ou enseignes du Ban), de même forme que l’étendard de lin d’or d’Athéna, à ne pas confondre avec son skiriton ou parasol (cf. art. Dais*. Voir aussi gonfanon de l’Auvergne in art. Blasons*).

Qui est donc Latone/ Letho si souvent cités dans la Mythologie ? L’Atlantide est « Astéria, “du ciel étoilé”, l’île de l’étoile, première île jaillie de l’Océan d’un coup de trident de Poséidon* 58, et fille de Koïos – Coeos (qui est aussi le Thoth des Égyptiens) et de Phœbé/ Lune, une des maîtresses de Zeus, donc soeur de Latone59
         Latone (en latin latona, lateo, “je suis caché”, cf. Calypso) est née en Hyperborée* du titan Koïos (en latin Cœus) et petite fille de Gaïa la terre, et d’Ouranos le ciel. Avec Persée, “poisson pilote” du Dauphin60, elle enfante Hécate “cent”, (était-ce les Hécatonchire61 ?). Elle parle, se dissimule sous les flots, pour échapper à Zeus* (en courroux). Cependant Héra suscite Python* pour se venger de Latone enceinte, qui attend neuf jours (mois) sa délivrance à Délos, où naissent les jumeaux Artémis/ Diane/ Danna et Phœbus/ Apollon*/ Balder. Astérie se fixe alors en surface par quatre colonnes (cf. Blasons* ainsi que Tholos° in Astrologie* nordique) après la naissance d’Apollon, et prend le nom de Délos “apparent, visible, brillant” ! (D’après Robert Mercier : Le Retour d’Apollon, mais les parenthèses sont de notre fait…)
         Hécaté d’Abdère rapporte que la mère d’Apollon, Léto – une titanide sœur d’Astéria (Ase-Terrie) épouse de Zeus, mère d’Ap et Art – était née à Leuky “l’île blanche”. Astéria est « Astrée, celle qui apporte l’épi de blé. Elle avait pour attributs la truie°, symbole de la fécondité, la grue° messagère des saisons, le Polos ou titan Koïos “pieu du ciel” Pal, le flambeau, la gerbe de blé et souvent la corne d’abondance* ». Elle “était donc sœur de Létho, et la mère d’Hécate par le titan Phérsès (!). “Poursuivie” par Zeus, elle se transforma en caille et elle plongea62 aussitôt dans l’Océan où elle devint Ortygie “l’Île aux Cailles” qui fut appelée plus tard Délos “la brillante” (cf. Déluge* d’Ortygie).

         « La ville, arrosée par le fleuve Lathon, possédait un bois sacré, les vergers agélaos de poiriers63 juteux piéris, connu sous le nom de “jardin des Hespérides”. De plus le (fleuve) Lathon se jetait dans un lac des Hespérides et, à proximité, s’en trouvait un autre le lac Tritonis (le lac glaciaire de l’Époque Hambourgeoise ou Maglemosienne ?)n sur lequel se trouvait une petite île avec un temple d’Aphrodite (Strabon, Pline) auquel appartenait le pommier”… » D’après Servius, commentaires sur l’Enéide…

         C’est Diodore de Sicile qui, lui aussi, nous apporte des précisions dans le Tome III de sa Bibliothèque Historique, chap. 56 à 61 : « Les Atlantes, qui habitent les terres fertiles des rivages de l’Océan, se distinguent de leurs voisins par leur piété envers les Dieux et leur amabilité envers les étrangers et affirment aussi que les Dieux* sont nés chez eux. Et, avec ce qu’ils racontent à ce sujet, Homère, le plus grand poète de Grèce, est parfaitement d’accord, lequel fait dire à Héra (du Marais) :
          « Ils racontent qu’Ouranos64 fut le premier de leurs rois et qu’il rassembla les hommes dispersés sous la protection d’une ville ceinte de murailles (Walburg, infra)n. Et il a arraché ceux qui lui étaient soumis, à l’anarchie et à la vie animale, en inventant l’usage et la préparation des fruits des champs, ainsi que beaucoup d’autres choses utiles. Il se serait assuré la domination de la majeure partie des terres habitées, en tout cas des pays de l’Ouest et du Nord. Il avait observé soigneusement les astres et prédit beaucoup de choses qui devaient se passer dans le ciel. C’est ainsi qu’il a appris aux Peuples à observer l’année d’après le mouvement du Soleil et les mois d’après les mouvements de la Lune, ainsi que les diverses saisons. Mais la foule, étrangère à l’ordre éternel des astres et pleine d’étonnement devant la réalisation des prédictions, a cru que quiconque enseignait de telles choses devait être de nature divine et, après qu’il eut quitté les hommes, l’honora d’une vénération immortelle pour ses bienfaits et sa connaissance des astres et associa même son nom à la formation du ciel, en partie à cause de sa familiarité avec le lever et le coucher des astres et autres phénomènes cosmique, en partie pour dépasser ses bienfaits par la grandeur des honneurs qui lui étaient accordés et faisaient de lui, pour toute l’éternité, le roi de l’univers ».

         
« On distingue les Grands et les Petits Frisons65 d’après le degré de leurs forces. Ces deux nations ont, jusqu’à l’Océan, le Rhin comme bordure et embrassent en outre des lacs immenses où naviguent des flottes romaines. Nous avons même tenté par cette voie d’explorer l’Océan, et la Renommée à publié qu’il y existait encore des colonnes d’Hercule66 , soit en effet qu’Hercule y fut venu, ou que nous soyons d’accord pour rapporter à Sa gloire tout ce que le monde renferme de merveilles… » Tacite, de Germania, XXXIV.

         
Dans les Îles atlantiques : « Les Druides racontent qu’une partie de la population est indigène, mais qu’une autre partie est venue d’îles lointaines ou de la contrée située au delà du Rhin, ayant été expulsée de son pays par des guerres et par les mouvements de la mer ». Timagés (six vers sauvés par Ammien Marcellin).
          Or, ces faits sont déjà identifiés par Charles Poix
en 1887 à des faits historiquement localisés aux Pays-Bas et à la Frise : pourquoi n’en n’a-t-on pas tenu compte depuis ?

         L’hypothèse selon laquelle l’Atlantide aurait pu être Théra/ Santorin est considérée – et réfutée – dans l’article Déluges. Précisons ici que le commandant Cousteau et son équipe plongèrent abondamment dans ces parages et ne trouvèrent strictement rien qui puisse confirmer cette théorie !


G/ Le climat de l’Atlantide :


         
« Bientôt une île charmante fut en vue, l’île d'Anthémoessa67 , où les harmonieuses sirènes*68 Achéloïdes causaient, par le charme de leurs suaves accents, la perte de tous ceux qui jetaient leurs amarres sur leur rivage. » Apollonios de Rhodes.

         “
C’est l’île des vergers”, qui se disent agelaoï69 en grec. Oserons-nous rapprocher cette précision d’un passage d’Erec et Énide, de Chrétien de Troyes, d’après les vieilles légendes brittoniques :
         « Le roi mène Érec hors de la ville jusque devant un verger proche. La foule de tant de gens lui fait cortège jusque-là. Mais je ne dois pas oublier de vous décrire le verger selon la vérité de l’histoire.
         « Autour de ce verger ne s’élevait ni mur ni palissade. Par effet de magie* il était clos sur tout les côtés d’un mur d’air infranchissable. Nul n’y pouvait entrer qu’en volant par dessus ce mur. Tout le temps d’hiver et d’été il produisait fleurs et fruits mûrs. Mais les fruits ne se devaient manger que dans le verger. On ne les pouvait emporter, par l’effet d’une force mystérieuse empêchant qui était entré d’approcher de l’huis et sortir tant qu’on n’avait jamais remis le fruit à sa place. Chantaient partout en ce jardin tous oiseaux volant sous le ciel, tous les oiseaux des plus beaux chants. La terre était fertile en herbes bonnes pour médecines et en épices précieuses… »

         « Pour eux, l’ardeur du soleil brille là-bas pendant ce qui est ici la nuit, et des prairies fleuries de roses pourpres sont le faubourg de leur cité ; l’arbre à l’encens l’ombrage et des fruits d’or y font plier les rameaux. » Pindare.

         Ensuite, la légende nous rappelle nos mythologies – Hippomène et Atalante ou bien Siegfried et Brunhilde, entre autres – car
un héros, d’évidence solaire, arrive pour protéger sa Belle (de Mai ?) de trop de curiosité (thème repris en l’inversant dans le conte Barbe Bleue sous l’influence d’une propagande péjorative concernant Gilles de Rais)…



         « Selon les Esséniens70, les Justes* jouissaient d’une félicité parfaite dans un lieu de repos situé au milieu de l’Océan… » Flavius Josèphe (historien juif-romain), De bello judaïco, II, IX, 8.

         N’est-ce pas le souvenir de ce paradis* qui donna naissance au mythe des Champs-Elysées chez les Grecs et de l’Asgaard/ Walhalla chez les Nordiques ?
         
Ce Pays des pommes (et des poires pira) est le Pays des Hespérides où les “Filles de la Nuit” (Hésiode, Théogonie), à l'Extrême-Occident71 “au delà de l’illustre Okéanos, ont soin des belles pommes d'or et des arbres qui portent tels fruits. Elles sont trois, or neuf est trois fois trois” (neuf est le chiffre de la gestation à terme, symbole de la perfection).

         Cette île que les Grecs nommaient Hespérides c’est à dire “du couchant”, cette île des pommiers d’or72 ou des “pommes de jouvence des dieux”, était aussi nommée Électride ou Glaesarie.
          En effet, pour Tacite, dans son Histoire Naturelle, c’est Glaesum (cf. art. Ambre*) : « Elle abritait la source Pégé » or on sait aussi que “Pégase est né aux sources de l’Océan, de Poséidon et de la Gorgone”, dans le Marais plein de rivières serpentes. “Pégé est une source ailée”, celle des Elfes qui sont le symbole poétisé de l’esprit des “divins” ancêtres (cf. art. Mânes* et Sirènes*).

