DE L’ASTROLOGIE À L’ASTRONOMIE
et à l’Écriture phonétique runique

  1ère partie : Astrologie septentrionale ou “nordique”


SUITE 6ème section : f-h
19/ Cronos et le Calendrier - 20/ Saturne
21/ Le nom des Jours “astraux” et des mois romains
22/ Naissance du calendrier solaire
23a
/ Les Constellations anciennes de A à D



19/ Cronos et le Calendrier


          
« Le passage de la vie nomade à la vie sédentaire est un changement radical qui bouleverse les moeurs, les savoirs, les techniques, les comportements, les relations sociales, les croyances. Cela se fait très lentement, avec des différences appréciables d’un groupe humain à un autre.
          « Mais le problème majeur de l’homme, qu’il soit nomade ou sédentaire, est celui de la survie. Celle de l’individu, comme celle de l’espèce. Et pour cela, il faut manger. Pendant 10.000 ans la recherche de nourriture sera l’activité essentielle de 90% des Européens. Et, pour cette recherche, la connaissance du temps est d’une importance primordiale. Tous les phénomènes cycliques de la nature sont à explorer. Les questions sont simples, évidentes : Quand chasser ? Quand pêcher ? Quand cueillir ? Avec la vie sédentaire, l’homme néolithique s’en pose de nouvelles : Quand planter ? Quand récolter ?…
          « L’humain cultivant la terre dut aussi se cultiver en apprenant à déchiffrer les subtils signaux périodiques du Ciel et de la Terre. » Alain Reinberg, L’Art et les Secrets du Temps, Rocher, 2001.

          
Maintenant que nous avons vu comment le Grand Ase à la corneille, l’Alt Ase (Atlas) détermina le calendrier solaire, rappelons la nécessité de celui-ci pour le recalage annuel du calendrier agricole lunaire1 afin de réaliser les travaux agricoles “en phase” avec les saisons solaires…
          Ce calendrier solaire fut-il une déchirante "coupure" dans les habitudes qui n’aurait pu s’installer qu’avec la résistance propre aux milieux paysans car il ne tenait pas compte des lunes et de ses phase ? Est-ce cela que nous retrouvons dans la trace symbolisée, puis embellie par les "conteurs" grecs et transmise par le mythe de Cronos2 coupant, émasculant (?) Ouranos son céleste “ancêtre” ur Ahn, le maître du calendrier stellaire fixe et du Soleil, Ouranos “l’habitant du rocher” olympien qui surplombait la Terre Sacrée boréenne HéligoLand ?…


Atlas/ Ouranos passant les colonnes d’Hercule
et récupéré par les Pères de l’Église. On remarquera le bâton wotanien non coudé,
les chapiteaux/ Irminsul* et l’arc roman figurant la voûte céleste : le firmament…


Revenons donc au mythe de Kronos
3 : « Le dieu du Ciel étoilé ou firmament4 était le fils et l’époux de Gaïa la Terre qu’il recouvrait complètement ce qui empêchait ses enfants de venir à la lumière [est-ce là une image de la Grande Submersion?]n. Gaïa se révolta et arma son plus jeune engendré, Kronos “coupure” [de l’An]n, d’une serpe5 aux dents aiguës afin qu’il coupe le sexe d’Ouranos au moment de leur union. De son sang naquirent les Érinnyes/ Vengeance et, du sperme tombé dans l’Okéan, naquit Aphrodite déesse de l’Amour. Gaïa la Terre, enfin libérée, put donner naissance aux six Titans : Okéanos/ l’Océan, Koios, Hypérion/ le Soleil, Japet [la race blanche?]n, Krios, et Kronos/ Corneille/ Coupure ; et aux 6 Titanes : Thétys/ [la Baltique?]n, Thémis/ la Justice*, Rhéa/ l’Écoulement, Thya [la Thulée?]n, Phœbé la brillante Lune et Mnémosyné/ Mémoire, la mère des Muses”. »
          Cronos, “dieu à la faucille” harpé, ou “dieu de l’Agriculture”, présidait à l’origine aux moissons (grâce au nouveau calendrier). Il était l’inventeur des techniques agricoles (cf. art. Abondance*6), puis il fut un roi fugitif exilé sous le Tartare : inconsciemment préoccupé par notre point de vue diluvien, ce mythe* de Kronos – qu’on retrouve aussi chez les Hittites (Indo-Européens*) avec Kumarbi qui coupe les attributs paternels avec ses dents – nous fait immanquablement penser à la Grande Submersion nord-atlantique (cf. les art. Déluges* et Atlantide* boréenne)…

          « À considérer les faits sans prévention, il apparaît que Saturne est essentiellement le dieu de la période qui précède immédiatement le solstice d’hiver7, celle des Saturnales. On sait en effet que pendant tout le reste de l’année il est lié de bandelettes, dont on ne le libère qu’à cette occasion : autant dire qu’il n’existe vraiment qu’à cette période de l’année. Le reste du temps, c’est un deus otiosus, un dieu du sommeil, en réserve. Est-ce pour cette raison qu’on le représente toujours la tête couverte ? » Jean Haudry, La religion cosmique des Indo-Européens, Arché à Milan, 1987. (Cher Jean Haudry qui sait trier dans tout le fatras littéraire dit mythologique, pour en extraire le éléments vraiment signifiants !)

          « Phérécyde distingue le Chronos primordial du dieu plus tardif que sera Kronos, confirmé dans son rôle d’acteur d’un épisode traditionnel de la théogonie, la titanomachie [cf. art. Déluge*]n ». R. Sorel, Les Cosmogonies grecques, Que sais-je 2882, PUF 94.
          Cette citation mérite attention :
Chronos (“Temps”) l’inventeur du calendrier était antérieur (!) à Kronos “coupure” cataclysmique provoquée par la titanomachie ce qui, de notre habituel point de vue “diluvien, est… chrono-logiquement évident et le confirme d’une certaine manière : la coupure diluvienne rend la terre stérile mais, comme la coupure précède la récolte, la terre va reverdir pour une nouvelle Ère, le dieu “récurrent” Dio-Nysos réapparaîtra !
          Cependant,
« une confusion aurait été introduite après coup par les philosophes néoplatoniciens entre le mot Chronos (avec un khi initial) et le nom du Titan Kronos (avec un kappa), ce dernier n’ayant jamais signifié le “temps” ». R. Sorel.

