
Lorientation : Les étoiles ont toujours été utilisées à cette fin car un paysage inconnu nindique rien : « Les constellations de la Tradition nordique sont des repères des saisons et ont des connexions avec la rites* et légendes saisonniers. Par exemple, le Porte Flambeau annonce lapproche du Flambeau de Loki sur le Pont des Dieux (Asabru), où la Bataille des Dieux prend place. À minuit au solstice dhiver, le Flambeau de Loki se trouve à lextrémité sud ou Rue dIrmin (Voie des Germains) la Voie Lactée des Grecs, avec les Mâchoires du Grand Loup et lOrteil dAurvandil opposés lun à lautre comme constellation du printemps et de lautomne. » Nigel Pennick, Magie du Nord, Pardès, Cf. aussi Astrologie Runique du même auteur.

Màj 24 nov. 04 : vu sur <users.belgacom.net/symbolisme/introductionfr.htm> :
* * * Orientation selon les étoiles * * *
«« Sommaire : Loin de constituer de simples fantaisies, les questions d'orientation tiennent une place importante dans les différentes traditions. Liées à tout un ensemble de notions, elles jouent un rôle primordial dans les divers rites initiatiques et récits mythiques. Le présent article a pour objet d'examiner comment les différentes modalités d'orientation se déclinent dans les diverses traditions et dans quelle mesure elles s'harmonisent entre elles.
Modalités polaire et solaire
Dans la tradition chinoise, le Principe, à l'origine de toute manifestation cosmique, se polarise selon la complémentarité fondamentale du Ciel et de la Terre. Le Ciel associé au côté lumineux, à la clarté, est yang comparativement à la Terre assimilée au côté sombre, à l'obscurité, au yin.
Selon les mêmes principes appliqués au points cardinaux, le Sud et l'Est sont relativement yang par rapport au Nord et à l'Ouest considérés comme yin.
En tant que fils du Ciel et de la Terre, l'Etre Primordial possédait la plénitude de la nature humaine dont il avait développé toutes les possibilités. Il était parfaitement équilibré au regard du yin et du yang: yin par rapport au Principe générateur de toute manifestation et yang vis-à-vis du Cosmos. En se tournant en direction de son complément, le yin ou le Nord, il amorçait alors la voie descendante du yang vers la yin, du Ciel vers la Terre.
Dans l'hémisphère Nord, cette orientation est qualifiée de polaire. En effet, l'observateur se tournant vers le Nord, qui est la projection du Pôle Nord céleste sur l'horizon le long du méridien, regardait aussi en direction de l'étoile polaire, l'apogée du Ciel. La fixité apparente de l'étoile symbolisait [le Cosmos]r.t parfaitement centré [
] en direction du Sud ou du soleil au méridien, c'est-à-dire au plus haut dans le Ciel. Une telle orientation est naturellement qualifiée de solaire et se retrouve, en particulier, dans la tradition chinoise.
Pour plus de détails, consulter la description de la sphère céleste dans l'article en rapport avec les colonnes du Temple sur ce site.
L'Etre adoptant la modalité polaire et regardant en direction du Nord (yin), montrait généralement (mais pas toujours) une préférence pour la droite ou l'Est (yang) de manière à maintenir l'équilibre qui lui était propre.
L'homme ordinaire suivant la modalité solaire se tournait vers le Sud (yang) et affichait généralement (mais pas toujours) une préférence pour la gauche ou l'Est (yang) en vue de restaurer l'équilibre perdu.
Privilégier la droite ou la gauche, dans chacune des deux modalités, revenait à accorder la prééminence à l'Est, considéré comme le côté lumineux, par opposition à l'Ouest, assimilé au côté sombre. Cela est en plein accord avec l'analogie générale qui veut que la Terre soit une image inversée du Ciel, vue dans un miroir. En conséquence, la gauche pour la modalité solaire correspond à la droite pour la modalité polaire (
)
Les portes d'accès
La porte indique l'accès à un domaine différent, à un autre monde. Dans la modalité polaire, l'être humain aura accès à la voie ascendante directe en direction du Pôle Nord céleste par une unique porte tandis que, dans la modalité solaire, il devra généralement franchir deux portes pour atteindre ce même pôle.