         “Le mariage de Zeus* et d’Héra (du Marais) eut lieu dans le jardin Paradeisos des Hespérides, l’Occident, et ce fut là la Grande Hiérogamie*. À cette occasion Gaïa leur offrit les “pommes d’or” (de Science/ de Sagesse) en cadeau de noce, celles qu’Atlas était allé chercher (pour les leur enseigner) dans ce jardin Gard, cet enclos sacré*, “pendant qu’Héraclès, son double oraculaire (ou son élève grec), soutenait le monde des astres* à sa place… ”, c’est à dire pendant qu’il y tenait son rôle d’astronome officiel de la cour en son absence (Cf. les voyages de Wotan* et ceux d’Apollon*) et répondait aux questions des nautes atlantes sur les trajets, les caps souhaitables en fonction des courants et des vents saisonniers et de la météo du moment : 
         « Bien que les Pommes fussent à Héra, Atlas en était fier, comme un jardinier de ses beaux fruits, et Thémis “l’ordre”, l’avertit : “Un jour, bientôt, Titan (“seigneur”)n, ton arbre sera dépouillé de son or par un fils de Zeus” et, dans la suite du récit, Héraklès acquit la connaissance de l’astronomie* ce qui correspond à l’image par laquelle il portait le “monde” (mappemonde?)n en place d’Atlas pendant que celui-ci allait cueillir les pommes de sagesse.

         “Atlas revenu, Héraklès leur vole les pommes de science et de sagesse pour les emmener en Grèce…” : remarquons que, faire de ce héros un voleur, ne peut être qu’un symbole d’acculturation et explique la grande parenté entre l’oracle/ Hercule et Atlas “le Grand Sage”, parenté source d’une continuelle confusion73 et, s’il lui “vole les pommes” en son absence, cela veut dire qu’il les emprunte pour les emporter en Grèce… d’autant plus facilement que tous les Nordiques sont noyés par le Grand raz de marée sauf lui qui est en fait un transfuge et qui arrive en Grèce avec les rescapés (ou bien qui, dit-on, mourut en route) : cela est le signe de l’acculturation des Grecs archaïques (cf. les Aïawas hittites) par les Doriens ou Héraclides !
          « Un autre récit situait cet exploit (le vol des pommes) à Bérénice74, auparavant appelée la cité des Hespérides » (D’après Pline)
          « Selon une autre opinion, Héraklès75 délivra les filles d’Atlas qui avaient été enlevées par des prêtres “Égyptiens” (Ægyptos)n ; et Atlas reconnaissant, non seulement lui donna les trois pommes d’or, mais lui enseigna aussi l’Astronomie*. Car Atlas était si savant (cf. °Dru-wid-es –> Druide*)n, (qu’on dit) qu’il portait le globe céleste sur ses épaules… » (D’après Robert Graves, Les Mythes Grecs, Fayard, 1967)

         « Lors de son onzième travail, Héraklès, “gloire d’Héra” 76, doit rapporter les fruits du Pommier d’Or, cadeau de la Terre-Mère à Héra, “la protectrice”, dont elle avait été si heureuse qu’elle l’avait planté dans son jardin divin (Hortus Conclusus ou Asgaard)n. Le jardin paradeisos se trouvait sur les pentes du mont Atlas (du Vieil Ase)n, là où les chevaux du char du Soleil, hors d’haleine, achèvent leur randonnée (Ouest, Occident, Hespérides)n et où les troupeaux d’Atlas – mille77 moutons et mille vaches – se promènent paisiblement dans les pâturages. Lorsqu’un jour Héra s’aperçut que les filles d’Atlas, les Hespérides “nymphes du couchant”, à qui elle avait confié la garde de l’Arbre, volaient les pommes, elle fit s’enrouler Ladon (celui qui étreint)n, le dragon* vigilant (Le Serpent de Midgaard, transformé en constellation)n autour du pommier (de l’Île d’Avallon)n pour en interdire l’approche” (cf. art. Caducée*, Irminsul*, Blason*).
        
 « Les pommes d’or enlevées par Héraklès ne sont point comme quelques-uns le pensent en Lybie (!)n, mais dans l’Atlantide des Hyperboréens ! ». Apollodore, Mythologie.

         
Aux Indes, les légendes des Puranas transmettent le souvenir d’une Île aux Pommes Jambu-dvipa qui gravite autour du mont Méru (Olympe/ Héligoland)…

H/ Un centre initiatique :


          
«Un océan immense enveloppe tout l’univers, à l’exception de la partie septentrionale où se trouve l’eau vivifiante, dont la source est au séjour même de la Lumière, au pied du trône de Dieu. » Le Livre d’Adam, texte gnostique du VIIèm siècle.

         Apollonios de Rhodes, dans ses Argonautiques (Ch.I, 914-917) nous parle de l’initiation* d’Orphée et de ses 49 (!) compagnons (on pensera bien sûr à Ulysse*), à la recherche de la Toison d’Or :
         « Le soir, sur l’ordre d’Orphée, ils abordèrent à l’île de l’Atlantide Électra (cf. Ambre*)n pour connaître, par d’étonnantes initiations*, les rites*78 secrets qui leur permettraient de naviguer avec sûreté sur la mer qui glace d’effroi. »
         Et, Raimonde Reznikov complète cette citation en disant : « Quand on sait, qu’au cours des cérémonies célébrées dans les sanctuaires de l’Île de Samothrace79, les mystes portaient au doigt un anneau de fer qui avait été frotté sur une pierre magnétique, il est facile de deviner en quoi consistait l’initiation octroyée aux navigateurs : à quelle époque, déjà, fut inventée la boussole80 ? »

         
« Le Hiéron de Samothrace et les autres bâtiments cultuels de l’île étaient tous orientés non pas vers le pôle Nord géographique, mais légèrement vers le Nord-Ouest, dans la direction du mont Haemos ou, plus exactement, dans celle du pôle magnétique que81 le mont Haemos symbolisait ».

          « On ne saurait rechercher les sources profondes des grandes civilisations anciennes sans buter le plus souvent sur des traditions, des mythes et des légendes d’ordre culturel de source septentrionale, polaire82 même. On retrouve des traces d’un véritable
symbolisme polaire, évoquant une sorte de rayonnement civilisateur qui aurait émané de peuples fabuleux à partir du Pôle Nord. » Pierre Carnac, L’Atlantide, autopsie d’un mythe, 2001. màj.


I/ Submersion de l’Atlantide :


         « Plus tard, se produisirent de puissants tremblements de terre et inondations et, au cours d’un jour et d’une nuit terribles, l’île d’Atlantis sombra dans la mer ». Platon.
         Et la Mythologie de poursuivre : “Danaé était la fille d’Acrisios et fut enfermée par son père dans une chambre souterraine ou une tour d’airain” : elle était donc une Vestale du Thorii (cf. art. Feu*), cette Tholos ouverte sur le ciel et par là “elle fut fécondée par une pluie d’or – déguisement de Zeus – et ainsi, donna naissance à Persée83 le héros qui tua Méduse 84 ”. Dans ce dernier passage, on pourrait voir une pluie de météores : de cendres85 et de bombes volcaniques venant de l’éruption islandaise (cf. art. Déluges*), ce qui est donc une métaphore poétique. Mais ceci à pu être mélangé au souvenir des orpailleurs atlantes et de leurs célèbres toisons d’or.



         Aristote nous dit dans Météorologica, I-14 : « Le déluge de Deucalion86 se produisit dans l’ancienne Grèce (Graecia), c’est à dire dans le district de Dodone et du fleuve Achéleos ». Graeci signifie “adorateurs de la vieille femme”, la Grée (“grise”… de limon), probablement Éra/ Héra (du Marais), la Déesse Terre de Dodone, qui apparaissait sous une forme triple. Les Grées qui étaient les filles de Phorcys une divinité maritime (sanglier de mer Mar-svin ou narval*/ capricorne), lui-même fils de Nérée et de Céto (cétacé) fille de Pontos87 la Mer et de Gaïa la Terre. Elles étaient sœurs des Gorgones (supra) et de Scylla la déchiqueteuse.
La déesse dorienne Héra était une Grée et, en vieux-norrois, Haéra signifie toujours “celle qui a des cheveux gris” :
         « Les trois grises, sont belles et d’une blancheur de cire, mais dès leur naissance elles avaient les cheveux gris. Elles s’appelaient Ényo “la guerrière”, Péphrédô “la guêpe”, et Dino “la terrible”. »

         « Les Grées, les Graiai, forment un trio. Comme les Gorgones, elles sont des jeunes filles, mais des jeunes filles qui sont nées vieilles. Ce sont d’ancestrales jouvencelles, de jeunes vieillardes. Elles sont toutes ridées, elles ont la peau jaune, comme quand on laisse le lait vieillir et se figer à sa surface, et qu’on voit tout d’un coup se former une espèce de peau qu’on appelle graus, la peau ridée du lait (…) Elles forment un trio d’autant plus lié, solidaire, qu’elles disposent à elles trois d’un seul œil et d’une seule dent. Comme si c’était un seul et même être ». J.-P. Vernant
L’Univers, les Dieux, les Hommes, Seuil, 1999. (cf. Trinêtre in art. Déesse Mère*). 