          Cela suffit donc à expliquer la confusion entre Kronos et Chronos et remarquons qu’ailleurs la mythologie grecque nous dit que Kronos8 signifie “coupure” alors que nous pensions jusqu’ici au patronyme de l’astronome réformateur Coronos, “le corbeau”, comme Odhin-Wotan* l’Ase aux corbeaux chez les celto-nordiques, ou Bran ou même la corneille Bodb chez les celtes insulaires qui personnifient eux aussi le corbeau9 de sagesse.
          C’est du moins ce qui ressort des écrits qui nous restent : il faudra donc marquer une nette différence entre Chronos le Temps concept et Kronos la Corneille père de Eus : c’est après les inventions astronomiques* du second que le concept flou de Temps/ Chronos se précise car la Mythologie* le dit bien :
          
Chronos avec la « faucille des temps anciens » et « Kronos fils d’Ouranos et père de Eus, est à la charnière de deux Ères : celle qui a commencé avec Chaos et celle qu’inaugure Eus” » : on ne saurait mieux dire !

          Donc, si Kronos en est venu à signifier “coupure”, celle-ci peut tout aussi bien être en rapport avec :

- 1/ Un changement d'Ère provoqué par la Grande Catastrophe de 8500 AEC : "coupure" qui provoque la fin d'un Monde dit depuis glaciaire ou polaire* par Tilak. Mais cela nous semble trop archaïque pour avoir subsisté pendant si longtemps dans la mémoire à ce niveau de civilisation (il ne faut pas rêver…)

- 2/ La fin de la civilisation mégalithique sous de brutales remontées océaniques. Alors, avec les observations faites à Stonehenge*, Kronos "le corbeau" transforme le calendrier lunaire en calendrier solaire et souligne la coupure civilisationnelle provoquée par le choix du Soleil au lieu de la Lune pour la détermination du calendrier des agriculteurs (lunaristes) et de la rose des vents des pêcheurs navigateurs (stello-solaristes) ainsi que la modification subséquente des rites* festifs* célébrant les Feux Solaires à côté – et en plus – de ceux des Déesses Mères* ce qui nous fera penser au mythème nordique de la “
Guerre de Fondation” des Ases et des Vanes !…
          Il est en effet probable que cette guerre de fondation* entre les Vanes et les Ases, ce
synécisme entre le culte de la Déesse Mère/ Lune/ Freyja* des agriculteurs et celui du Dieu Soleil Apollon* des guerriers/ navigateurs, ultérieurement représentés sur terre par la Reine, le Roi et/ou le Grand Conseil (Diète), ne soit autre que cette "révolution culturelle" qu'évoque notre "coupure" mythique apportée par le Grand Astronome et inventeur des runes*/ astérisme. Il ne serait alors autre qu'Odhin/ Wotan*/ Eus, ce que semble confirmer la survivance consignée plus tardivement de la cérémonie druidique de coupure du gui (cf. art. Arbres* des Dieux*) comme symbole du sperme du vieux Dieu-Chêne Ouranos "le Vieil ancêtre", "celui de la montagne aux chèvres Aéga", coupure qui fait référence à un changement culturel… de taille – si nous osons dire !
          Et, tout cela ayant pu être accentuée par :

- 3/ La Grande Transgression Marine du XIIIème siècle AEC qui provoqua la submersion de l'Île Verte ou Île au Trèfle et fut un cataclysme terrifiant dont on ne parla ensuite qu'avec des périphrases (kennings) pour ne pas provoquer son retour. C'est ce "marquage" particulier qui en fit un tabou et, par retour, accentua le silence qui l'entourait, et ce silence fut à son tour la cause de la multitude de versions du mythe*, de toute ces “versions ethniques” que l’on trouve dans les divers clans et les cités de culture “grecque”… entre autres.
Et, ce fut alors la fin de l'Âge d'Or de Cronos/ Atlas qui était le Roi ou le Grand Ase (Sage) à cette époque – dont nous pensons qu’elle a été celle de l’Atlantide* boréenne – et ce cataclysme a produit un changement régressif de civilisation dans l’Europe du Nord semi désertée et les Celtes* qui reviendront vers l’occident, n’apporterons que des bribes, des souvenirs diffus de cette Lumineuse Connaissance…

          Remarquons ici que cela pourrait être confirmé par
la mythologie balte qui nous dit que l’équivalent de Kronos est « Prakorima “celui qui fut avant”. Maître de la première génération des “dieux*”, il fut à l’origine d’un déluge* entraînant la disparition de l’humanité. »  (Vertemont, dict.)
          Et notons aussi que les événements 2 et 3 peuvent avoir été liés, du moins vus depuis notre propre époque – liés mythiquement donc – car ils peuvent avoir été relativement proches l’un de l’autre.
          Quant à l'idée d'une "punition divine" s’appliquant aux promoteurs et habitants de la “Terre Sainte” Héligoland, elle ne peut surgir que dans le petit peuple qui ne trouvera pas d'autre explication “rationnelle” à cette destruction de leurs Dieux* Ases par d'autres Dieux, forcément plus importants qu'eux ; c’est en fait bien naturel puisque ceci est la reproduction d'un schéma anthropomorphique et infantile : vous le savez bien, nos parents ont aussi des parents et la punition ne peut que descendre des générations précédentes !
          Gageons donc que les prêtres* de cette époque ont trouvé là de quoi satisfaire leur besoin de “s'occuper des affaires des autres”, de devenir des "maîtres penseurs" et d'accroître ainsi leur pouvoir10 séculaire quelque peu usurpé…
          Pour ce qui concerne la légende des “pierres avalées par Cronos” il est facile d’y voir la collision (si nous osons dire) des aérolithes accompagnant le bolide Surt ou des bombes volcaniques venues du ciel d’Islande et qui chassèrent des ethnies entières de populations nordiques vers le Sud, tels les Doriens certes, mais aussi les Lapithes petits-fils d’Ixion, et les Phrygiens, et encore les Centaures et ceux du “dieu des mangeurs de pierre” de la civilisation des mégalithes…
          Le mot est lâché : “mégalithes” et, puisque nous savons que ceux-ci servaient de repères zodiacaux, “avaler les pierres” pourrait donc signifier “le temps qui passe” en circulant autour de cet Ouroboros* marquant le Cercle de l’Année : ce n’est que la Marche du Destin* que les Nordiques appellent… Ørlög ! Et cela peut sembler une des caractéristiques de ce réformateur Kronos, mais nous en reparlerons…

