
Étymologie : La racine grecque aristo signifie excellent1, le meilleur, le plus brave, noble et figure dans le nom Aristéas2 le meilleur et par conséquent dans notre mot aristocratie qui est le gouvernement des excellents tandis que Eupatrides signifie les bien nés !
Tous ces mots viennent de lindo-européen *Ari, les plus, de *Ar les adaptés, donc les meilleurs, en latin majores (cf. infra). Remarquons dautre part que Ar signifie aussi récolte en grec : cest ce que la Terre-Mère nous donne de
meilleur.
« Saviez-vous que le dieu Arès signifiait "brave, noble", et avait la même étymologie qu'aristos (et qu'arya en sanscrit) ? » màj @ Ferrer.
Quelques citations et réflexions :

« Au cours de leur émigration, les Nord Atlantiques devinrent, comme conquérants et comme porteurs de culture, comme colonisateurs, les Seigneurs3, les Nobles par comparaison avec les classes inférieures des peuples conquis et leur moindre niveau culturel. Le sanskrit arya désigne lhomme des trois castes (varna)n supérieures, celui qui commande, et aryani, la femme de la troisième caste. La présence du mot ario dans le celtique, et du mot Aria comme nom propre dans le vieux persique, le scythe et le vieil hindou montrent encore clairement le parcours continental des Armanen migrant vers lEst. » Herman Wirth, Lascension de l'espèce humaine, Diderich Iéna,1928.
Il y a deux grandes conceptions à ce gouvernement des meilleurs suivant les civilisations et les cultures : lune est un concept de supériorité, donc de domination, et lautre est un concept de plus grande conscience et des responsabilités qui en découlent vis à vis de la communauté* et donc de service dû à cette communauté, du rôle dexemple et de pédagogue, avec lesprit fédéral qui en découle (cf. § Subsidiarité° in art. Fonctions* 4).
Dans le Sud Est méditerranéen peut-être est-ce dû au modèle du Soleil écrasant et dangereux sous ces latitudes un chef de tribu vainqueur devient Roi Dieu. Il nélève les chefs vaincus des autres tribus que sils ont su reconnaître à temps sa divinité. Cest donc chez eux un concept hiérarchique centralisateur qui gouverne une armée de cadres et de sujets soumis, serviles. Lexemple typique en est lÉgypte totalitaire.
Dans le Nord Ouest européen au contraire, chacun peut, et doit tenter dêtre le meilleur dans sa fonction* et dans son métier (ind. varna). Cest alors lensemble des meilleurs de chacun deux qui fait laristocratie (de service) et le terme de noblesse (cf. infra) sapplique à leurs vertus humaines et sociales. À chaque niveau ainsi que dans chaque métier on se choisit un Maître par élection, en reconnaissance de ses qualités.
« La formule la gloire qui ne flétrit pas, en védique aksitam çravah, en grec homérique klé(w)os aphthiton, a été relevée dès 1852 par A. Kuhn. On sest aperçu depuis quelle sapplique à lun des principaux ressorts de lexistence dans le monde indo-européen*. Pour un membre de laristocratie, mieux vaut la mort que la honte, puisque la mort est inévitable, et que seule la gloire la gloire de la lignée permet quelle ne soit pas un total anéantissement. Plus généralement, ces formules sont, selon lexpression de Calvert Watkins, des signaux servant à transmettre les idéaux et les valeurs* de la communauté*. » Prof. Jean Haudry, Nouvelle École N° 47.
Un genos original ? Les alliances matrimoniales des meilleurs étaient caractéristiques de la pacifique Grande Fédération Nordique et prouvent les échanges mieux : la parenté, au moins culturelle entre ces civilisations que le Hollandais Herman Wirth appelle les Atlantes du Nord et ceux du Sud.
Lhypothèse de lapparition dun genos particulier (cf. art. Clan*) renforcé par lendogamie entre jumeaux* réels, cest à dire consanguins et/ ou les alliances entre les meilleur (aristoï*) ou frères en initiation nest certes pas à repousser à priori pour expliquer lapparition de cette civilisation originale de lAtlantide* boréenne.
On verra au sujet des Vestales, (dans larticle traitant du Feu* et aussi dans notre article romancé sur Ulysse* et Nausicaa), que la hiérogamie* était réelle entre le roi le Kon celtique chef du clan et la grande prêtresse de la terre, et l'on peut se demander si elle n'avait pas lieu aussi avec le Collège des Vierges : les Vestales. Ainsi, le "droit de cuissage" bien plus qu'un vulgaire droit au viol de la part d'une aristocratie* qui était élective à lorigine, rappelons-le ne serait qu'une survivance dun rite* sacré*, ce que par la suite les mythologues nommèrent bizarrement prostitution5 sacrée par confusion avec dautres rites proche orientaux dans lesquels les hiérodules se faisaient payer afin de se constituer une dot (diminué du racket de type fiscal au profit de lentretien du Temple* et du
sacerdoce).