         Ce sont donc les trois visages de la Déesse Mère* morte dans la Grande Submersion, sous ses trois aspects de vierge, de nymphe et de vieille sage, comme les Moires/ Parques/ Nornes du Destin*, devenues Furies/ Erinnyes ou Harpies tempétueuses, ou bien les trois sœurs qui gouvernaient les trois îles atlantes du delta de l’Eider-Eridanos, l’île de Bretagne et celle d’Eire/ Eri, l’Irlande… car les mythes sont souvent historicisés, ou bien ce sont les personnages historiques qui sont mythifiés : l’évhémérisation affleure toujours…

Quelques mots encore, en passant, au sujet des Grées : Selon l’hymne homérique, c’est sur les rivages de Grisa (!) qu’Apollon* aborda sous la forme d’un dauphin, puis il s’en alla vers Delphes88 et en Crête.
         Les Grecs disaient descendre des trois Grées, les grises : ce sont des Phorcides, descendantes de Phorcus ou Orcus, le Grand Dieu Noir de la mort, apparenté aux enfers (cf. le Sanglier d’Érymanthe). La racine porcus figure dans le nom des Parcaé, les trois Parques ou Moires. Bien proches en sont ces trois femmes âgées/ grises nommées les Péliades qui desservaient le sanctuaire de Dodone et interprétaient les oracles en observant le vol de trois colombes. Certes, le terme Péliade évoquait la colombe mais, dans un dialecte parlé en Épire, le mot péléiai signifiait également “vieille” (les Grées. les Grises). Ce qualificatif renvoyait symboliquement à la “grand-mère”, une déesse nourricière archaïque qui transmit son nom,
Maïa89 (grand-mère), à l’aînée des sept Pléiades*, “les navigatrices…

          Héra (la Terre du Marais) chargea les Titans de mettre à mort Dionysos (le printemps récurrent) qu’elle haïssait, lors de la Gigantomachie/  Ragnarök. Les Titans se couvrirent alors de gypse comme les grises Grées dont les ancêtre habitaient le pays de Gyps dont le nom est celui du “vautour” des Nordiques : la Grande Submersion de l’Atlantide* boréenne survint alors et tous devinrent "gris"…
          Les Doriens appelèrent alors les mères survivantes de leurs genos les Grées, ces “Vieilles” couvertes de "limon" (pan) et, lors de certaines de leurs fêtes*, les Grecs s’enduisaient encore de gypse et, au Moyen-Orient, Hérodote nous rappelle que les femmes égyptiennes s'enduisaient la tête de boue. Ce rite* a perduré chez les Ébro/ Hébreux et, de ce fait, il se pratique encore chez les Chrétiens : c’est le Mercredi des Cendres… volcaniques, sans aucun doute (cf. aussi art. Théra*/ Santorin…) !

         
Les grises signifient aussi les veuves. Rappelons que “gris” est un mot d'origine germanique comme presque tous les noms de couleurs dans le latin : à l'origine, en Franc en particulier, il signifiait "les vieillards", les anciens, et l'allemand moderne die Greis l'a conservé mais, chez eux, Greis signifie aussi “les esprits” (Geist = fantôme) ; en somme, ce sont les Mânes* des ancêtres vénérés (“les Bons”). Dans la famille germanique des racines en GR, signalons aussi grau “antique, décoloré”, grauen “frissonner, avoir peur, horreur, affreux et dégoût”. De plus : « En français nous avons dans cette famille une série de mots intéressants : du francique Grîs, “être ivre, tituber” (comme au sortir de la submersion sans doute ?)n ; vieux français grieu, griu “grec” d’où le nom de la grive, une tardidée au plumage grivelé, et celui de la pie “grièche” ce qui veut aussi dire “grecque”. Les peupliers° blancs ou gris sont des grisards, ce qui ne les empêche pas d’être – pour les Grecs – les Héliades d’Hyperborée* pleurant des larmes d’ambre* (après la submersion)n. « Au sens argotique guerrier, un grivois90 est un maraudeur, d’où le nom du griveton et de la grivèlerie ». Maïane.

         
Les géantes* nordiques sont souvent une des figures de l'ambiguë Déesse Mère* qui "met au monde" et qui "met en terre", ainsi la protectrice Gridh (ou Grith en anglo-saxon) qui figure la paix, le “droit d’asile” dans la zone sacrée* du ruban vébond, autour du trône Hlidskjalf. Remarquons combien ces Grith sont proches des Grises, greis et grées !…
Nous verrons plus loin, dans l’article Runes* que celle qu’on nomme Algiz est le signe du "pied de grue" : son graphisme donne le schéma de la filiation dans le génos, c’est à dire l’arbre généalogique que les anglais appellent un pedigree qu’ils prononcent "pé di gri” : pied de grue à la mode aquitaine (souvenir de la Guerre de Cent Ans). Cette manière d'écrire la prononciation anglaise fait ressortir la racine "gris"  et nous permettra avec une “imagination rétrospective” de découvrir que les Grées descendaient du pays des grues91. Le concept originel a donné l’occitan pedauca et… nos Contes de la Reine Pédauque

L’Atlantide… confédérale : « Amphictyon, le nom d’un autre des fils de Deucalion, est la forme masculine d’Amphictyonis, la déesse au nom de laquelle fut fondée la célèbre Confédération du Nord, l’Amphictyonie (Confédération du Thuya, de Thulée)n. Selon Strabon, Callimaque et le scholiaste de l’Oreste d’Euripide, elle fut réglementée par Acrisios d’Argos92, l’un des jumeaux avec Proetos d’Aglaéa et d’Abas le petit fils de Danaos. Hellen, autre fils de Deucalion, délégué royal de la prêtresse d’Hellé, ou Hellen ou Hélène ou Séléné la Lune, était l’ancêtre éponyme de la race hellénique tout entière… Le culte d’Hellé semble avoir été remplacé par celui des Grées93 ». Robert Graves. (cf. les deux enfants que Circé/ Kirké eut d’Ulysse*, dans l’article éponyme)…
         Poursuivons : « La nuit nyx était la mère de Thanatos94 “la mort”, de Némésis “vengeance divine”, de Éris95 “discorde”, et de Hypnos “sommeil”, qui habitent une caverne de lÎle de Lemnos » cependant qu’Ovide nous dit que Somnus « habite les sombres brouillards de l’Extrême Nord. Autres fils de la Nuit, sont les songes Oneiroi (Somnia) : ils vivent au-delà d’Okéan près des portes du Soleil (Odyssée), les rêves véridiques passent par la Porte de Corne, les rêves menteurs par la Porte d’Ivoire ». : voilà qui, si près du Niflheim, nous laisse… rêveur et bien embrumé !

J/ Cause mythique de la Submersion :


         Dans la mythologie grecque (littéraire, tardive), Zeus voulut punir la “coupable” engeance des hommes de l’Âge d’airain par le Grand Déluge*. Selon la volonté de Zeus, Deucalion se sauva avec son épouse dans un bateau qu’il avait construit sur le conseil de Prométhée96. Au bout de Neuf jours il atterri sur le Parnasse ou le Mont Athos (Essos : le Mont des Ases?), ou l’Etna et, là, il sacrifia à Zeus Phryxios97 dit “protecteur de la fuite”.

K/ Le retour des transfuges :


         
« Lorsque le Destin* frappa les Ingvéones (Armanen)n de l’Antiquité, lorsque les raz de marée détruisirent la fleur des pays de la Mer du Nord, lorsque la région de Polsete (Forseti) sombra dans les flot, les survivants durement éprouvés durent récupérer le sol de la patrie au prix d’un dur et pénible combat contre la mer aussi terrible que familière. Le Romain Pline, citadin gâté du Sud, depuis longtemps étranger à la rude simplicité de ses ancêtres nordiques considérait un tel destin comme mesquin et indigne d’être vécu. Il lui était incompréhensible que de “tels peuples parlent d’esclavage”, alors qu’on leur offrait les bienfaits de la civilisation romaine et sa culture de grande ville (Naturalis Historia, XVI-2-4, Récit sur les Chauques). Tout aussi incompréhensible était la chose au citadin méditerranéen des grandes villes quelques siècles plus tard, lorsque les Barbares nordiques évitaient les villes romaines “comme si elles étaient des tombes entourées de filets (Ammianus Marcellinus, Res Gestae, XVI-2, Récit du combat de Julien contre les Alamans) ». Herman Wirth L’ascension de l’humanité.

On comprendra donc mieux que ce soit de ces régions que viennent les devises :



         « Après la “Grande Marée”, les clans germains revinrent du Sud et du Sud-Est, du Nord et du Nord-Est et repeuplèrent avec les survivants les régions épargnées par l’effondrement de l’Atlantide. Dans la région du Doggerbank, un haut-lieu sacré* avait été épargné : Héligoland. Il reste également une langue de terre vers le Nord : le Schleswig-Holstein. La Suède du Sud était sous les eaux. La province qui était là où se trouve aujourd’hui la mer Baltique a été immergée en même temps que la ville sainte de Bineta (Vineta)n ». Frédéric Bernard Marby, Écriture des Runes*, Spieth (D), 1930.
         Les Burgondes nous disaient pourtant bien qu’ils venaient d’une “île du Nord”, et les Allobroges, d’un “haut-village”, ce qui se dit en celtique all brog !

L/ Souvenirs celtiques :


         « Ce sont les Celtes* qui semblent, avant les Grecs, avoir localisé dans l’Océan Cronien, l’île de Saturne (cf. § art. Astrologie* nordique) et le séjour des Bienheureux ». Serge Hutin, Les civilisations inconnues, Fayard, 1961. Remarquons-le bien : proximité des lieux = pérennité des souvenirs…
         Lorsque l'Atlantide fut engloutie, son souvenir perdura chez eux comme étant celui de : Tir na mBéo "la Terre des Vivants" ; Tir na nBab "la Terre des Femmes" ; Mag Mor98 "la Grande Plaine" ; Mag Meld "le Grand Plaisir” ; Tir na n'Og "la Terre des Jeunes" ; Tir Sorcha99 "la Terre Brillante" ou Sirona tient le rôle d’Astrée (si ce n’est Stanna?) :
         « …Terre brillante, et qui parait inverser l'idée de "l'enfer glacé" exactement comme celle des Champs-Elysées ou des Îles des Bienheureux inverse celle de l'Hadès ou de L'Érèbe. Cet Autre Monde100 irlandais est un pays de jouvence où il règne un printemps perpétuel, une joie éternelle, sans maladie ni péché, où une floraison abondante et spontanée peut nourrir continûment quantité de personnes. Or, en cet autre monde de plaisirs, les récits sont formels, ne viennent que des héros, personnages nommés et souvent fils de roi ; ce sont parfois de véritables Ulysse*, naviguant d'îles en îles, et dans plusieurs histoires séduits par une femme de l'Autre Monde101, telle Calypso et Médée (ou Circé et Nausicaa)n, au point que ces Ulysse-là, souvent ne reviennent pas. En fait, on pourrait établir une comparaison image par image, terme à terme, des traditions irlandaises et des textes, par exemple de Pindare… Les celtisants ne s'y sont pas trompés, lorsque sous leur plume vient naturellement la comparaison de cet Autre Monde celtique avec les Îles des Bienheureux ou la Plaine élyséenne ». Bernard Sergent, Enfer mode grec, in Rituels de deuil, travail du deuil, T. Nathan 1995..

         « Les textes gallois parlent du "marais102 de souffrance", du "fond de l'enfer où il y a un marécage vaseux" ». Vendryes, L'enfer glacé, Revue Celtique N° 46, 1989.
          Du Traws est, pour les Bretons, “le noir oppresseur : il retient prisonnières vingt quatre filles (constellations ou astérismes runiques*, horas), mais il est vaincu par Owen” (Odhin/ Wotan*).