Kronos-coupure invente le nouveau calendrier et il est donc la maîtrise du Temps Chronos : le nouveau calendrier met fin au joyeux fouillis des fêtes* en l’honneur de divinités locales toutes différentes et fêtées à tout moment. La rationalité calendaire impose une rationalité du travail agricole et une rationalisation du Panthéon syncrétique beaucoup trop varié. De nombreuses fêtes locales sont alors supprimées pour faire des semaines complètes et c’est peut-être, là encore, un des sens11 du mythe* de Kronos qui dévore ses enfants.



          On peut en effet imaginer que, sous cette réforme impulsée en Grèce par les Doriens, seule la fête du dieu suprême Zeus12 subsista. Puis, le manque de jours de fêtes – et par conséquent de repos – fût probablement insupportable et le représentant de Zeus comprit que ce monde rationalisé de Kronos/ coupure-du-temps était froid comme un concept d’intellectuel : ce nouveau monde semblait désenchanté pour le petit peuple de la troisième fonction* dumézilienne ! “Zeus”, en fait le Grand Sage/ Prêtre* qui le représentait, amenda donc sa réforme en ramenant à la vie ses “frères et sœurs”, les autres enfants de la Terre-Mère Topos, c’est à dire tous les rites* festifs célébrant les mythes* locaux cruellement absents13. Voilà pour la deuxième partie du mythe…
          Cependant, on l’a vu,
ce nouveau calendrier fut la marque d’un choix : il fallut conserver ce qui était cohérent ! C’est là ce qui différencie le synécisme du, ou des syncrétismes : ce n’est pas un fatras culturel in-signifiant mais un ensemble harmonieux, l’addition de ce qu’il y a de meilleur dans les deux civilisations qui fusionnent harmonieusement !
          C’est cela très exactement que nous retrouvons dans le Panthéon nordique mêlant Ases et Vanes issus de la Guerre de Fondation* et c’est aussi le moment précis de la création des runes*/ astérismes par le Grand Ase Odhin/ Wotan*, runes héritées des fort anciens symboles* maglemosiens d’une part, et continentaux leur venant d’autre part des Magdaléniens et des Glozeliens.




          Ainsi un Panthéion festif fut sans doute réintroduit et la réintronisation des enfants d’Ouranos/ le Ciel, que sont les Dieux/ Constellations, créa une fête* chaque mois !
Depuis, Kronos “coupure” est aussi Chronos “le Temps” et, qui sait, peut-être avait-il inventé le sablier dont la forme est celle d’un diabolo, mot qui, comme par hasard, signifie “diviser” en grec, forme qui est nous l’avons vu celle de la rune* de ce Jour Daggar (Tag, day ) qui sépare (coupe) chaque année passée de celle à venir et figure la Rune du Solstice d’hiver Jul*/ Neu Helle, ou la tête de l’Ouroboros, ce Serpent de l’Année qui se mord la queue : Janus.

`


          Et, ce Dag ou Thing pour les Islandais est aussi le nom de l’Assemblée des Anciens qui réunissaient la Diète14 ce jour précis de la re-naissance du Dieu-Fils solaire, pour réformer ou confirmer les institutions de la communauté*.



Le Saturne Mithraïque d’Arles (Soleil/ Sérapis), comparé à l’AïON15

20/ Saturne16


          Ce Dieu* Saturne est, chez les Romains, l’équivalent du Kronos17 des Grecs , et l’on dit « qu’il présidait à la Justice*, à la succession des jours, des saisons, des années, des siècles, ainsi qu’aux intempéries c’est à dire au Temps qui fuit et au temps qu’il fait. Image d’un roi déchu dont la fête* se célébrait du 17 au 22 décembre (au solstice d’hiver puisque le calendrier a été modifié depuis par Jules…) »
          C’était donc une divinité crépusculaire du ciel rouge correspondant au Savitar indien et au Dagda celtique. Il était associé à Ops18 une divinité des richesses de la terre et passait pour avoir été roi d’Italie pendant l’Âge d’Or : chassé du ciel 19, il se réfugia dans le Latium où, avec le dieu Janus, il poursuivit sur terre la période de l’Âge d’Or.
          D’aucun disent qu’il était le père de Picus un très ancien roi de Rome (celui d’une des tribus confédérées). De la nymphe Phylura qu’il séduisit en prenant la forme d’un cheval (comme les Marses, autre ethnie romaine) il eut le centaure Chiron “pourvu de mains” (l’habile, le manuel) un herboriste fils de Kronos20 et de cette océanide et qui était l’inventeur de la médecine et de la chirurgie.

Kronos ou Saturne ? Comment, pour deux civilisations si proches, fut il possible d’adopter un nom aussi radicalement différent ? Voyons donc cela de plus près : Saturne se retrouve dans notre mot provençal Satre21 (ou Sartre) qui signifie "coupeur/ tailleur", c’est donc un coupeur mais aussi un assembleur des “coupes” (cf. latin satrum “défrichement”), un érecteur de menhirs/ gnomons, un enchaîneur de repères calendaires, en un mot : un tailleur/ couseur… du Temps qui passe.
          Le mot latin sator signifie “planteur, semeur” mais, précisons : un semeur/ laboureur qui “coupe” la terre avant de l’ensemencer, car Saturne est aussi le dieu des semailles chez les Romains. “Son nom contient la racine “semer”, et si le semeur est sator, les semailles sont satus” (Varron, De lingua latina) : Sator22, un Dieu Bon qui nourrit à satiété une population satisfaite
d’où l’emprunt qu’en fit l’Église pour fabriquer son saint Satur que vous verrez vénérer à Saint-Satur, F-18300/ Cher.