En effet, l'être ordinaire sur la voie ascendante de la Terre au Ciel et regardant vers le Sud découvre que l'orbite apparente du soleil ou écliptique se déplace vers le Pôle Nord céleste entre les solstices d'hiver et d'été et vers le Pôle Sud céleste entre les solstices d'été et d'hiver. Il pouvait en conséquence soit poursuivre son chemin sur la voie ascendante vers le Nord soit régresser le long de la voie descendante en direction du Sud (voir l'illustration ci-dessus).
Dans la forme traditionnelle hindouiste, autre exemple de modalité solaire, la phase ascendante est associée au dêva-yâna, la voie des dieux, et la phase descendante au pitri-yâna, la voie des ancêtres ou des êtres d'un cycle précédent. Cela est en plein accord avec la Bhagavad-Gitä qui dit: "feu, lumière, jour, lune croissante, semestre ascendant du soleil vers le nord" sont les signes lumineux qui mènent à Brahma; "fumée, nuit, lune décroissante, semestre descendant du soleil vers le sud" sont les sombres signes de la voie du retour au monde manifesté. L'accès au dêva-yana s'effectue par la porte des dieux naturellement identifiée au début de la phase ascendante ou au solstice d'hiver. L'entrée dans le pitri-yâna s'opère par la porte des hommes, figurée par l'amorce de la phase descendante ou le solstice d'été. En fonction de son degré de spiritualité, l'être humain passera par l'une ou l'autre des deux portes. A moins d'avoir atteint la ré-génération psychique complète, il re-passera la porte des hommes et se re-trouvera dans un nouveau cycle du monde manifesté ou humain. Au contraire, passé la porte des dieux, l'être quittera définitivement le monde de la manifestation pour le monde non-manifesté ou spirituel.

Modalité orientée vers le levant
Dans les traditions indienne, biblique et celtique, l'orientation est prise en regardant le soleil levant, c'est-à-dire en se tournant vers l'Est. Comme mentionné plus haut, l'orbite du mouvement apparent du soleil sur la sphère céleste se déplace quotidiennement vers le Nord entre les solstices d'hiver et d'été et vers le Sud entre les solstices d'été et d'hiver. En conséquence, l'écliptique coupe l'horizon en deux points correspondant au lever et au coucher du soleil qui eux-mêmes se déplacent le long de l'horizon.
Or, le soleil se lève en direction du Sud-est et se couche au Sud-ouest au solstice d'hiver; il se lève vers le Nord-est et se couche au Nord-ouest au solstice d'été. Aussi, durant sa phase ascendante, le soleil levant se déplace entre le Sud-est et le Nord-est. A l'inverse, au cours de sa phase descendante, il se meut entre le Nord-est et le Sud-est. Il s'ensuit que la porte des dieux peut être associée au soleil levant au solstice d'hiver et la porte des hommes au soleil levant au solstice d'été
Tout en se tournant vers l'Est, l'être peut donner la préférence au Nord ou au Sud, au côté sombre ou lumineux, à la gauche ou à la droite. Privilégier la gauche ou le côté sombre revient à observer le mouvement apparent du soleil levant entre le solstice d'hiver et le solstice d'été dans sa marche ascendante vers le Nord ou à suivre la voie du dêva-yâna. Donner la prééminence à la droite consiste à regarder le mouvement du soleil levant entre les solstices d'été et d'hiver, en direction du Sud, ou à reprendre la voie descendante du pitri-yâna.
Des illustrations de la modalité orientée vers le levant sont fournies dans les articles dévolus aux traditions celtique et biblique.
Circumambulation : Une question relative à l'orientation concerne la circumambulation rituelle ou la façon de parcourir un cercle.
L'Empereur de Chine circulait selon un rituel à l'intérieur d'une maison carrée divisée en neuf salles, appelé Ming Tang ("Temple de Lumière") qui constituait une image de l'Univers. Il s'arrêtait aux douze ouvertures associées aux douze signes du zodiaque. Les bouddhistes tournent autour de l'arbre du bodhi ainsi que des stupas qui symbolisent l'Axe du Monde reliant le Ciel et la Terre. Les juifs de l'ancien Testament circumambulaient autour de l'autel. A la Mekke, Les pèlerins se déplacent en procession autour de la Kaaba, une construction cubique à l'intérieur de la cour de la grande mosquée qui contient une pierre noire sacrée donnée par Abraham etc.