         Et, finalement, notre Île Sainte n’était sans doute autre que l'Insola Pomorum de la Vita Merlini où le Roi Arthur fut enlevé : « Là, vivent neuf sœurs sous le gouvernement de Morgane ; elles peuvent se métamorphoser en oiseaux103. Il y règne une paix et un printemps éternels. Les habitants ignorent l'âge, la maladie et les soucis ». Jean de Vries, La religion des Celtes*, 1963.




M/ Des traces dans l’architecture :


         La carte de Johannes Meyer, établie en 1604 d’après une source perdue, fait état de la forme de l’Île en 800 et, il dit y avoir lui-même vu des temples* païens*
          Le Torre d'Atlantis était probablement octogonal
8 selon la figure du Muhlespiele/ Escarboucle dont nous avons vu l’importance dans l’art. Astrologie* nordique, ce qui expliquerait cette vieille tradition qui est restée vivace depuis la tour d’Andronis Cyrrhestès à Athènes104 jusque dans l'art otonien et dans la cathédrale d'Iley Caly et qui est à même d’expliquer cet “inexplicable” symbole* sacré* des Templiers*.
           « “L’atlante” est un terme d’architecture grecque, forgé sur le nom d’Atlas, en souvenir de ce géant qui soutenait la voûte du ciel sur ses épaules. L’atlante désigne donc une statue masculine qui, à l’égal des caryatides, sert de support dans un édifice.
Les atlantes jouaient le rôle des colonnes, des piliers ou encore des ordres d’applique auxquels ils s’associaient. » Larousse.


Atlantes dans les églises de Beaulieu en Dordogne, Dijon et Mozacs.


          Ces figures sont aussi appelées “Télamons” tels ceux du temple de Zeus Olympien (temple dorique, commencé en 480 AEC et resté inachevé. Il présentait à l’extérieur des demi-colonnes engagées reliées entre elles par un mur continu. Entre les demi-colonnes, des Géants sculptés ont été représentés en train de soutenir le poids de l’architrave. L’un d’entre eux est exposé dans la salle VI du Musée d’Agrigente).


N/ …Et dans le folklore :


         La légende de l’Atlantide est courante dans le folklore des riverains de l’Atlantique, depuis Gibraltar jusqu’aux Hébrides (mais aussi chez les Yorubas d’Afrique Occidentale, un de ces rares pays où l’on trouve le svastika* sacré, carré).
         Les traditions allemandes content le pays de Vineta et disent que le tissage est venu de Frise (cf. infra) dont l’île sacrée est Héligoland où l’on cultivait le lin bleu105 .
         La légende Galloise parle, elle, des Cantrevs de Dyfed perdus, cantons que certains ont situé dans la baie de Cardigan, et l’on dit : “une tempête renversa les murs et détruisit seize villes”.
         Citons aussi le Pays de Lyonesse, qu’on a situé entre la Cornouaille et les îles Scilly.
         Il y a aussi le Hy Brazil irlandais qui est équivalent à notre légendaire ville d’Ys bretonne qui serait, elle, engloutie dans la Baie de Douarnenez :

          « Ce joyau, serti sur la couronne bretonne et bâti sur une vaste plage, était protégé de la mer, présente en tout lieu, par de hauts murs, tel un bijou dans un écrin. Les murailles de bronze étaient percées d’écluses, et seul Gradlon en possédait les clefs, de grosses clefs en argent reliées par une chaîne en or. Le roi de Cornouailles avait donc pris résidence à la ville d’Ys. Sa cour l’avait suivi… » Nathalie Merrien, Mystère de Bretagne, éd. J-P Gisserot. (Elle est aussi “l’Île Verte” française, ou l’Ilha Verde des Portugais).
       Son équivalent Balte est le Château d’Ambre* de la belle Iurath qui fut détruit par Perkunas (Thor l’orageux).

         Toujours dans le folklore, mais dans celui d’une soit-disant “sorcellerie” (cf. notre art. Magie*) typique des inversions dues à l’Église*, remarquons que la racine de la pivoine ressemble à celle de la mandragore (et du ginseng) : elle figure bras et jambes de l’homme et elle était l’objet d’une incantation que récitaient, il y a peu encore, nos herboristes et nos sourcières :



          Ne retrouve-t-on pas là Urahn, Eridan et Cronos dans “Ouriel, Eriel, Cronos”
ainsi que la mandragore dans cette “pivoine106 trismégiste” ?…

          En conclusion de tout ce que nous venons de lire, il est facile de remarquer que l’Atlantide aurait dû être recherchée :
– 1/ en Hyperborée si souvent citée par la Mythologie, là où se tient l’axe, le clou*, le pilier du Monde…
– 2/ dans l’Atlantique et non la Méditerranée, à cause des marées océaniques…
– 3/ et dans l’Atlantique Nord plus précisément, la patrie d’Atlas (le Vieil Ase) : la Mare Chronicum ou Mer de Cronos…
– 4/ en hauts fonds et, à cause des “eaux boueuses”, devant le delta de l’Eider/ Eridanos107, de l’Elbe108 et de la Weser109 qui sont les trois Déesses Mères* ou Nymphes de la Teuta/ tribu.
– 5/ et surtout, au seul endroit où se trouvent les roches noires, blanches, rouges qui permirent l’éclosion de la civilisation du bronze ancien : le Rok d’Héligoland !

O/ L’action occultante de l’Église :


         Mais, tout s’est passé comme s’il y avait eu un acharnement culturel à ne pas reconnaître cette localisation et, mises à part l
es obsessions anti-païennes de l’Église – malheureusement toujours d’actualité – il faut remarquer que cela a induit à prétendre qu’il n’y a jamais eu de civilisation nordique (et, pendant qu’on y est, pourquoi y aurait-il eu des Indo-Européens* quoiqu’on eu reconstitué leur langue ?) : c’est comme si on refusait de croire à l’existence d’une tombe mégalithique qu’on vient pourtant de mettre à jour là, devant les yeux…

          De ce fait, une micro culture régionale du groupe sémitique, pluriéthnique donc multiculturelle, s’en est trouvée considérablement magnifiée et, malheureusement pour le respect dû à “la Mémoire” de Nos “lumineux et divins” ancêtres (et à la Vérité), nous vivons toujours dans cette illusion d’optique110 installée avec acharnement par l’Église* : c’est bien peu excusable pour une société qui se dit “laïque” ou pour des milieux archéologiques qui affirment leur attitude résolument “scientifique”, donc indépendante des idéologies des sectes fussent-elles installées (par le terrorisme) depuis des siècles !


P/ Au Moyen-Âge :


         Le souvenir de l’Atlantide subsistait encore ! Ainsi, dans un ouvrage d’apparence chrétienne, mais assez alchimique*, nous pouvons lire :



Q/ Que sont donc devenus ces insulaires Atlantes ?


         Noyés pour la plupart ! Sauf ceux qui purent partir en bateau dès le début de l’éruption et qui, fuyant, atterrirent en Francia/ frisonne ou en Skandia avant que le Grand raz de marée ne les rattrape 111
         Leurs plus beaux héritiers sont actuellement les Norois, Scandinaves, Baltes, Danois, Frisons, Hollandais, Flamands et Saxons, tous Celto*-Germains*, cousins des celtes des Îles… jusqu’à ceux du Bassin Danubien. Mais, dans le passé, l’énorme migration nord-européenne qui s’ensuivit à de nombreuses reprises – car la transgression marine était récurrente – donna l’invasion Phrygienne, Dorienne, Phénicienne, Palestinienne (!), Punique, celle des “Peuples de la Mer et du Nord” dont nous parlent les Égyptiens mais, aussi, celle des Peuples italiques et, bien plus tard… les Invasions germaniques de la Gaule… jusqu’en Galatie anatolienne112 .

R/ Dans les temps modernes :


         
E.F. Berlioux, dans l’Atlantide, histoire de l’Atlantis, (Ed. Leroux), s’approchait déjà de la solution en 1883 :
         « La grande cité des Hyperboréens était dans le Danemark actuel : elle portait le nom de Lederun vers le commencement de notre Ére, et était sur le site actuel du village de Leire où se situe le château de Lethraborg (Burg de Létho)n, à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de Roeskilde, ancienne ville épiscopale dans l’île danoise de Seeland. Cette ville s’appelait
Boréâda et était un centre religieux d’où les druides et les bardes du celtisme seraient venus… »
         Cependant, si l’on tient compte de l’habituelle propension des réfugiés à baptiser leur nouveau lieu d’établissement du nom de leur ancienne “mère patrie”, cela n’est pas contradictoire de sa localisation – très proche d’ailleurs – dans le delta113 de l’Eider/ Éridan et, en tout cas,
cela resserrait le lieu de recherche autour du pays des Danéens… il y a déjà un siècle !
         Mais il fallut attendre les remarquables travaux de Jürgen Spanuth pour avoir, enfin, une vue claire de la situation : qu’il en soit ici grandement remercié !

          Dans la chapelle de Mairingen figure la sculpture d’un Atlante et il y en de nombreuses chez nous mais nous les appelons des Tritons par une sorte de servilité envers la civilisation gréco-latine. Le terme d’Atlante semble maintenant réservé par le vocabulaire de l’architecture aux supports de linteaux – tel Atlas – ou à ceux des balcons: des caryatides mâles en quelques sortes.

Nota bene : nous avons utilisé de préférence le terme d'Atlantide boréenne dans nos divers articles, afin de marquer le choix “nordique” que nous avions été amené à faire à la suite de nos nombreuses lectures sur ce sujet (où l’on trouve des hypothèses bien trop souvent fantaisiste… de par les “rêves” qu’elle induit) mais c’est surtout pour ne pas faire confusion avec les “Atlantides” des autres auteurs.
          Rappelons cependant que nous ne savons malheureusement pas avec certitude le nom réel qu'ils donnaient eux-mêmes à leur antique et majestueuse Matrie – si tant est qu’ils n’en aient eu qu’un seul, eux qui pratiquaient traditionnellement les qualificatifs, les kennings et la kala, les triades et “la logique du tiers inclus” pour nommer “leur terre” – Il est tout à fait probable que la Matrie d’Atlasait été l’Atla-ntide !