          Nous pouvons probablement lui rapprocher le latin sacer "sacré" et le grec sôter "sauveur" 23 (?). Précisons aussi que la fête des Saturnales est souvent comparée à celle des Sacées de Babylone car les Cultures ne sont pas étanches : on retrouve de l’ambre nordique dans les sarcophages égyptiens !

          On retrouve le nom du Saturne étrusque sur le pseudo foie de Plaisance24 où il s’appelle… Satre  (eh oui) ! C'est le tailleur et le greffeur des arbres fruitiers, grande spécialité des étrusques avec l'irrigation – arts dans lesquels ils étaient passés maîtres avec le moulage des terres cuites (terracotta) et la technique du bronze, ou dans l’écriture runoïde* antique de sens rétrograde ou sinistrogyre : voilà qui nous entraînerait vers l’Atlantide* boréenne n’est-ce pas ? et nous pousserait à poser la…

Question : n’étaient-ils pas, pour partie, leurs descendants ?…


          Satricum Conca était le lieu le plus renommé des sanctuaires étrusques consacrés à Mater Matuta, “celle qui étale l'aurore”, fêtée annuellement lors des Matralia25 : il s’agissait bien sûr ici de la “coupure annuelle” fêtée à
l’Aurore de l’année avant la réforme du calendrier solaire de Jules César 26 .

          Sirritor était un génie champêtre présidant au sarclage des plantes et le souvenir de la racine archaïque de son nom est resté dans celui des pâturages d'été en… Suède säter qui sont des clairières dans les bois, des lieux où l'on sème et qu'on fauche (coupe) et qui sont pour nous des
essarts27, des clairières “coupées” pour en faire des németons en Vê, entourés du ruban sacré* Vébond (la péribole du téménos grec).

          Mais ne quittons pas les Terres Nordiques sans citer à nouveau le Hollandais Herman Wirth :
          « Le pays de Forsete (ou Polsete) était le “Pays Saint” (Heligo-land) de Forseti qui, dans l’Edda de Snorri, est désigné comme le fils de Balder et de Nanna. Forseti est, dans l’Edda, un nom complètement obscurci et mal compris : il ne signifie pas “président”, comme on l’a admis jusque-là, mais siège de For 28. Seta en vieux frison, saeta en moyen et haut allemand, désignent une voie d’eau à l’intérieur des terres, l’eSTuaire [“ST”]n ; on le retrouve dans le bavarois setr, dans le Frison actuel sate qui signifie la ferme [elle qui nous nourrit à satiété]n, originellement celle du Baron, l’Odaling ou Edeling “descendant noble”, et saza en vieil-haut-allemand, sâte en moyen-haut-allemand. En Neerlandais moyen, sate et sete ont encore le sens de “port d’hiver”, de lieu de “quartiers d’hiver”, de lieu de mise à sec des bateaux. Le terme “Pays de Forsete” signifie donc Pays de la seta de For. » (i.e. Noatun, cette voie d’eau dans les terre qui “coupe” le pays en deux…)n.

          
Mais, en matière de mythologie, de rites*, que coupaient donc Cronos ou Saturne avec tant de constance pour y laisser leur nom ? Nous évoquions plus haut la cérémonie druidique de coupure du gui sacré avec la faucille d’or (cf. art. Arbres* des Dieux*) qui intervenait à la fête* de l'an neuf à la période de Jul 29, la “nouvelle clarté” Neu Helle. C’était le rite* qui permettait l’investiture du nouveau roi-soleil ou “Dieu-Fils” quand que le vieux Dieu Chêne avait été foudroyé et cela se faisait grâce à l’insémination du jeune chêne par flagellation avec le Rameau d’Or du gui loranthus, précisément au moment du Solstice d’Hiver.

          On a vu précédemment que le jour de la semaine qui fut affecté à Saturne a été baptisé samedi, en anglais saturday et en Allemand Samstag dont Guido von List30 nous dit que : « Sa-ms-tag vient de Sa "faire" et de Mezz "séparer, couper" (par ex. Steinmetz, ciseau à pierre… pour graver des runes*; ou Metzger, "boucher" ; cf. aussi le grec mageiros ‘sacrificateur” in art. Magie*)n. C'est donc le jour de la fin/ coupure de la semaine (qui, de ce fait, n’est ni mâle ni femelle). De même signification est Saturne "faire tourner", Satur "constant dans l'originel" ou enfin Surtur "de l'originel à l'originel" (–> s'ur t'ur). »

          Comme confirmation de cette coupure, de ce cycle annuel remarquons qu’en Grèce, l'adjectif sataneios n’est en rien “satanique” (“propre à l’adversaire”, selon l’hébreu satan) car il signifie simplement chez nos helléniques cousins, “
l'annuel” :
          « Chez les Grecs, le génie fertilisateur Eniautos portait la corne d'Abondance* dans les pompes (cortèges)n dédiées à Dionysos l'annuel, setaneios 31 . » Frazer, Le rameau d’or, Laffont, 1981
          Remarquons donc bien ce côté récurrent, dionysien ou adonisienqui, là encore, est en rapport soit avec la coupure annuelle calendaire, soit avec la coupure de la civilisation des Dieux baptisée Âge d’Or et celle du renouvellement de la nature après l’affreux cataclysme boréen du XIIIème siècle AEC…


21/ Le nom des jours :


          Les lunaisons apparentes étant de 28 jours, le samedi32, jour de Saturne (cf. infra), pourrait marquer la "coupure" d'une phase lunaire/ semaine (–> semis, séminaire) à la suivante. Sur une image médiévale figurant "les divinités des Jours de la semaine dans la tradition nordique33 avec leurs attributs habituels et les runes*34 correspondantes", nous trouvons de curieux éléments de confirmation :