L'observateur se tournant en direction du Sud voit le soleil se mouvoir de l'Est vers l'Ouest ou de gauche à droite. Lorsqu'il fait face au Nord et regarde l'étoile polaire, les autres étoiles tournent apparemment autour du Pôle Nord céleste dans le sens rétrograde ou de droite à gauche. Or, adopter un sens de circumambulation en accord avec le Cosmos comme dans le diagramme ci-dessous était un gage d'harmonie du monde manifesté assurant que le microcosme se mouvait de concert avec le macrocosme. Autrement dit, se déplacer le long d'un cercle signifiait toujours avoir le centre à sa gauche dans la modalité polaire et à sa droite dans la modalité solaire.
La marche rituelle devait également partir du pied gauche dans la modalité solaire et du pied droit dans la modalité polaire. Cet ordre de marche était aussi généralement observé au-delà de la seule circumambulation pour marquer la prééminence du point de vue polaire ou solaire adopté soit dans diverses traditions soit à différentes époques au sein d'une même tradition.
Adopter un sens de circumambulation en accord avec le Cosmos comme dans le diagramme ci-dessous garantissait l'harmonie du monde manifesté en s'assurant que le microcosme se mouvait en accord avec le macrocosme.

Modalité solaire - Modalité polaire
Synthèse : Bien qu'apparemment aisées à appréhender, les questions d'orientation n'en sont pas moins complexes. Si le côté lumineux semble généralement avoir la préférence (dans le monde des êtres humains), il ne saurait constituer une règle commune aux différentes traditions et époques. Il convient non seulement de prêter attention aux confusions possibles entre différentes modalités (polaire, solaire orientée au méridien ou au levant), mais également au point de vue retenu au sein d'une même modalité (céleste ou terrestre, "haut" ou "bas") et aux règles de prééminence. Ainsi dans la tradition chinoise le Ciel est au-dessus de la Terre, mais dans la tradition celtique, le "bas" ou le royaume des morts prend le pas sur le "haut" ou le monde des vivants. En outre, il importe de préciser par rapport à qui ou quoi l'orientation est prise. Si cela ne pose guère de difficulté lorsque nous avons affaire à un être humain, il en va différemment pour une représentation. S'agit-il du point de vue du spectateur? Ou de l'objet figuré en tant que tel, surtout lorsqu'il prend une apparence humaine? Autant de questions qui ne peuvent rester ignorées pour com-prendre, c'est-à-dire prendre ensemble, les différentes traditions et leur profonde cohérence sur le plan de l'orientation comme de bien d'autres. Bibliographie : René Guénon: La Grande Triade", Gallimard 1957. »»
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Màj 29 juil. 05 : pour la correspondance des constellations en Chine cf. :
http://www.lexiline.com/lexiline/lexi366.htm
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« Les noms légendaires des étoiles relient leur qualités de Temps, de direction et despace au Mythe* cosmique une vue holistique universelle qui est éloignée du matérialisme moderne, mais qui est un plus, authentique modèle de limage des êtres humains. » Nigel Pennick, Magie du Nord, Pardès, Cf. aussi Astrologie Runique du même auteur.
« Lenzmond est le mois de la Lune de Printemps, en Mars, dans le signe dit du Bélier, et Saga (la Déesse, et le signe zodiacal ou heim) est à Söcqvabaekr "la cataracte" (une constellation). La neige et la glace fondent et l'élément féminin, l'eau, est libérée par le feu du Soleil, l'élément mâle. Pour cette raison le nom du "père universel" en ce mois Nikar (en grec niké = victoire)n signifie également Soleil des Nixes° les victorieuses (cf. aussi art. Sorcières*)n.
« On entend le fracas des tempêtes printanières au dessus des eaux mugissantes et le bruit du langage des vagues. Wotan* ressuscité (du Ragnarök, le Crépuscule des Puissances)n conduit son armée "d'âmes privées de corps" à Saga, qui n'est autre que Freyja, pour les réunir aux "corps privés d'âmes qu'elle a amené de son château solaire Volkswang, afin de rendre inoffensives les uvres de la mort.
« Le Feu du soleil et les Eaux de la terre conduisent leur dialogue, Wotan et Saga boivent quotidiennement le philtre d'amour dans des cornes d'or. La première hirondelle est de retour (fête de l'Annonciation), les premières violettes fleurissent (fête des violettes : les humains fêtent le printemps et la résurrection).