Un changement de murs dut donc sétablir en faveur du mariage qui fixait les géné/ gens de ces êtres à lesprit clair, lumineux, xanthos et que son modèle, dabord pratiqué par les meilleurs des trois fonctions* entre eux (ce qui créa une aristocratie), fut présenté au peuple des diverses teutas/ tribus comme le mariage de la Nature, certes, mais aussi comme un mariage princier 6. Cétait celui des Dieux*, dont nous avons vu quils figuraient à lorigine ces ancêtres Atlantes* boréens descendants de Ceux des Mégalithes, nos vieux ancêtres Ur-Ahn, les Dieux Bons (good, gut > God, Gott), ceux que les Romains appelleraient plus tard et dans le même esprit que leurs ancêtres : les Mânes* (les Bons).
Il était nécessaire de se poser ici la question car sil sagissait là dune évolution ethnique (qui est toujours en cours, ou
en involution), nous aurions eu affaire ultérieurement aux descendants de cette aristocratie particulière, celle-là même qui dirigeait lAtlantide/ Schérie, noblesse issue des lignées fondatrices royales mais dextraction élective 7 ce qui est évident dans ce pays inventeur du Thing ou Parlement. Ceci nexclut évidemment pas la présence dune aristocratie de guerriers (un Ordre du Loup) venus des forêts continentales (Ases?) comme meilleurs de la IIème fonction* (cf. art. Blasons*) ?
Dautres points de la mythologie* nordique précisent que les Ases nacceptaient pas les unions entre parents proches, unions pourtant traditionnelles chez les Vanes. Il nest donc pas exclus quil se soit agit, au moins chez ces Dieux* vanes, dune race sélection fixée par le mariage des frères et des surs jumeaux tel que celui de Freyr et de Freyja* (cf. art. Jumeaux*) mais, il est bien plus probable encore que le terme de frère et de sur sappliquait à des membres qui, Frères dun Ordre Initiatique*, se considéraient de ce fait comme des Pairs : les meilleurs de chaque clan*. Cest bien comme cela que nimporte où dans le monde naissaient les aristocraties ] nous ne parlons pas de celles de largent : il ne sagit là que de ploutocraties !
Dans cette hypothèse, les couples Hermès + Aphrodite, comme Apollon + Artémis (le parallèle est évident), seraient alors des jumeaux* atlantes boréens, des frères ou des cousins, ou mieux encore de deux des meilleurs du collège Aristo qui formaient les jeunes initiés 8 du Grand Sage, lAlt Ase que les Grecs Doriens nommeraient
Atlas.
Et, cette opposition des Ases et des Vanes dans leur guerre de fondation* ne dut concerner que leurs chefs, leurs aristocraties cest à dire leurs Dieux! Elle nous semble essentiellement civilisationnelle même si elle reste en partie caractérologique. En effet, les Vanes navigateurs et arboriculteurs sont les représentants de leau et de la terre, alors que les Ases guerriers et cavaliers sont voués à lair et au feu. Ce sont ces quatre forces qui recoupent les archétypes* de Jung et nous les retrouverons aussi dans larticle traitant de la combinatoire du Svastika* sacré.

La Rune de la Noblesse
Odal : signifie héritage inaliénble 9 (< sol du peuple), noblesse, lien* avec les ancêtres et, dans le très long article étudiant les Runes* nous rapportons cette Triade Fonctionnelle (en fait, comme bien souvent, les trois fonctions* figurent dans la même sentence, mais plus ou moins clairement) :
- 1ère fonction* : Par son graphisme, bien proche du gamma grec g symbole du genos, cette Rune Odal évoque la descendance
iNg (génitif) et le Lien Sacré* du mariage : disant cela on a presque tout dit de la Rune de la Lignée, de la Noblesse : Adal en germanique, doù le prénom Adèle et le terme social dEdl en gaulois (!), ou dOdilmadr en norois, ledelman ou homme libre10 , qui est celui que le roi appelle pour défendre le sol sacré* contre une invasion (cf. 2° fonction*) mais, nos édiles sont-ils encore Nobles ?
- 2ème fonction : « Les Kerels flamands (Kerl <> Karl)n étaient des hommes nobles qui entraient dans le schéma tri fonctionnel* de Dumézil. Leur nom même indique quils appartenaient à la caste guerrière et ils savaient que leur mission était de défendre le sol sacré*. La conscience de cette mission impliquant linitiation*, ces hommes étaient des initiés qui, au Moyen Âge, ont lutté pour le droit odilique contre le droit féodal 11 qui était de tout autre nature. Le droit odilique lié à linitiation, a tenu bon jusquau XIXe siècle (!) en Norvège. Dans nos régions, il avait été balayé ()n dès le milieu du Moyen Âge. » Knraad Logghe.