          Deux autres attributs intéressants figurent sur cette illustration : le Clou qui lui sert à fixer l'Univers après la Grande Catastrophe, et le Fouet qui lui sert à chasser les Titans qui sont les Noirauds et autres Matamores (id.) de nos folklores printaniers, en particulier lors de nos fêtes du
1er Mai, tous auteurs du cataclysme, et à les enfermer dans le Hel/ Érèbe, c’est à dire l’Europe du Nord submergée…

**Samedi
(coupure) “jour de Saturne”/ Saetere/ Seater ou bien jour des Nornes/ jour des Fées/ ou des “trois Fortunes” : y est figuré par Loki trickster (le truqueur) figuré en "astre", c'est à dire le sexe caché par une étoile. Le poisson nous rappelle que dans un autre chapitre de la mythologie nordique, Loki se déguisa en saumon… (en tant que Maître de l’Ordre du Saumon?)…
          La rune correspondante est Daggar un diabolo couché car les deux demi années finissante <– et croissante –> se rencontrent là, au point du renouvellement du cercle de l’année en ces douze jours les plus sombres, domaine de Janus. Chez les Grecs ce mot diabolo signifie "
le diviseur" (cf. § Diable in art. Église*) et figure donc le solstice d'hiver qui, tel Janus, divise l'année solaire en deux parties, l'une en Dieu-Fils à durée du jour croissante et, l'autre en Dieu-Soleil moribond est décroissante :

**Dimanche : Sol, “la” soleil, a une grande chevelure d'or comme Siff la femme de Thor dieu de la pluie. Elle tient un sceptre surmonté de l'Irminsul*/ Fleur de Lys (<– “Loi”) et ses autres attributs sont la "double croix" ou Escarboucle héraldique/ Muhlespiele ainsi que la Rune* Sol/ Sohne/ Sieg/ Foudre.
          Au sujet de ce jour du Soleil *Di-wos, citons :
          « Jules César établit que les Celtes de Gaule prétendaient descendre d'une divinité appelée Dis, estimée supérieure aux autres divinités. Dis était la divinité de la semaine de sept jours, le gouverneur des destins. Donc, Dis paraît être un aspect du Destin* ou du Temps qui passe, plutôt qu'un dieu*, peut-être équivalent du "Père Temps", faisant désormais de brèves apparitions lors de la célébration du Nouvel An » : « Le Dis-ting était une fête majeure pour les païens suédois et elle se perpétua encore pendant des siècles… » Nigel Pennick, Magie du Nord, Pardès 1996. (Cf. aussi Dises in art. Géants/ Nains*)

**Lundi : Mani, “le” Lune tient un rameau vert symbole de la croissance en lune ascendante et une trompette (celle d'Eurynomée, supposerons-nous). Un autre de ses attribut peut intriguer : c'est cette double flèche, flèche de Diane chasseresse certes, ascendante et descendante comme les 1° et 3° phases, mais qui rappelle certains Foudres joviens. Le dernier de ses attribut est la Rune Lagur “eau, lac” : nous sommes bien prêt d’Égérie sa parèdre au bord du Lac de Némi…

**Mardi : Tvisco/ Tyr, le Grand Ase, puis Mars le dieu ethnique des Cavaliers marses (les Romains). Tyr/ Mars est ici casqué ce qui le rend “invisible”, il porte la lance avec un fanion répétant la Rune de Tyr et un blason de feu ; la chèvre Heidrun mène son chariot ce qui en fait une hypostase 35 partielle de Thor*.

**Mercredi : Odhin/ Wotan*/ Lug36 / Hermès* / Mercure le voyageur, porte ici son sceptre canne gravé des "runes du contrat" (respect de la parole donnée), un chapeau à larges bords qui lui mange un œil, un sac en peau de Grue sacrée* qui contient les runes* secrètes. Ses deux autres attributs sont l'Ouroboros* “cercle de l’année runique” ou Trinôme sacré, et la Rune Odal symbole* de Noblesse (cf. art. Aristo*):

**Jeudi : Thor*/ Donnar/ Taranis/ Perkun(a)s/ Zeus / Jupiter tient ici le marteau Mjölnir "le concasseur" à la main (le pilon, ancêtre de la meule) et, sur son épaule, le manche du célèbre balai de bouleau qui lui sert à chasser les terribles nuages de grêle (lorsqu'on l'invoque à temps) ! Ses autres attributs sont la chèvre Amalthée et la Rune Thorn/ Dorn l'aiguillon, l’épine…

**Vendredi : Freyr/ Freyja/ Frigg/ Aphrodite / Vénus avec ses longs cheveux d'or, tient un miroir comme nos tardives mélusines* (et la déesse japonaise Amatérasu). Elle est aussi Birka si l'on en croit sa rune* que complète un bélier (de mer). Dans sa main gauche, un curieux outil : un grill ? La grille des enfers Thrymgjöll ? La "grille Hag-all" (cf. “nom des runes*”) ? C'est le même objet qu'on retrouve comme enseigne chez les Hittites ainsi que sur l’attribut d'Anubis capricornus (bélier de mer) tiré du zodiaque "égyptien" (cf. infra), s’agissait il d’un grill, d’une cage à feu, ou d’un “diviseur du ciel à observer” c’est à dire d’un Téménos ?…

          Nigel Pennick fait remarquer dans son livre que « les jours de la semaine sont ainsi divisés : dimanche, lundi et vendredi sont gouvernés par des divinités féminines, tandis que mardi, mercredi et jeudi sont sous le contrôle de divinités masculines. Samedi est gouverné par la divinité changeante Loki qui est bissexuel (cf. notre étude sur Loki l’hermaphrodite dans l’art. Hermès*)n. La division des sept donne donc 3-1-3, avec ce jour particulier représentant simultanément les deux sexes et aucun. »
          Ainsi, tout ce qui s'est écrit sur l'Hermaphrodite sans tenir compte du personnage particulier de Loki trinêtre, cronien, coupeur de l'ancienne ère, risque fort en échappant à une symbolique* signifiante, de n'être que… de la littérature !