ET MAINTENANT, QUELQUES COMPLÉMENTS :


S/    ATLAS :


          « Le premier qui construisit une barque, qui enseigna l’astronomie, est le petit fils du ciel Uranos et de la terre Géa. Il est fils de Japet 114 (l’Europe)n, lui-même père des Titans° prométhéens, inventeurs du feu* et de la science, et de Climène “l’Asie”115 … » Hésiode, Théogonie.

          Et, Diodore le Sicule précise son caractère ainsi, comme s’il parlait d’un Grand Ase : « On dit qu’il excellait dans l’astrologie* et que ce fut lui qui représenta le monde par une sphère. C’est pour cette raison qu’on a prétendu qu’Atlas portait le monde sur ses épaules, cette fable faisant une allusion sensible à son invention ». Bib. Univers. trad. Ferdinand Hœfer

          Par ailleurs, la Mythologie nous dit : « Fils de Clymène (clé, clou + lune et pensée) fille d’Océan et de Thétys°, épouse du titan° Japet. Ses deux frères étaient Prométhée et Épiméthée”. Sa fille se nommait Électra (cf. notre art. Ambre*) et elle eut avec Zeus, Dardanos l’ancêtre des rois de Troie (Troja) ». Mais on peut lire aussi qu’il « était l’aîné de cinq couples de jumeaux (les boréades)n issus de Poséidon et de Klito fille de Leucippe (“blanche jument”) et d’Événor ». Mais la Mythologie dit aussi que, roi de l’Atlantide, il était le frère d’Albion et d’Ibérus, le roi d’Irlande.

Màj du 18 janv 04. Vu sur <épopée atlante> chapitre “Il y avait une île” :

Les noms des 10 premiers rois de l'Atlantide : les Boréades.
« Les cinq couples de jumeaux mâles engendrés par Poséidon sont :
1a Atlas - 1b Gadiros (Eumélos en grec)
2a Amphérès - 2b Evaimon
3a Mnéséas - 3b Authoctonos
4a Élasippos - 4b Mestor
5a Azaès - 5b Diaprépès


Commentaires du site < e-a > : Certains spécialistes de l'œuvre de Platon pensent que les noms de ces dix rois pourraient correspondre aux qualités supposées du peuple atlante.
          De cette liste bien comprise découlerait donc la vision d'un peuple atlante ayant une bonne maîtrise de la navigation (Amphérès = "ajusté des deux côtés" en parlant d'un gouvernail), riche en troupeaux (Eumèlos = "l'homme aux belles et nombreuses brebis"), de grande valeur à la guerre (Évaimon = "de bonne race"), très ancien (Autochtonos), ayant de la convoitise (Mnésée), habile à monter les chevaux (Élasippos = "qui lance les chevaux"), qui veut diriger (Mestor = "le conseiller"), qui a la peau foncée
116 (Azaès), qui est important (Diaprépès = "le magnifique").
          Quant aux deux premiers ils seraient des indicateurs géographiques: Atlas, s'il n'est pas l'Atlas fils du Titan Japet qui participa à la révolte des Titans contre Zeus, et fut pour cela condamné à "soutenir le vaste ciel", porte toutefois tout le poids de son nom. Et ce nom le lie à la montagne Atlas au sud des colonnes d'Hercule 117 . Quant à Gadiros, voici ce qu'en dit Platon: "À son frère jumeau, qui, né après lui, avait reçu pour lot la pointe de l'île du côté des colonnes d'Héraclès, dans la direction du territoire aujourd'hui appelé Gadirique d'après cette partie de l'île, fut attribué le nom d'Eumélos en grec, mais Gadiros dans la langue locale, ce qui peut avoir donné son nom au territoire. " Le territoire désigné ainsi serait celui de la ville autrefois connue sous le nom de Gadès et aujourd'hui Cadix dans cette même région de Gibraltar.

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         Atlas est souvent confondu avec son homologue Héraclès-Hercule. En fait, Atlas – l’Atlante, l’Alt Ase ou le Grand Ase (ou le Vieil Ase)– qui est le père des Hespérides (celles du couchant/ Occident) enseigna l’astronomie, les runes*/ astérismes, donc l’écriture* sacrée, à Hercule. Il porte le Monde comme un pilier, de ses deux bras levés en forme d’Irminsul* ou de la Rune* de vie qui le figure, à l’embouchure (Oss, Ass) de l’Eridanos-Eider (le “Don” des alchimist)s, près de l’Elbe et de la Weser qui formaient à eux trois le grand marais Maglemose dont de nombreuses îles subsistent au large du Danemark (“Marche des Danes”) et qui étaient les fameuses “Îles du Nord du Monde”.

         “Fils de Zeus, c’est lui qui fonda les Jeux Olympiques, fête quinquennale (quatre ans échus). Il délimita l’enceinte vierge de l’Alt Is, (“Haute Île” ou “Vieille Île”)n, honora le fleuve Alphée (l’Elbe des Alfes-Elfes*)n et nomma la colline Kronos” (de Coronos/ Kronos/ corbeau)n.
         Son frère n’est donc autre que ce Prométhée qui avait ravi le feu*, c’est à dire la connaissance, aux Dieux Ases* pour la donner aux hommes, les Grecs en la circonstance ; mais le mythe* éclaire curieusement l’Arbre et la Pomme d’Or c’est à dire de Sagesse. Le double janusien (au Solstice d’Hiver/ Jul*/ Neu Helle)118 de Prométhée est Épiméthée “celui qui se ravise”.

Dans la mythologie Celtique : il est Avalach dans la légende d’Avallon (Arthur) et ses parents étaient Béli et Anu119 (c’est à dire Bélénos et Anna/ Diana équivalents à Poséidon et Clitho)n, (Lewis Spence, History of Atlantis).

Chez les Kabyles (et non Berbères*) d’Afrique du Nord, chez les Kyrénès ? Les montagnes du Nord-Ouest de l’Afrique dont deux sommets culminent à plus de 4.000 mètres, ont été nommées très tardivement Chaîne de l’Atlas par Polybe, leurs deux sommets enneigés semblant à cet historien supporter la voûte des cieux mais, auparavant :
          Selon le témoignage de Strabon, les indigènes120 l’appelait Dyris et, d’après Pline, Daran (cf. Taran : le Mont de la foudre, in art. Thor*).
          Cependant, les Kabyles ont conservé des légendes qui rapportent que « au delà des côtes africaines se trouvait Attala, un royaume fabuleux qui possédait de riches mines d’or, d’argent et d’étain, et (que) ses armées avaient jadis débarqué en Afrique. Mais Attala121 , l’Île Blanche qui repose maintenant au fond de l’Océan resurgira un jour des flots ». Il est ici intéressant de remarquer qu’Attala est aussi connue des textes de l’Inde antique et nous y verrons un indice du passage des Celtes Éburons ou de leur parenté ancestrale avec les Aryas
. Autre curiosité : chez eux le mot atl signifie élu…comme dans le nahuatl qui est une langue… aztèque (cf. infra).

T/   BORÉE :


          C’est le Pays de Bor et Buri et (ou) de Bähr, Bear l’ours. Buri le procréateur symbolise la puissance germinative. La racine ne surprendra pas dans les mots flamand Boer et allemand Bauer qui signifient…cultivateurs paysans.…

U/ DEUCALION :


          « La société humaine est considérée comme triple. Ses deux premiers composants, le blanc (indien sattva “bonté”) et le rouge (indien rajas “passion”) forment la couche supérieure. Selon le mythe grec de Deucalion et Pyrrha, les Grecs (= les envahisseurs indo-européens) sont la descendance de Deucalion, le Blanc, et de Pyrrha, la Rouge, la population autochtone étant issue des pierres lancées par Deucalion et Pyrrha sur la terre noire (la terre d’origine des Pélasgoï ou Hyperbiréen*).
          « On observe ce symbolisme dans la Rigsthula nordique, où le teint de Jarl est blanc, celui de Karl, rouge, et celui de Thraell, noir122. C’est dire que la caste supérieure, celle des Jarl (nobles) est dotée de lumineuse “bonté”, la caste intermédiaire des Karl (paysans libres), de rouge “passion”, c’est à dire de pouvoirs et d’appétits matériels, la caste inférieure des Thraells (serviteurs) “d’obscurité”, c’est à dire dépourvue des deux principes précédents, en particulier des pouvoirs spirituels et de l’héroïsme que symbolise la blancheur de Jarl.
          « Ce n’est qu’ultérieurement que les trois couleurs ont acquis une signification fonctionnelle* : le blanc devenant la couleur de la “première fonction”, magico-religieuse, le rouge, la couleur de la ”deuxième fonction”, guerrière, le noir, de la “troisième fonction”… » J. Haudry, La relig. cosmiq. des Indo-Europ., Arché 1987.