- 3ème fonction. Chronique anglo-saxonne : «
Edhel (ethel héritage en anglais)n est dans chaque amour et plaisir, quand il jouira souvent de son bon droit, des fruits de la terre là-bas dans sa ferme » son patrimoine ancestral (propriété familiale inaliénable)n. Et Wardle précise : « Les Germains de lAntiquité fondaient le Sol dOdal sur la fidélité (féod) et la croyance ; le sol restera aussi longtemps en leur possession quils le transmettront dans le meilleur état à leur descendance. Le Sol dOdhin se léguait ainsi aux enfants et aux petits enfants. Le paysan Odal amplifiera cette coutume, en devenant le meilleur propriétaire terrien et le meilleur éleveur de bétail. » (Les comices agricoles perpétuent cette noble tradition)n.
Le concept archaïque correspondant à Odal
semble être Midgard le jardin du milieu (celui des Hommes, clos, protégé par le Walburg ou le ruban vébond qui est probablement sa symbolisation)n et « le trésor de lenfantement, le pays natal, la mère patrie. » Wardle
Lieu dit : Ethel en Cornouaille bretonne, près du menhir phallique (gnomon à boule) de Locoal-Mendon.
Les Runes
nobles : Odal
est quelquefois présentée comme étant la Rune dOdhin, du savoir magique*, cest à dire de la filiation avec les ancêtres morts (Mânes*) : de ce fait elle est en rapport avec la protection de la Tradition (Bojorix).
Algiz/ Alce ou Rune de Vie : Il est intéressant de remarquer ici que le mot anglais pedigree, pied de grue
ou arbre généalogique, est précisément en rapport avec cette idée déquilibre entre pureté du Génos, du clan*, et acquisition de nouvelles caractéristiques dans le pool génétique12 de la communauté* élargie par lexogamie (dans les limites homo-géniques ou aristocratiques). Cest ce problème qui fait verser du sacra au casta (cf. les art., Fonction*, et Magie*) lorsquon est plus capable de le dominer !
Aristocrates car élus et portés sur le Pavois : le Roi et même lEmpereur chez les Celtes, Rix et Con, et chez les Germains, Rikr et Knig, ont encore longtemps été ainsi élus et portés sur le Pavois ! Sauf chez nos tardifs Francs Saliens car lirruption du Christianisme, servilisant celui quil a choisi pour sa (trop souvent triste) besogne, annihile ce concept éminemment aristo-démocratique de leur assemblée dégaux le Dag
(Diète) des Anciens du Clan* pour tomber, via sa conception de royauté sacrée par lÉglise*
dorigine orientale dans labsolutisme mono-archique, rançon obligée de toute mono-idéologie.
Sociologiquement, la Table Ronde celtique est un symbole de gouvernement aristo-démocratique de type confédéral : chaque Chevalier Comte (probablement le délégué dune Comté) y donne son point de vue. Lon y discute fraternellement et lon cherche ensemble une synthèse réaliste et, en cas déchec, le Roi Arthur le Vieil Ours° tranche : il met fin au dilemme au nom de lintérêt de la communauté* (cf. art. Lien, nud*) !
Chez les nordiques, cela correspond à « LAlthing (haute assemblée ou assemblée des anciens : Dag)n qui réunit tous les hommes libres, impose le respect de la loi commune, cest à dire lordre, sans lequel il ne saurait y avoir de liberté. De ces païens islandais, les voyageurs étrangers ont pu dire stupéfaits : ils nont pas de roi, seulement une loi. Aucune nation na été plus rebelle au totalitarisme politique ou religieux que ce peuple de lAtlantique nord, longtemps fidèle au souvenir de ceux des leurs qui avaient fui la dictature des premiers monarques norvégiens. » Jean Mabire, Les Dieux Maudits, Récits de Mythologie Nordique, Copernic,1978.
Mais, les sociétés indo-européennes qui fonctionnaient parfaitement avec leur schéma tri fonctionnel souple, éducatif, adaptatif, voient alors celui-ci se transformer en un système de classes héréditaires (casta). Lintroduction de la Loi Salique14 en Gaule franque est le tournant décisif qui nous a orienté (!) au Sud Est, vers le Moyen Orient judéo-chrétien.