Màj du 28 juil. 05 : Les jours de la semaine se décalent chaque année et reprennent la même place selon un cycle de 28 ans…



Le nom de nos mois nous vient des Romains :


- Janvier mois de Janus dieu des passages (solstices d’hiver : l’An vieux cède la place au jeune… Dieu-Fils !
-
Février vient de fébruare “purifier”, mois des morts.
-
Mars est dédié au dieu de la guerre. 1er mois de l’année romaine ce qui explique le décalage septembre, octobre, novembre et décembre pour les 4 derniers mois (infra).
-
Avril est le mois de Aphrodite/ Apru pour les Étrusques/ la Vénus romaine ! Son nom vient de aprilis, aprire “ouvrir la nouvelle année”, ce qui nous semble un étymologie…
-
Juin, le mois de Junon (la “jeune”) est donc mois de la jeunesse. Plus tard, quand la politique nationaliste prit le pas sur la mythologie signifiante, on prétendit que c’était en l’honneur du premier consul de Rome, Junius Brutus…
-
Juillet (qui nous fait penser à un “jul” d’été : solstice que les nordiques nomment Hul par opposition) a été baptisé ainsi, dit-on tardivement, en l’honneur de Jules. César avait politisé le calendrier romain : lui-même puis Auguste l’avaient utilisé pour promouvoir un culte impérial. Le christianisme se l’est approprié, l’a modifié, et a élaboré un rituel qui a fait disparaître la mesure scientifique du temps sous la charge symbolique chrétienne. » Jacqueline de Bourgoing, Le Calendrier Maître du Temps, Gallimard Découverte, 2000.
-
Août : nous venons de voir comment Auguste (“consacré par les augures”) aurait donné son nom au plus auguste des mois, celui où trône le Soleil depuis… toujours !

          Mais les Germano-Scandinaves ont conservé des noms antiques dont se servent les associations “maintenant” la culture traditionnelle. Nos lecteurs intéressés les retrouveront autour de la roue de l’année, dans l’article Runes*, # 7 § Armanen. Il en est de même chez nous avec les groupes druidiques (cf. revue “Message” du GDG).
        
12 mois. Remarquons en passant combien ce nombre de douze mois est bien choisi : 12 (mois) est divisible par 2, 3 et 4, ce qui est déjà suffisant pour en faire un nombre sacré* mais, de plus, multiplié par 2, il donne 24 (heures) et, par 5 il donne 60 (minutes) qui, lui-même multiplié par 6 donne 360 qui est presque le nombre de jours de l’année mais qui est, lui, divisible par 6, 5, 4, 3, 2 ! De là a trouver cette série “magique”… c’est proprement “divin” !


22/ Naissance du calendrier solaire :


          
L'idée générale est donc de “couper”, de séparer en morceaux, mais aussi de constance, c’est à dire de répétition cyclique, donc de faire un calendrier répétitif rationnel permettant de coudre les ans les uns aux autres. Si, à l'origine, c’est Coronos l'Ase "corneille" qui inventa ce calendrier astronomique et si la mythologie grecque nous dit qu’il a "coupé/ émasculé37 Ouranos, le ciel étoilé", on pourrait en déduire qu'il s'agit là d'une métaphore poétique concernant la cérémonie annuelle commémorant cette mise en place du nouveau calendrier.
          Ainsi Kronos a introduit une révolution culturelle38 et cultuelle, et qu'il soit ici question des testicules d'Ouranos montre le rapport de la coupure calendaire annuelle au moment de "l'an neuf" avec la cérémonie de la cueillette du gui au solstice d’hiver39 considéré comme semence du nouveau Dieu Chêne, présage pour la nouvelle végétation40 espérée de sa… fécondité !

23/ Les constellations :


Étymologie : L’étoile dans le ciel indo-européen est caractérisée par une fréquence de deux consonnes ST-. Voyez plutôt : -tara en sanskrit par chute du S initial, setare en persan, asdigh en arménien (t–>d), star en anglais, stern en allemand, estrella en espagnol, aster en grec et… stella en latin !
          Les constellations sont aussi appelées “
feux sacrés*” et, puisque nous verrons que le chiffre sacré 50 revient à plusieurs reprises, il est probablement en rapport avec les mythiques “cinquante constellations”, mais nous devrions probablement dire 49, comme les 49 Cabires, ce chiffe différant selon les variantes ethniques de la Mythologie*.
          Nous verrons plus loin, dans la IIIème partie, Astronomie* que, dans les limites de l’écliptique (zone des levers héliaques où se produisent les éclipses) apparaissent douze constellations mensuelles dites zodiacales. Ces constellations – ou astérismes – dont la fonction pour les paysans est nous l’avons vu, d’être un calendrier, sont aussi pour les navigateurs et les voyageurs une “rose des vents” leur servant à s’orienter en haute mer.
          Mais, les nordiques utilisent aussi douze autres constellations supplémentaires, intercalées presque régulièrement avec les précédentes. Ce sont là les “constellations polaires” que les Méditerranéens et les Moyen Orientaux ne peuvent utiliser car elles ne se “lèvent” pas dans la zone de l’écliptique et n’apparaissent pour eux que pour un temps trop court et bien trop près de l’horizon brumeux.
          Donc, pour la civilisation nordique dont nous verrons à l’article Narval* qu'elle était maritime, thalassocratique (cf. aussi l’art. Salasse*), le calendrier allait être basé sur l'apparition des 24 constellations utilisées pour leur navigation hauturière nocturne car ils avaient appris à reconnaître leurs déplacements horaires et saisonniers dans le ciel, tels celui de l’aiguille d’une montre se déplaçant sur 24 points de repère horaires (cf. carte Guillaume, infra).