« Le nom Gerd (celui de la fille de Gymir) sapparentant au vieux norrois Gardr, qui signifie champ ou terrain enclos (comme langlais dialectal garth), lunion de Freyr et de Gerd peut être vu comme une hiérogamie entre le dieu de la fertilité et la terre cultivée (allemand Gerda, grec Gea)n union heureuse, eu égard au happy-end du poème. » R.I. Page, Mythes nordiques, BMP 90, Gallimard, 1993.

Quand religion* et astronomie*
étaient indissolublement liées :
Màj 30 juil. 05, vu sur le site <cromlechpyrenes> : « En définitif, en évitant "la spéculation incontrôlée qui frôle la folie", on ne peut éluder, si l'on prétend pénétrer la connaissance du "cromlech" [Note r.t : lobjet du site
cité est la représentation des constellations par les nombreux cromlechs découverts dans les pyrénnées], une certaine "spéculation contrôlée" : spéculer sur quelque chose en rapport avec le cromlech, contrôler et rectifier quand il y a lieu.
La comparaison cromlech = étoile s'effectue, en bonne partie, avec l'aide de l'astronomie* classique, mais se rapprocher de la signification authentique et du pourquoi de telles représentations oblige à pénétrer dans des connaissances et des sentiments oubliés, peut-être à cause du caractère mystérieux [Note r.t] 1 de cette religion* qui, dans une certaine mesure, donne l'impression qu'elle est proche de certains mystères de l'époque : Mystères d'Éleusis, Mystères de Dyonisos
? comme hypothèse de travail, je dirai "mystères naturels", impossibles à concrétiser pour le moment mais sur lesquels on peut trouver des écrits, en rien ésotériques, mais bien fondés, scientifiques, qui d'une certaine manière s'unissent et éclairent les études documentées de Franz Cumont sur le "mysticisme astral", expression et concept que développe cet auteur dans le chapitre V page 139 de son livre Astrology and Religion among the Greeks and Romans, qui commence en s'étonnant du succès d'une religion aride et absconse basée sur les théories de la mécanique céleste : « La réponse est que ce puissant système, qui s'engendre lui-même pour satisfaire l'intelligence, en appelle de façon plus efficace à l'émotion. Si les cultes de l'est avaient pour but de répondre à toutes les questions que l'homme se pose concernant l'univers et lui-même, ils avaient aussi comme objectif de remuer leurs émotions, en réveillant en lui l'impulsion de l'extase » (
) pour insister plus loin : «
cette émotion cosmique que sent tout homme et qu'il transforme en sentiment religieux. » Je dirais que Cumont, comme auparavant les stoïques, peu après les constructeurs du cromlech, donne la clé pour une fois contrôlées les "spéculations incontrôlées" et les émotions que produit, au moins chez certains, la contemplation de la nature, y compris la voûte céleste aborder et pressentir l'état de transe par lequel durent passer les "inventeurs", d'abord des religions astrales, puis de l'expression artistique qui se concrétisa dans le cromlech pyrénéen, qui est autant le fruit d'une technique astronomique épurée que la connaissance d'un territoire dont on ne peut tirer parti que comme support d'une uvre d'art sous l'influence d'émotions qui, sans essayer de les définir encore, durent bien exister. Comment alors ne pas courir après elles, au risque de perdre presque le contrôle, mais avec l'espoir de découvrir le pourquoi de constructions qui, en ce qui concerne la pure technique astronomique, sont une authentique et véritable merveille ?