V/ DORIENS/ Danéens :


          Dans la Mythologie « Dorod, fils d’Hellen et d’Orséis (ou, selon d’autres, de Deucalion), est l’ancêtre éponyme des Doriens. Il émigra en Phtiotide, fonda la colonie de Doridée près du Mont Œta. Les transfuges doriens étaient, par Hyllos, fils d’Héraklès d’où leur nom d’Héraklides. Doros fut tué par Échémos roi d’Arcadie qui imposa aux Héraclides une trêve de cent ans ».
          Tagès, Tarchiès, Tégée, est un nain* "tout-savant" qui accultura les Étrusques. Mais c'est aussi le nom de l'ancienne Tripolis du Péloponnèse au temps du "
combat des chefs" qui opposa leur roi Echémos l'Achaïen à Hyllos, le fils d'Héraclès le Dorien, l'Atlante…

         « L'historien grec Timagènes (1er siècle AEC) qui étudia à la fameuse bibliothèque d'Alexandrie 123 expliqua que les Doriens124 des îles extrêmes et habitant sur des terres situées au delà du Rhin furent poussés à quitter leur patrie par des guerres, perpétuelles et d'importantes inondations et, sous la conduite d'Héraclès, parvinrent en Grèce où ils s'installèrent dans des régions inhabitées. Héraklès mourut probablement durant cette grande migration… »
         Ce que confirment les tables 87, 80 et 101 de Médinet Abou : « Ils viennent des îles de l'Océan (sinwur, le Tartare) situées dans le Nord… » et « Ils viennent des ténèbres lointaines ». .
         L’invasion dorienne est aussi nommée “le retour des Héraclides” par Éphore de Cymé ce qui indique qu’après le refus opposé à leur installation en Grèce lors d’un premier passage et leur invasion des côtes d’Asie Mineure, ils revinrent et s’installèrent dans le Péloponnèse…
         Cette origine héraclitéenne nous amène à tenter une étymologie : Doriens, Doros “ceux du portique, des colonnes”… d’Hercule125 , étaient aussi ceux de Sour en Phénicie (Tyr126 pour les Grecs) qui signifie “le rocher, la colonne” en phénicien tardif. Ils sont aussi ceux de la (sublime?) Porte : on pensera bien sûr à hypsipylon.
         Ils venaient, par l’Europe centrale, de l’Europe du Nord et leur nom a été rapproché de celui des Thüringiens (D)! Leur invasion eut lieu en 1104 selon Eratosthènes, soit quatre-vingts ans après la “Guerre” de Troie… (Troja). Auparavant la Grèce ou Hellade se nommait l’Achaïe, après avoir été la Pélasgie.
         Les mythologues grecs nous disent que « Pan-dora (Dora –> Doriens)n “celle qui a tous les dons” (cf. Dons des dieux: rune* = lettre grecque c Ch(r)i “sacré”)n, fut façonnée depuis l’argile (i.e. le limon du reflux diluvien nordique)n ».
         Les Doriens sont donc les “doués”, tout comme l’Asine Athéna, la Polytechnicienne et la Victorieuse, dont Pandora semble bien être l’hypostase ou un symbole* mais, n’est-ce pas la même chose?

         « Héphaïstos et Athéna étant de même nature, sortant d’un même Père et ayant les mêmes inclinations pour les sciences et pour les arts, ont eu aussi la même portion en partage, savoir cette contrée, qui par sa nature est le siège de la vertu et de la sagesse, et qui est faite pour elles. »

         Les mots “Macé-donien” (machia “combat”) et le vieux-norrois dörri signifient “celui qui combat avec une lance”, ce qui pourrait expliquer la fausse étymologie des Germains : Gehrmann “hommes à la lance” : on se rappellera cependant que la lance/ pieu (Pal) est l’attribut de leur Père des Dieux, Odhin/ Wotan*.

         On retrouve ce Pal/ Palladium de Pallas Athéna en féroéen pour lesquels précisément dori est un “pieu”. Le Walburg atlante (mur de protection) était fait avec des pieux, lesquels servaient aussi de gnomon dans l’Astrologie* nordique. Ce mot dori signifie aussi “fol” et l’on comprend mieux alors l’importance de ces “fous” chez les “Trouveurs et Chanteurs du Souvenir” utilisant la Kala ou “prescription secrète” pour transmettre la “Vieille Coutume” en la cryptant, et aussi l’importance de la Nef des Fous ainsi que celle du Char Naval, mais nous étudions cela dans d’autres article tels que Fêtes*, et Gioïa*. Illustr. de Edw. Burne-Jones pour The Romaunt of the Rose 127  :



Dans la mythologie nordique : Bölthorn “épine de malheur” est l’oncle d’Odhin/ Wotan*, mais ce nom signifie aussi “pieu de malheur”, un pieu surmonté d’un “massacre” de cerf, ce qui est le sigle (l’iroglif) du cimetière ou Friedhof ; et Döri “bouffon du mal”, qui est le gardien de la “porte du malheur” Dürinn, ce qui nous rapproche des Doriens (engloutis) : mais est-ce vraiment si étonnant ?…
         Ce Pal/ Clou*, nous le connaissons fort bien puisque dans nos fêtes* folkloriques célébrant le printemps récurrent nous le nommons un
Mai !

U/ Ing : “descendre”… toujours plus bas


          La Rune* symbolise* la descendance… génétique ! Cependant, les descendants des Atlantes chassés par la catastrophe boréenne n’ont pas toujours été bien accueillis partout… surtout si le climat local s’y était aussi détérioré !
          Ils durent donc “descendre” encore, mais aussi s’éparpiller à l’Est et à l’Ouest, tout comme les C(r)immériens de la Mer Noire avaent dû le faire lors de l’inondation de leur civilisation (cf. notre art. Déluges*)…

C’est ainsi qu’on explique l’apparition des Doriens/ Héraclides sur la Méditerranée !


          « Doris, l’épouse de Nérée, est la mère des Néréides : Amphitrite, Thétys, Galatée128, Aphrodite (axadyomène). Acis, l’amant de Galatée, est tué par un rocher que le lui lance le jaloux Cyclope Polyphème (volcan)n qui lui faisait la cour. Ino “la mouette” fuit son époux Athamas avec son fils et se jette d’une falaise. Mais les dieux les sauvent (d’où le rite du dais*/ parachute rituel – en grec skironn) faisant d’elle la Déesse Blanche Leucothéia, la salvatrice des marins (depuis qu’elle sauva Ulysse*) et de son fils, Palémon Portunus, le protecteur des ports (chez les Romains).
          « Quand à Aphrodite, elle réchappa du raz de marée et débarqua à Chypre129 poussée par les vents égéens 130 et la vague du flux, telle l’écume produite par la “semence” d’Ouranos coupé par Kronos (coupure), ou une quelconque “pierre” d’ambre* flottant dans l’écume de la mer…
         « Danaé était fille d’Euridyce (“bonne loi”)n et d’Acrisios le roi d’Argos (l’archaïque)n : un oracle ayant prédit à Acrisios qu’il serait tué par l’enfant qui naîtrait de Danaé, il enferma celle-ci dans une tour d’airain (la Tholos de Troja)n. Mais la séquestrée ayant plu à Zeus*, Il s’introduisit auprès d’elle sous la forme d’une pluie d’or, et elle enfanta Persée. Acrisios, irrité, livra à la merci des flots, la mère et l’enfant. Enfermés dans un coffre qui fut porté par les ondes dans l’île de Sériphos (zéphiros?), ils furent sauvés par des pêcheurs puis furent les hôtes du roi Polydectès (–> Pollux?). Plus tard Danaé fut ramenée à Argos par Persée qui, sans le vouloir, tua Acrisios. Les Latins prétendaient qu’elle avait fondé Ardée, capitale des Rutules ». Jean Vertemont, Dictionnaire des mythologies indo-europ., Faits et Documents 1997.

          Mais, revenons un peu sur
Aphrodite, née (de l’écume) de la mer ! Nous sommes persuadés qu’ils y eut ici collusion de mythes, voire incompréhension de termes doriens archaïques de la part des mythologues grecs, voire Cypriotes : Robert Graves parle de ce genre d’erreur induite par une mauvaise lecture d’image (céramique, peinture, sculpture) et la nomme “iconotropie”. Quelques fois, un jeu de mots signifiant ou une kenning (métaphore poétique nordique, à récurrence culturelle) ne sont plus compris et l’un des termes prend le pas sur l’autre, d’où l’intérêt de la philologie et de l’étymologie* anciennes ! L’utilisation des kennings nordiques devrait, par parallélisme, nous aider grandement à démêler ces collisions.

         Puisque nous traitons de
Kronos séparément, dans l’article sur l’Astrologie* nordique et que nous venons de voir supra qu’Aphrodite était une Néréide, essayons donc de lire l’icône qui suit, avec un regard neuf :


Aphrodite arrive en Grèce…
sur le dos de la salvatrice Grue sacrée*

Plat peint de Camiros, Rhodes, Vème s. AEC.


         Mais revenons à notre sujet l’Atlantide en rappelant que les Doriens – qui venaient donc du Nord – apportèrent le fer en Grèce : des armes certes, mais aussi des harpé (“faucilles”, des socs de charrue capables d’ameublir les sols jusque là inexploités car le bronze casse dans ces sols rocheux : c’est à cause de leur valeur supérieure à l’or que les “broches de” fer étaient utilisées par les Spartiates comme monnaie* (échange).

         Dans notre ouvrage (ou dans d’autres lectures) on trouvera aussi les Doriens sous les noms de Danéens, Danaéens ou Danaens. On consultera aussi avec intérêt notre paragraphe Étymologie de l’article traitant du Dais* (signalons au passage que les chants folkloriques lituaniens sont appelés des… daïnis*).
         La “retrempe” génétique – ou pour le moins culturelle – que les Doriens amenèrent en Grèce archaïque était de type Druidique ou Asique” (cf. Druides art. Celtes*).

Chez les Celtes : Dana figure la Terre des origines, la Terre Mère, en rapport avec l’une des trois sources de l’Océan, la déesse Dôn ou Don (–> Éridanos/ Eider)…

Aux Indes : Son équivalent est Danu “courant, haut des cieux” ou “celle qui coupe” en sanscrit (Raimonde Reznikov). C’est la Mère des Daïmons védiques, les Danavas – dont Tarhunda (Thor) – qu’elle eut de Kashyapa “l’autogénéré” et, Jean Vertemont (suivant en cela d’autres auteurs) la compare à Angerboda la Mère de Fenrir ou à Échidna la grecque. Ainsi, depuis le fléau du Danaland, la racine Dana est devenue le “fléau” tout cours : c’est un raccourci verbal courant dans un système culturel connu, mais, malheureusement, il occulte souvent bien des choses…

En Chine ? Mise à jour du 17 janv. 04 : « L'Empereur Jaune victime d'une météorite? Huangdi, le mythique "Empereur Jaune", qui aurait régné sur la Chine de 2697 à 2597 avant JC aurait été emporté au paradis à l'âge de 110 ans par un dragon venu du ciel. C'est en tout cas ce que racontait sa légende.
          Des géologues viennent peut-être de faire basculer un pan de légende dans la réalité ! On vient en effet de découvrir, à proximité de la tombe supposée de Huangdi, au sommet de la montagne où se trouve le mausolée de l'Empereur, dans la province du Shaanxi (N-O de la Chine), un fragment de météorite dont l'impact remonterait à environ 5.000 ans.
          La météorite pourrait parfaitement selon plusieurs chercheurs avoir été à l'origine d'un cataclysme local ayant entraîné la disparition de l'Empereur (d'après une dépêche Reuters, 9-4-2002).