          Ainsi, l’orientation sur les constellations dans les chefferies du Maglemose (cf. art. Narval*) allait être deux fois plus précise et leur calendrier paysan allmonat (d’où vient véritablement le mot arabisé almanach) serait basé sur des quinzaines : en visant une de ces vingt quatre constellations par rapport à un point fixe on la retrouverait deux semaines plus tard décalée à dextre de la largeur des deux mains tendues devant soi. Une main41 par semaine – quel heureux hasard – d’où l’on déduira que :






Carte établie par J. Y. Guillaume,
in Des Runes et des Étoiles.


          Le caractère aventureux des Nordiques est sans doute primordial dans le fait qu’ils initièrent la navigation hauturière mais, de plus, cet “ouroboros-zodiaque” supplémentaire en portant la précision à 15° allait ainsi leur faciliter grandement la tâche !

          On comprendra donc l’importance de ces Signes du Ciel et pourquoi leurs symboles géométriques ou “astérismes” allaient constituer ce que le Hollandais Herman Wirth appelle la “Suite Annuelle”, et J. Y. Guillaume le “Trinôme Sacré”, c’est à dire
le Futhark et que nous nommons par conséquent à tort “l’alphabet”42 runique – ce que nous étudierons plus longuement dans l’article Runes*.
          Futhark que le “divin” Wotan inventa après une longue observation durant neuf43 nuits/ mois, en faisant coïncider les archaïques symboles* des civilisations Ases et Vanes avec le schéma filaire de ces astérismes/ constellations :




          Dans notre pays, nous représentons la Petite Ourse, ou Petite Casserole ou Petit Chariot, habituellement à l’horizontale, ce qui est à peu près sa position l’été, quand nous daignons “observer les merveilles célestes de Dame nature”. Mais c’est oublier que si la polaire est le Clou* du Ciel, la queue de cette Casserole tourne tout le long de l’année de sensiblement 1° par jour, et toutes les autres constellations en font autant ! Et, puisque les Nordiques se représentent le monde comme un Arbre de Vie, ses feuilles étant les étoiles, son “tronc” est évidemment vertical, stable (Stam). Leur représentation de l’Étoile du Nord ou Baguette de l’Elfe est donc celle de la Rune* Algiz , l’Alce des Gaulois ou Cernunnos, c’est à dire Yggdrasil pour les Scandinaves ou l’Irminsul* des Saxons, celui là même que fit abattre Charlemagne sur ordre d’une nouvelle et exotique foi…


          Repères du Temps, les constellations symbolisent aussi les 12 Dieux et Déesses Gréco-romains et leurs 12 assistants chez les Nordiques, d’où les 24 astérismes runiques* “signifiants”, c’est à dire 24 “idées-forces” dont la combinatoire infinie permettra d’exprimer des concepts plus élaborés : c’est cela “l’Écriture* secrète” (raunen) des instructeurs initiateurs (Thuler) qui s’organisaient en collège tri fonctionnel, celui des Grands Sages les Ases, puis de leurs descendants post diluviaux, les Druides*…


Et maintenant, quelques notes
concernant les constellations :

(histoire de sortir des sentiers battus…)

Le firmament : « Les Etoiles fixes semblent conserver leurs positions à l’échelle d’une existence humaine et les caravaniers, les marins s’en servent depuis des millénaires comme points de référence pendant leurs voyages. Pour se repérer plus facilement, ils ont déterminé des configurations d’étoiles -constellations- auxquelles ils ont donné des noms choisis dans la mythologie. » <www.atp9.org> (Les ateliers du temps present 2004)

Origine du nom des constellations célestes : « S’il existe un mystère qui ne sera probablement jamais éclairci, c’est bien celui-là. En effet, les noms et les légendes attribués aux divers groupes stellaires, et à chacune des étoiles, remontent à un passé si lointain qu’il devient impossible d’en discerner la source. Seule une tradition unique à l’échelle mondiale semble capable d’expliquer la raison d’étranges parentés d’inspiration rencontrées chez des peuples très éloignés les uns des autres, et de culture actuellement totalement différentes.
          « Tous les grands astronomes ont médité sur ce problème. Plus proche du divin que les historiens ou les ethnologues, en raison de leur attention fixée en permanence sur les secrets du cosmos, ils ont pressenti que l’aménagement de la voûte céleste (en figures, constellations, astérismes)n n’était pas le résultat d’un hasard, une simple juxtaposition des diverses rêveries de poètes*, mais recelait plutôt un enseignement légué par des instructeurs inconnus et destiné à franchir les abîmes du temps.
          « La mythologie celtique, comme celle des Grecs, des Germains, des Scythes et de tous les peuples dits indo-européens*, était issue du Grand Purâna primordial. Voilà pourquoi les druides* ont privilégié l’étude de l’astronomie, car cette science seule permet de déchiffrer le message écrit jadis par Brahmâ dans les étoiles ». Raimonde Reznikov,
Les Celtes et le Druidisme, Dangles, 1994.



Sur cette boucle de ceinture des Francs, nous voyons Sleipnir “le glissant”,
le cheval à huit pattes d’Odhin/ Wotan et, en y prêtant quelque attention,
nous remarquons que celui-ci est parsemé d’étoiles sous forme de cercles pointés.
Qui pourra dire le nom actuel de “la constellation de Sleipnir” ?… Pégase !

Màj 20 juin 05 : « …la roue à huit rais, comme les huit pattes du cheval d’Odin. » Dupuis Pierre, La Cathérale de Chartres, Sur la trace des Templiers, Dupuis 2005.


Màj du 30 juil. 05 : « L'importance de la toponymie dérivée de la langue basque* permet à de nombreuses occasions de trouver une signification astronomique à plus d'un groupe ou de récupérer le nom vernaculaire de plus d'une constellation et de prouver le caractère sacré qu'eurent à l'époque certaines de ces constellations. » /@.