Màj 31 juil. 05, vu sur <cromlechpyrenes> : « Cumont, dans l'uvre citée plus haut et depuis la première page, laisse peu à peu des traces qui cadrent facilement avec la religion* oubliée qui put inspirer le cromlech, au moins comme hypothèse initiale de travail. On peut extraire de cette uvre:
* De la page 21 : en citant Jastrow, Die Religion Babyloniens und Assyriens, ii., p. 432 : « La science de l'observation du ciel, peu à peu perfectionnée par les prêtres, devint en leurs mains un corps de doctrine astrale, qui ne perdit jamais l'empreinte de l'école, mais qui permit cependant l'entière religion babylonienne, et la transforma au moins en partie.>>
* De la page 23 : « Le Prof. Jastrow, le meilleur juge en la matière, n'a pas hésité à considérer le vrai culte sidéral, celui qui naquit à Babylone sous l'influence des théories érudites développées par la caste sacerdotale, comme une nouvelle religion. »
* De la page 24 : « Les nouvelles doctrines furent réconciliées ou combinées, après une transformation, avec les anciens crédos en plaçant le domaine des dieux* dans les étoiles ou en les identifiant avec celles-ci. »
* De la page 26 : « On pourrait considérer comme prouvé que cette religion atteignit toute sa splendeur au sixième siècle AEC. »
Un site intéressant sur le(s) calendrier(s) grec : <louisg.levillage.org/C_grec.htm>

24/ Un calendrier de 24 quinzaines
ou Cercle de lAnnée des Nordiques :
le trinôme Runique*, un varitable Ouroboros*
Au Septentrion, une plus grande précision ou adéquation utilitaire sera donc atteinte par les
tlantes* 2 boréens, ces nautes de haute mer qui avaient besoin de plus en plus de finesse dans leurs repérages astraux et faisaient pour cela des appels pressants à leurs
ses-tronomes3 quils abreuvaient tout autant de leurs observations touristiques et astronomiques que de nouvelles questions à chacun de leurs retours dexpédition :
Leur Cercle de lAnnée de 244 symboles est partagé entre les douze Ases : Odhin/ Wotan*, Bragi, Freyr, Njördh, Thor, Tyr, Forseti, Ullr, Heimdallr, Hnir, Vali et Vidar (Loki nest pas un Ase : pour la mythologie nordique, il venait de lEst) et les douze Asines : Freyja, Frigg, Idunn, Nanna, Siff, Skadi, Fulla, Gefjon, Gerd, Sigyn, et 2 Walkyries
Sur les bords de la Méditerranée, ce sont les douze Ouraniens ceux de la montagne ou les douze Olympiens Ceux dOlu des Grecs (cf. racine Alu in art. Sacré*), ou encore les douze Numina des Romains.
Plus loin, bien à lEst, ce sont les douze Aditya des Aryas de lInde, les dieux de la Vérité* fils dAditi la déliée (Å Aléthéya).
Mais, le Vieil Ase, lAlt-Ase
tlas, plus connu sous nos latitudes par son nom symbolique dOdhin/ Wotan* le fougueux et le lumineux comme *Diew le ciel diurne (cf. art. Dieux*) allait dé-couvrir 24 constellations ou astérismes ayant la même forme que les iroglifs fort significatifs communs et connus depuis bien longtemps par les deux peuples fondateurs de la civilisation de Poséidon/ Posite/ Æégir : les Ases et les Vanes (cf. développement in art. Guerre de Fondation*).
Leur dessin très simple, linéaire (filaire), apparaît chaque quinzaine à qui veut les contempler : ils sont là, encerclant comme une couronne lumineuse ou fleurie lArbre du Monde qui dirige cette ronde quotidienne des étoiles depuis le pôle Veraldalnagli le Clou de lUnivers. Ces figures furent appelés runar* en norois (runes), cest-à-dire les secrètes ou les murmurantes
Ce cercle de lannée quOdhin-Wotan traçât en gravant ces astérismes dun simple schéma au trait devint la carte runique du ciel : cest celle que reproduit Guillaume dans son étonnant et si révélateur ouvrage Les Runes et les Étoiles mais, nous y reviendrons plus en détail dans larticle traitant des Runes*.