Commentaire du site "L'épopée atlante" :  Il faut souvent sortir des conventions et saisir la signification réelle de "Huangdi". Il est dit dans le Ci Hai (= Mer des Mots), que " dans les légendes, Huangdi est l'ancêtre commun des différents peuples du centre de la Chine. Son nom de famille est : Ji; il avait aussi comme noms : Xuanyuan et Youxiong ". Il faut donc se rendre compte que Huangdi n'était pas vraiment une personne, mais plutôt une tribu qui existait vers la fin de l'époque des sociétés primitives de la Chine. Après avoir conquis deux autres tribus, les Jiuli et les Yandi, la tribu Huangdi, autrefois nomade, s'est installée progressivement au centre de la Chine. Ils sont les ancêtres du peuple qu'on appelle Han depuis la dynastie Han justement.
          L'événement rappelé par l'information ci-dessus est donc à considérer comme nettement plus important qu'il n'y paraît : il ne s'agit plus d'une météorite ayant tué une personne mais d'une météorite ayant causé la destruction, au moins partielle, d'une puissante et nombreuse tribu. A ce titre, elle méritait bien de figurer ici, montrant que des événements similaires à la destruction de l'Atlantide se sont produits ailleurs, à d'autres époques et avec des intensités diverses. Et l'usage du passé dans la phrase précédente n'interdit pas de la conjuguer au futur… »


En Égypte (?) : Danaos (qui signifie “juge” en grec), était fils de Bélos et d’Anchinoé, petit-fils de Poséidon. Il régna sur l’Égypte avec son frère Ægyptos mais il se brouilla avec lui et s’expatria avec ses cinquante (!) filles (les Danaïdes). Il aborda en Argolide, détrôna le roi Gélanor, régna cinquante ans sur la contrée et donna son nom aux Ioniens du Péloponnèse. Il passait pour le fondateur de la citadelle d’Argos et périt (avec ses filles) sous les coups de Lyncée ». Vertemont, Dict. (Lyncée –> Fenrir).
         Il s’agit là, bien sûrs, des mythes* grecs, c’est à dire de Leur “point de vue”. Le raccordement avec l’histoire de l’Égypte (et le nationalisme vantard qui les caractérise) n’en rend pas la lecture aisée. Nous verrons en d’autres articles, en particulier à Alchimie*, les rapports de la Terre Noire de leur marais nilotique avec celle du Grand Marais, le Maglemose du Dogre, Héra et ses pauvres hères. Mais cette “Égypte” n’est sans doute pas celle que nous connaissons de nos jours : nous en traitons par ailleurs…

Màj 17 janv. 04 : « Voici quarante ans que le radiocarbone, en les vieillissant de 1.000 à 3.000 ans, affirme que les premières cultures de l'Europe ont précédé, de beaucoup, l'essor, un peu avant 3.000, des civilisations d'Egypte et de Mésopotamie. » www.doggerbank.com

En Libye : Libua était une Océanide (!) : « Suivant la tradition, les Océanides donnaient leur nom aux contrées sortant des eaux ou libérées de leurs glaciers, comme Asie, Europe, Thrace, ou Libye ou à des îles comme Rhodes, Parthénopé, Calypso ». Vertemont, Dict.
         Ce sont donc les vagues successives des transfuges Atlantes*- boréens, son peuple, ou quelque héros civilisateur qui donnèrent son nom aux Monts Atlas d’Afrique du Nord ainsi qu’au pays des Cyrènes, Kuréné la Cyrénaïque, Kurènes voisins des Ægyptos (cf. aussi les Berbères de Berbryx). Ce nom est aussi à rapprocher de l’ambre* par le truchement du cèdre libanos, l’arbre à encens…

Ogygie : en grec ogygios signifie “tout ce qui est très vieux, très lointain, fantastique”. Ogygie est, dans l’Odyssée d’Homère, l’île de Calypso dont nous parlons dans l’article romancé mettant en scène Ulysse* chez l’Atlante Nausicaa. C’est aussi le locatif du déluge*. Rappelons qu’en celtique Tir na n’Og, la “Terre des Jeunes” pourrait faire référence à la terre re-naissante, la terre fille après le déluge atlante* boréen.
          Homère qualifie Ogygie de “nombril du monde”.

Ortygie : “l’Île aux Cailles” peut faire penser à la comédie d’Aristophane les Oiseaux, laquelle se déroule à “Coucouville les Nuées” : Néphélokokkygia. On aura bien sûr pensé à l’Île aux Brumes (Nifl/ Nebl) des Niebelungen. La fille de Zeus y est présentée sous le nom de Basiléia (!), nom générique que Platon utilisera aussi pour nommer Atlantis et qui avait été conservé par la Tradition



W - LA FRISE
et les Frisons

         Rappelez-vous : lorsque encore enfants nous fîmes à l’école la connaissance de Rabelais, à un certain moment il nous emmena avec ses héros au « pays de laine frisée (Toison d’Or)n dans l’île de Frize (la Frise !…) où l’une des trente deux licornes* émonde° une Fontaine131 avec sa corne » : l’émondage est un vieux rite* des plus utilitaires, ce pourquoi il est sacré* et festif ; il subsiste donc dans toutes les légendes de “fontaines crées d’un coup d’épée” et le sabot de la jument blanche Horsa – ancêtre de la Licorne* – n’est pas loin non plus, lui qui fusionnera avec cette si utile tarière/ Rati qu’est la dent/ rostre bouclée à senestre du Narval*, si utile à l’émondage : “pour purifier l’eau des marets et des fontaines” (Panurge) et, c’est probablement à cette fusion – ou plutôt à cette confusion – que nous devons notre célèbre Licorne*.
          Comme si souvent en mythologie : “Tout se tient” ! Nos légendes et contes de Fées sont moins “embrouillées” de divers mythèmes que simplement cryptés pour survivre au monothéisme exotique.

          Cette île de Frize est située devant la Frise hollandaise et allemande et s’appelle Héligoland, ce qui signifie… “le Pays Sacré” : c’est ce nom, si fidèlement conservé, qui nous sert de piste pour la quête de la mythique Atlantide*…

         
 La Frise (Matres Frugum) est une zone littorale basse couverte de dunes située, en Hollande depuis la rive nord du Rhin, et en Allemagne occidentale. En fait, la Frise est une province à cheval sur les Pays-Bas et l'Allemagne atlantique (partagée comme l'est, chez nous, le Pays Basque* avec l’Espagne).

          « Elle est conquise par les Romains puis par les Francs (IVème s.). Évangélisée sous les Carolingiens (cf. notre § assez dérangeant sur Charlemagne in art. Irminsul*)n, elle est annexée à la Flandre au XIe siècle. En 1289, la Frise occidentale est intégrée au comté de Hollande 132 . Érigée en comté d'Empire en 1464, la Frise orientale passe à la Prusse au XVIIIe siècle. La Frise centrale est annexée par Charles Quint en 1523, avant de devenir un des États fondateurs des Provinces-Unies (1579). A Leeuwarden, aux Pays-Bas, se trouve le Musée de la Frise » Larousse.

          Mais, pour nous qui ne nous intéressons pratiquement qu’à son passé archaïque, donc à la mythologie*, c’est le pays d’origine des dieux vanes Freyr/ Freyja* (Frithkan signifie “amoureux” en norois, cf. notre verbe “fréier” ou frayer)…

          Les Frisons
sont donc “Ceux de Freyr/ Freyja” , des Germains qui habitent la basse langue de terre sablonneuse, de dunes précédant des marais et des prés salés, jusqu’au Schleswig-Holstein qui fait frontière avec le Danemark ou “Marches des Danes”. Et leur pays fut souvent appelée le Bastion de la Liberté, pour souligner le remarquable esprit d'indépendance de ses enfants.

          Les jeunes habitantes frisonnes de Staphorst portent encore un bonnet du type des béguins (quelque peu… phrygien) qui est bleu-nuit et semés d'étoiles… souvenir d’Astrée (cf. article Astrologie* nordique), bonnet qui est resté celui des Magiciens de folklore…

         Mais cette Frise que nous dépeint notre actuelle “géographie physique” ne doit pas nous faire oublier la lente évolution de la Mer du Nord, évolution souvent catastrophique mais, qui est loin d’être terminée :
         En effet, nous avons vu dans l’article Déluges* que toute cette zone alors exondée comprise entre la Scandinavie, le Danemark, la Frise Germano-Hollandaise et l’Angleterre jusqu’aux Féroës devenait peu à peu le Grand Marais boréen qui allait être submergé progressivement par la remontée de l’Océan sous l’effet de la fonte des glaces (la fin de la dernière glaciation s’est produite il y a 10 à 11 milles ans) condamnant ainsi ses populations de chasseurs pêcheurs à fuir par vagues successives vers l’Est et le Sud-Est, vers ce qui devenait alors l’Europe continentale où avait régné la toundra sous-glaciaire que repeuplait peu à peu le bouleau° blanc.
         Précisons que cette inondation était progressive et qu’elle avait submergé vers 7000/ 5000 AEC la “Civilisation maglemosienne ou hambourgeoise” située entre le Dogger Bank – le banc du Dog(r) Fenrir – dans l’actuelle Mer du Nord et l’entrée de la Baltique (cf. notre récit “Chefferies” dans l’art. Narval*).
         Bien plus tard, alors que poursuivant l’évolution “astrologique”* (astronomique) initiée par “Ceux des Mégalithiques”, une civilisation thalassocratique brillait de tous les feux de son “Âge d’Or”, un brutal et grand cataclysme provoqué par un important séisme en Islande mit fin à cette Civilisation confédérale nord-européenne ou Civilisation Nord-Atlantique de Posite le Président (~> Poséidon). Il submergea les trois grandes îles en trèfle de la Schérie°/ Phéacie qui fait face à la  Frise actuelle, noyant sa ville de Skéria133/ Poséidonia/ Basiléia ou Atlantis, ce qui provoqua les énormes déplacements des populations atlantiques riveraines vers le Sud, la Méditerranée, le Moyen-Orient et, probablement, sans doute, jusqu’aux Indes !

          Dans les Îles atlantiques : « Les Druides racontent qu’une partie de la population est indigène, mais qu’une autre partie est venue d’îles lointaines ou de la contrée située au delà du Rhin, ayant été expulsée de son pays par des guerres et par les mouvements de la mer ». Timagés (six vers sauvés par Ammien Marcelin).
          