N. B. : Le signe (°) utilisé dans le texte suivant indiquera
l’une des “15 étoiles de l’astronomie médiévale”.



**Astraios, fils du Titan Krios et d’Eurytia “la belle rousse”, était nommé “le vieux Père des étoiles”. Il épousa Éos l’Aurore et fut le père des Vents et de l’Étoile du soir et de celle du matin, Vespéros et Phosphoros, la planète Vénus (Dict. Vertemont). Son nom nordique est La Rose de Wotan analogue au Muhlespiele des gravures pariétales (supra)…



**LA BALANCE : Thula des Nordiques, est pour les Grecs le “Joug étoilé des dieux”, ce que nous voyons sur cette monnaie gauloise sur laquelle figure aussi la Croix du Nord en haut : le Cygne. Pour les Hindous, le signe de la Balance symbolise le Mont Méru W (ce qui nous ramène à la Thulé)…
     « 
Jadis, une constellation du Cerf occupait la place de nos actuelles constellations de la Balance et du Scorpion. Au IVe millénaire avant notre ère, lorsque le Taureau indiquait le printemps, le Cerf marquait l’automne (le moment du brame). À l’époque de l’apogée de la civilisation celtique, le Soleil entrait dans la constellation du Cerf au moment de la fête de Samhain. C’est pourquoi l’animal symbolisa également l’ouest et, par extension, la Connaissance attachée à cette direction de l’espace, l’ouest des ancêtres disparus et du retour aux sources. » Raimonde Reznikov.

**Bataille des Dieux ou constellation du Cocher ou Aurige qui se trouve en dessous de Cassiopée (W) est dominée par Heidrun, la Chèvre conductrice de Frigg ou Capella : la constellation inclue donc les Boucs du Chariot de Thor

**Le Bouvier est en grec Bootês/ Boutès “le conducteur de bœufs” ou “le charretier”, repère du Temps nocturne ou Étoile Ours. C’est une constellation près de la plus grande connue sous le nom du Grand Chariot qui, lorsqu’il est appelé Grande Ourse, voit son bouvier appelé Arctophyllax “le gardien de l’Ours”. Arcturus n’est que l’étoile alpha de la constellation du Bouvier, l’Étoile du Jour*. Cette Étoile de la Chèvre est connue pour annoncer la saison de la pluie…

** Cassiopée le célèbre W, correspond à la rune Wunju car c’est un schéma filaire basé sur ses étoiles les plus visibles et se devant d’être “signifiant” selon les anciens symboles* ases ou vanes…
          « Dans un poème du barde Taliésin, la constellation de cassiopée est appelée Llys44 Dôn,
la Cour de Dôn, Dôn étant le nom gallois de la Grande Mère des dieux, la Dana des Gaêls d’Irlande. » Reznikov45 .
Pour les Lapons, ce W évoque les bois de l’élan : sans doute l’esprit ramifié de notre Cernunnos*…

**Le Corbeau est al Gorab ou delta du Corbeau…

**La Couronne Boréale et nommée Kaer Arianrod “la Maison de Roue d’Argent” chez les Celtes.

**Les Dioscures
, les Jeunes Dieux, étaient les Jumelles des Fils de l’Élan (Alce).

** La constellation du Dragon, “le Gardien des Trésors” (germ. Edward), garde l’étoile polaire qui, en védique, se nommait Druva “fixé, établi, constant” ! La constellation du Dragon sépare la Grande Ourse de la Petite !

Màj 29 juil. 05, reçu par @ : « Dans la partie la plus nordique de la Scandinavie, ou plutôt dans cette sorte de “chapeau” au sommet du continent européen, en face de l’Océan Arctique, qui s’étend de la Laponie aux îles Vesteralen et à la péninsule de Kola, il y a cinq ou six mille ans, quand la constellation d’Orion indiquait l’équinoxe de printemps et que le Dragon* indiquait le Pôle Nord, la civilisation indo-européenne* primordiale se développait ici, grâce à la période climatique la plus favorable jamais connue dans cette région. Cependant, l’optimum climatique commença à décliner et cela mis fin au “royaume des Dieux*”. Ainsi les Indo-Européens furent obligés de quitter leur patrie arctique et d’émigrer vers le Sud. »

Màj 29 juil. 05
, vu sur <rotasolis> : « De nombreux dragons hantent le ciel de la Chine. Certains poursuivent inlassablement le Soleil et la Lune, provoquant les éclipses. Il est intéressant de noter qu'astronomiquement, la tête et la queue de la constellation du Dragon sont les nœuds de la lune, points où ont lieu les éclipses ! » 

Màj 29 juil. 05
, vu sur le Dictionnaire des symboles : « le dragon s'élève dans le ciel à l'équinoxe de printemps et s'enfonce dans l'abîme à l'équinoxe d'automne ; ce que traduisent les positions des étoiles Kio et ta-kio, Epi de la Vierge et Arcturus, les cornes du dragon.  Nous rejoignons ici un aspect obscur du symbolisme du dragon, mais l'ambivalence est constante : le dragon est yang comme signe du tonnerre et du printemps, de l'activité céleste ; il est yin comme souvenir des régions aquatiques ; yang en ce qu'il s'identifie au cheval, au lion - animaux solaires - aux épées ; yin en ce qu'il est métamorphose d'un poisson ou qu'il s'identifie au serpent ; yang comme principe géomantique ; yin comme principe alchimique (mercure). »


Màj 29 juil. 05, proposée par Fdes1@, vu sur Eden de Felipe Vinci : « Note 17 : La position polaire de la constellation du Dragon à cette époque (en l’année 2830 av. JC, l’étoile Alpha Draconis, également appelée Thuban, arriva à moins de 10’ du pôle céleste) la fit devenir l’emblème du ciel étoilé et du Seigneur de l’Obscurité. C’est pourquoi l’Hyperboréen Apollo, c’est-à-dire le principe solaire (alias Râ, Thor, Michel, St. George, Maui, etc.), le " tuait " avec ses flèches (c’est-à-dire ses rayons) en revenant de l’obscurité du solstice. Le souvenir du Dragon demeure dans le jeu traditionnel du cerf-volant, dont la tête quadrangulaire et la queue flottante copient sa forme inoubliable (il est remarquable que les cerf-volants aient été appelés "drago" dans l’ancienne langue italienne). »


1ère parution le 29 sept. 01, màj du 5 nov. 05


       

Autorisation de citations :