En résumé, disons cependant ici, mais rapidement, quelles sont :
- 1/ le tracé des 24 constellations certes, mais recouvrant partiellement des symboles* locaux vanes antérieurs tels quon les retrouve aussi chez nous, dans les cavernes, au Val des Merveilles, à Glozel : le Verse-eau, ou bien Sigg/ Soleil/ Éclair par exemple
- 2/ que ce système figurait aussi un Panthéon antérieur rationalisé pour la circonstance de Dieux Ases très humains qui sont en fait les symboles psycho-sociologiques tri fonctionnels, des types idéalisés des ancêtres fondateurs, modèles bien utiles pour la vie communautaire* puisque très pédagogiques
- 3/ rangées en trois familles ou ttir de huit runes, de type tri fonctionnel, appelées par J. Y. Guillaume le trinôme sacré, et par Herman Wirth la suite sacrée :

- 4/ gravés5 sur une baguette de bois sacré ou sur du cuir, des armes, des tablettes dor, des bijoux dambre* et des monolithes ou des parois de falaises granitiques, sur le serpent Niddhog/ Ouroboros (!) par les Thüler, Érilar et Godhis, et par eux seuls
- 5/ astérismes qui allaient donner naissance bien plus tard à lécriture* alphabétique à cause de la présence (enfin) des voyelles musicales et du fait que chacun de ces symboles se prononce comme la lettre quon en a tiré par acrophonie (prononciation de linitiale), ce qui permit alors leur adoption dans le domaine vulgaire (en Phénicie, en Grèce et en Étrurie6) puis dans tout les cultures ayant adopté ultérieurement cette commodité, dégradée de notre système
dinitiation* .
Cest cet ensemble qui est resté caché en bien des lieux de cultes ultérieurs, sur un serpent ouroboros par exemple, par la grâce dun Compagnon sculpteur!

25/ Des calendriers historiques :

Notre correspondant et fidèle lecteur, Arnvald du Bessin, rédacteur à la Maôve, revue du mouvement de jeunes Les Oiseaux Migrateurs de Normandie, vient de nous adresser cette traduction de larticle de Kalvin, Lichmessung, paru dans la revue des Armanen Hugin et Munin : on y remarquera que la détermination des saisons et mois de lannée est relativement aisée si lon dispose une règle adéquate perpendiculairement aux rayons solaires de midi à léquinoxe :
Le calendrier celtique : Comme la connaissance des cycles du Temps et des calendriers était le domaine des Sages qui observaient le Ciel, les Ases* et Druides* seuls capables de manier les signes sacrés* et secrets, peu d'éléments survécurent au "nettoyage culturel" de loccupant romain puis, le pli étant pris, à celui des christiano-romain qui, dans ce domaine, furent beaucoup plus radicaux (cf. le mercenaire saint (?) Martin surnommé la Terreur des Antiquités Nationales !
Cependant on a trouvé à Coligny, près de Bourg en Bresse, un calendrier celtique traditionnel, non romain, qui a été daté de 50 AEC. Cette énorme plaque de bronze de 1 m par 1,5 m gravée en langue gauloise mais avec des caractères latins, est un calendrier luni-solaire perpétuel qui réconcilie les deux cycles sur une période de 5 années. Le nom des mois lunaires en gaulois est : Samon (Samhain 1° Nov.), Dumann, Rivros, Anagantios, Ogron, Cutios, Giamon, Simivisonn, Equos, Elembiu, Edrin et Cantlos. Les deux quinzaines de chaque mois sont séparées par le mot Atenoux qui signifie "renouveau" et qui sapplique, bien sûr, à la nouvelle lune.

Oläus Magnus, lHistoire des Pays Septentrionaux, 1561.
Les calendriers runiques : Plus au Nord de lEurope, là où l'influence romaine avait été moins forte et par conséquent les conquêtes de lÉglise* bien plus tardives, des calendriers traditionnels subsistèrent jusquau XIXe siècle avec leur gravure runique. Ainsi, avant la naissance de l'imprimerie, les calendriers runiques étaient-ils gravés sur des baguettes de bois appelées runestocks ou clogs7 par les Britanniques, et Rimstock (de Rimur, "calendrier") par les Danois ou Primrimur ou Primstaves dans le reste de la scandinavie, tous regroupés sous le nom générique dAllmonat (cf. "al manach", citation de Verstegan in art. Irminsul*).

Des calendriers religieux ! « Dans toutes les traditions, les calendriers ont été instaurés par les chefs religieux qui étaient réellement ou nominalement des prêtres astronomes [ainsi c'est Jules César qui instaura en 45 AEC le calendrier qui a été utilisé dans la majeure partie de l'Europe]n. Quand l'église catholique et romaine prit la suite du paganisme* national en tant que religion* d'état de l'Empire romain, les papes, grands prêtres de la nouvelle religion, assumèrent les rôles et titres de leurs prédécesseurs païens. Même aujourd'hui le Pape est appelé Pontife, continuation du titre païen de Pontifex maximus. C'est pour cela qu'un pape, Grégoire XIII, fut responsable de la réadaptation du calendrier julien qui était en avance de 10 jours en 1582. Ce calendrier "grégorien" est toujours en usage8 aujourd'hui. » Nigel Pennick (cette citation a dû être concentrée, mais vous trouverez de nombreux et intéressants détails dans son ouvrage Magie du Nord, ed. Janvier, 1995).