Or, ces faits sont déjà identifiés par Charles Poix en 1887 à des faits historiquement localisés aux Pays-Bas et à la Frise : pourquoi n’en n’a-t-on pas tenu compte depuis ?

         Les traditions allemandes
content le pays de Vineta et disent que le tissage est venu de Frise dont l’île sacrée est Héligoland où l’on cultivait le lin bleu. 
         Le conte que nous connaissons sous le nom de Jacques et le Haricot Géant, porte en fait le nom plus évocateur chez les Anglo-Saxons de Jack et le Fraisier Géant, dans lequel nous percevons plus aisément cet Arbre du Monde célèbre au pays de Freyr-Freyja, le pays des Freysier-Frisons, la Frise germano-hollandaise : ce “fraisier” est celui que les Armanen/ Irmiones appellent l’Irminsul* et qui subsiste à peine voilé dans notre Fête* folklorique de l’
Arbre de Mai !
         Restons dans les contes pour rappeler que « Les sept nains* (qui protègent) Blanche Neige ont toute chance de symboliser
les sept districts de la Frise où perdurait l’ancien Code des lois païennes, le “Spiegel”. C'est donc tout naturellement que la Princesse vient trouver refuge chez eux pour échapper aux persécutions de la nouvelle reine qui représente à la fois le christianisme et le droit romain :
          « Le prince qui libère Blanche Neige de son cercueil de verre (cf. gläser in art. Ambre*)n représente bien sûr le jeune dieu de la renaissance, à la fois le dieu solaire et le soleil lui-même, l’amant de la Déesse Mère* (cf. notre article sur la Hiérogamie*)n, qui éveille un Printemps hors du temps où rien ne meurt, reflet de la beauté des anciens jours. Le symbolisme du conte est similaire à celui de la Belle au Bois Dormant.134. Ce prince “charmant” est le détenteur et l’instrument du pouvoir légitime (le Spiegel)n incarné par Blanche Neige… » J-P. Ronecker135, ABC des Runes, Grancher 1993.
          C’est certainement là l’analyse la plus pénétrante que nous ayons pu lire sur ce célèbre conte et profitons-en pour rappeler que peu de versions françaises disent que « la Reine Mère ayant perdu, doit chausser des grolles* de fer chauffées à blanc et, ainsi chaussée, danser jusqu’à la mort ! » 

Étymologie : Dans la mythologie nordique, les Frisons sont les Fryas ou "enfants de Frû” c’est à dire de Freyr/ Freyja. La Frise est aussi dite Frysia ou Freysia, bien proche phoniquement et géographiquement surtout de notre antique Francia (dans l’actuel Benelux) et, si l’on en croit Pline, les Anglo-Frisons seraient les Ingvéones136 (–> Ing “les descendants").

         Relisons ce passage de la mythologie grecque concernant Phrixos et la Toison d'Or (celle des orpailleurs atlantes ?) en y ajoutant quelques parenthèses éclairantes, selon notre point de vue "post-diluvien" si partisan et bien digne du “langage des oiseaux chers à nos Trouveurs/ Troubadours et Chanteurs de la Mémoire (Minnesänger) mais, ce texte, même s’il a été écrit “à la mode d’Euphronios Delphyné”, ne vaut cependant pas ceux de notre ineffable ami :

Récréation : «« Athanas (l'As des Ases) roi des Myniens (–> les Ar-Myniens/ Arméniens) d'Orchomène en Béotie (des descendants des Hittites indo-européens*) eut deux enfants de Néphélé la reine du nordique “pays des brume” (–> Nebel, Nifl) mais aussi sa "petite cousine" qui était son épouse "divine" (venant du pays des Dieux : la Borée), enfants que l’on appela Phrixos (pluriel Phrixon <– Freysen “les Frisons”) et Helle (Claire, la “lumineuse”).
          «« Sur les conseils de sa seconde épouse Ine (tradition locale, donc… inée) la fille de Cadmos le fondateur de Cadmée la citadelle de Thèbes (Ceps), Athamas s'apprêta à sacrifier ses enfants à Zeus (votre Déluge* boréen). Mais, du haut de l'Olympe (le rocher d'Héligoland), Néphélé (sa brumeuse cousine) envoie à ses enfants le bélier (de fécondité/ résurrection) Cryso-mallos ("Toison  d'Or") qui leur servira de monture (psychopompe) ou de coracle/ tapis volant. Celui-ci les emporte à travers le ciel jusqu'au pays d'Aea (Atlantide) sur les bords de l'Océan (l’Occident) : là où les rayons du Soleil sont enfermés dans une chambre d'or (la Tholos du Grand Ase, l’Alt Ase ou “vieil ancêtre” Atlas).
         «« En chemin, Helle (Hellène) a malencontreusement glissé de la céleste monture et s'est noyée dans les flots de… l'Hellespont (qu’on a donc dit, bien plus tard sans doute à tort137 , être) le passage de la Mer Noire. Au terme de son voyage, arrivé sain et sauf au pays de sa “divine” mère, Phrixos le Frison immole le bélier à Zeus*/ *Diew et fait hommage de sa toison à Ætés, roi du pays d'Æa, qui lui donne en mariage sa fille Chalciopée (“Visage d'Ambre*, ou Pays de l’Ambre… ou du cuivre”).
         «« Le bélier sacrifié monte alors au ciel réjouir les Dieux (par le truchement du fumet des fricassés de Frigg (Héra) la reine du Marais, et il y devient la constellation bien connue et appréciée des nautes de Noatun ("le clos des nefs" de Borée), et le premier des signes du zodiaque/ ouroboros…
         «« Mais (le déluge garde sa part), la Toison d'Or est gardée par un Dragon* redoutable (à tête de Méduse)…»» Extrait (presque littéral) des Argonautes “les marins d'Argos l’archaïque” (port qui était situé en Borée, l’archaïque Béotie Mère ?)

         Mais revenons un peu à notre étymologie* – en dérivant, tel notre Ulysse* sur la Mer boréenne, en quête de sa Nausicaa – mais en ne négligeant pas les “éclairages” particuliers que nous fournira, par instant, la “langue des oiseaux” car les mots en Fr, Frs, Phr sont souvent très intéressants et nous en signalerons donc quelques autres en vrac :

La Fraise : Ses anciens noms freise, fraie sont tellement proches de celui de la Freysia/ Atlantide*/ Frise) que nous n’hésiterons pas à affirmer que son nom indique… son origine ! La fraise “est l’emblème de la bonté parfaite et du dévouement” Chevalier & G. L’actuelle – spécialité agricole de l’Espagne “européenne”, dite aussi “la fraise-légume” par les mauvaises langues, dont notre ineffable ami Euphronios Delphyné – a été croisée avec un fruit chilien : “la voici bientôt aussi grosse qu’un navet mais sans son détestable goût, sans goût du tout d’ailleurs ! C’est le progrès… vu par les agioteurs de la troisième fonction*”…
          La fraise est aussi un collier brodé et surbrodé (récurrence), une collerette de dentelle des Flandres, de Freysia/ Frise, mais cette “définition” n’est pas encore dans nos routiniers et conventionnels dictionnaires… et si nous la sortions dans un “jeu télévisuel” nous serions déclarés perdants car « Cette culture-là n’est qu’un ppcd ! » E.D.
         La fraise/ foret, Rati dans la mythologie scandinave (cf. émonder°), tout comme le verbe “fraiser”, sont aussi – c’est certain – d’origine germanique !


Frisson : le peuplier noir, qui frissonne (cf. Frise) au moindre vent, était consacré à la déesse grecque de la mort de la nature, Perséphone, ou bien à Héraklès qui, “à son retour des Enfers, portait une couronne de peuplier dont les feuilles tournées vers lui étaient claires et blanches comme le jour et celles tournées vers l’enfer étaient devenues sombres comme la nuit. C’est pourquoi le peuplier-tremble138 est le symbole des lamentations, les kokytes, mais aussi parce que les Hespérides filles d’Atlas, étaient une rangée de peupliers qui sont maintenant sous les eaux. Lors des sacrifices offerts à Zeus* (Cf. les bûchettes in art. Runes*), le bois du peuplier blanc était le seul dont on pouvait se servir.

La “
frise” …de svastikas* sacrés* est le plus souvent nommée une “grecque”…
         
Fruit : Phéré “idée de Fruit, de porter, de supporter”, d’où notre mot frugal139. N’est-ce pas cette racine qu’on retrouve dans le nom de la Phrygie qui pourrait avoir été fondée par des transfuges de la Grande Submersion ?…

Fridh, allemand Fried “paix”, qui avec ar “année féconde” donne le salut/ souhait traditionnel « Fridhar! » “pour une année féconde et pour la paix” ! D’où le prénom Frida… la blonde, mais aussi celui de Fritz !

Pharos –> Faros “Phare”, comme souvenir de cette Tholos du Grand Ase et Vieil Ancêtre (Ur-Ahn), l’Alt-Ase que les Doriens emportèrent chez eux sous le nom d’Atlas (cf. notre art. romancé Ulysse* et Nausicaa)…

         Bien d’autres racines proches sont très probablement originaires du même groupe familial issu de cette zone culturelle FRisonne et ont été emportées vers l’est et le sud par des voyageurs, des créateurs de comptoirs coloniaux et, finalement, par les transfuges de la Grande Submersion qui détruisit l’Atlantide boréenne au XIIIème siècle AEC tels ces Phérès-Phénès qui devinrent les Phéniciens :



         Les 
Phéréphatia grecques qui sont la commémoration du “destin de Phéré/ Persée” – ou Phersou que l’on voit ici, sur la Tomba del Auguro du VIème s. AEC, à Tarquinia, ce Phersou qui est l’acultureur des Étrusques. Ces Phéréphatia étaient des fêtes* en l’honneur du destin* de Perséphoné (“le meurtre de P(h)ersée”), commémoratives donc…
         
Phérétidès est le fils de Phérès/ Admétos ou encore Eumèlos “aux beaux fruits” (!), Phéristos est “le plus brave”, Phéraspidos est “celui qui porte un bouclier”. Pherné signifie “la dot”. Phéréoïkos signifie “nomade” (Å germ. Wandel–> les Vandales).


1ère parution 23 fev. 2001 + 5ème màj le 15 nov. 04



          


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