Au moyen-âge, les calendriers mêlant observations astronomiques, fêtes liturgiques (jours fériés) et conseils agricoles sont affichés en latin sur la porte des églises, pérennisant ainsi les fastes romains autant que ceux des Grecs. Après la naissance de limprimerie, ils sont publiés en langue vulgaire. Le premier en français le Grand Kalendrier et Compost des bergiers paraît le 2 mai 1491.

Le calendrier runique de Gammals (S) encore en usage en 1760
SUPPLÉMENT VUS SUR INTERNET
ET/ OU PROPOSÉS PAR @ :
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Mise à jour du 21 mars 03 : Voulez-vous lire maintenant Lhéritage des Dogons ?
Cliquez sur le bouton [dogonsir.pdf] et retour pour la suite !
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Mise à jour du 1er juil. 05 : voulez-vous lire maintenant un remarquable article
de Ralf Koneckis sur L'Astronomie des plus anciens Indo-Européens*?
Cliquez sur le bouton [mytastro.pdf] /RT et retour pour la suite !
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Voulez-vous consulter maintenant larticle traitant du Sidh* et, en particulier, son chapitre Newgrange qui est un couronnement de larticle que vous venez de lire ?
Clicquez sur le bouton [sidhnewg.htm] et retour pour la suite !
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Biblio plus :
L'astronomia dei celti. Stelle e misura del tempo tra i druidi
Autore: Adriano Gaspani, Silvia Cernuti. Prezzo: ¤ 13,00,176 p., ill.1997, Ed. Keltia
Descrizione : Dopo una breve analisi del mondo celtico, gli Autori prendono per mano il lettore, accompagnandolo gradualmente nel mondo delle osservazioni del cielo dell'Età del ferro, delle risultanze archeologiche, dei miti e delle testimonianze dei contemporanei; fino a delineare un affresco completo e affascinante dell'importanza delle stelle, dell'astronomia e dell'astrologia per l'antica Europa.
Revue Kadath n° 75 : Cahier new grange
(la préhistoire des andes revue et corrigée / New grange, entre archéologie et astronomie / traditions d'irlande et ethnoastronomie / les anges exterminateurs de Sodome et Gomorrhe / les "bays" de la Caroline, preuve de l'Atlantide ? / Atlantide des mégalithes) en vente c/o Archimed Diffusion.
Le temps conté - La grande aventure de la mesure du temps
David Ewing Duncan, traduit de l'anglais par Hugues de Giorgis, ed. NiL, 1999
Calendar, Humanity's Epic Struggle to Determine a True and Accurate Year
David Ewing Duncan, Avon Books, New York, 1998
GUIGNARD (Maurice-Erwin). Les Architectes odinistes des cathédrales, tome VII :
les étalons ésotériques de poids et de mesure des architectes selon Gencien Guygnard (1450-1495),
Père-abbé de l'abbaye de Nottonville Les Mureaux, Phosphenia, 2001, A5, agrafé, 84 pp., 9 E
« Un petit volume contenant de grandes remises en question. M.-E. Guignard, ami de F. Dupuy-Pacherand de la revue Atlantis a produit une uvre conséquente sur les traditions celto-nordiques que les amateurs sérieux d'ésotérisme se devront d'étudier, nonobstant les polémiques engendrées. L'auteur, très méconnu voire inconnu des lecteurs, a entretenu une volumineuse correspondance avec des écrivains et des chercheurs de son époque, ce qui lui donna une audience dans des cercles restreints. Si certaines informations ont paru dans quelques ouvrages, comme cela semble être le cas, qui a cité ses sources? Soyez curieux, le jeu en vaut la chandelle ! » /libr. Esotérica 14.
Liens plus sur le WEB
auduteau.net
olravet.free.fr
pages.infinit.net/histoire/calendrier
perso.wanadoo.fr/saumur-jadis/methode/temps
tondering.dk/claus/calendar
1ère parution le 8 mai 01, mise à jour le 5 nov. 05

Autorisation de citations :