On voit alors les trois Fonctions* se figer et les héritiers dégénérés cest à dire dont les vertus inhérentes aux fonctions qui leur valaient leur position élue, les ont quittés conserver leur pouvoir local tant quils manifestent leur servilité (dulie) envers le pouvoir central, lui même asservi au nouveau pouvoir (mono) idéologique ecclésial.
Louis XIV, un Médicis soucieux déliminer cette aristocratie féodale souvent frondeuse, neut de cesse lui aussi de la neutraliser : cest là lorigine de lextension considérable de la cour de Versailles. Et bientôt, tout ces anciens nobles dénaturés par les plaisirs frelatés et, qui pire est, prisonniers pour dettes de jeu à Versailles une ville franche pour eux ne donnèrent plus lexemple des vertus qui doivent venir den haut. Cependant que, les autres institutions, la petite féodalité régionale, les corporations, les villes franches et en définitive tout le petit peuple des villes et des champs vont se révolter sous les impôts excessifs qui nauront servi quà enrichir les usuriers, profiteurs et spéculateurs, car comme le disent les dictons populaires :

Laristocratie héréditaire qui dégénérait ainsi dans les plaisirs frelatés de Versailles, considérait donc navoir que des droits et plus aucuns devoirs15 : elle navait de ce fait plus aucune prétention à cette élection tribale.
Cest par suite de cette dégénérescence de nos aristo versaillais, que Marivaux écrivit :
« Plutôt quêtre bien né, il vaut mieux être bien fait ! »
À la fin du XVIIIème siècle : les anciennes loges de maçons* opératifs (cest à dire professionnels) et de maîtres architectes des XIVème et XVème siècles, ont des contacts avec des réformateurs qui désirent former une association où les représentants des métiers de IIIème fonction* et des classes résultantes des 1ère et IIème fonction* pourraient « discuter affaires et politique dans une atmosphère amicale et éclairée. Cette nouvelle institution hérita naturellement des rituels, des allégories et des symboles* des divers fondateurs dans une doctrine globalement déiste et fraternelle et cest dans les premières décennies du XVIIIème siècle que la Franc-Maçonnerie est fondée en Angleterre en 1717
» nous dit une légende
À cette époque chez nous, les luttes dinfluence et labsolutisme royal ont donc détruit les aristocraties* naturelles et le pays est maintenant dirigé par des incompétents et des profiteurs : cela ne peut plus durer ! Cette association de rénovateurs culturels, mais aussi politiques, prend alors pour modèle cette Freemasonry inspirée des corporations de francs-maçons/ libres bâtisseurs de cathédrales qui initiaient leurs apprentis par degrés jusquà devenir Compagnon, Maître et Grand Maître, et instillaient dans leurs uvres des symboles* de lAncienne Coutume (Gérard de Sède, Le Mystère Gothique16).
En conséquence, le mot aristocratie est devenu bien trop décrié, surtout à notre époque où l'esprit chevaleresque et la courtoisie (Noblesse des sentiments) vont bientôt être tournés en ridicule par les nouveaux et zélés zélus : « ces remplaçants de nos aristos que sont les politiciens insipides émissaires doccultes lobbies du tout économique planétaire. » Euphronios Delphyné
Idéal aristocratique : les jeux et compétitions entre enfants et adolescents sappellent agones17 en grec, doù lidéal agonistique qui consiste à être le meilleur, le premier des épreuves, à surpasser ceux de sa catégorie, idéal qui imprégnait léducation au début du siècle, au moment de la renaissance des jeux olympiques avec Marrou et Coubertin.
On noubliera cependant pas de relativiser cet idéal car on ne saurait être le meilleur en tout : la retenue est aussi une attitude typiquement aristocratique et il ny a rien que les Grecs détestaient autant que lhybris, la démesure ! Faute de le savoir, des jeunes se surmènent jusquà léchec (!) qui en ces périodes de surmenage peuvent générer de graves déboires : dépression, drogue, suicide
Avis aux parents exigeants !

Majores
Les Meilleurs, du latin melior dont la racine indo-européenne *Mel, miel se réfère à une idée dabondance* mais aussi de moudre (anglais miller et allemand Müller, meunier ; Mjölnir le concasseur étant le marteau de Thor*).
Ce nom était donné dans lantiquité aux Ancêtres qui, fondateurs de la civilisation, étaient donc les meilleurs des Patriciens ; le mot a donné Maire, Maïer, Meyer, Mayor, Major.
Dans larticle survolant les causes et les effets de la Guerre de Fondation* des Ases et des Vanes, nous montrons que la nouvelle civilisation de lÂge dOr (atlante* boréen) conserva, dans une fusion nommée synécisme, ce quil y avait de meilleur chez chacun des peuple Ase et Vane (ce qui explique la présence conjointe de dieux vanes et de dieux ases dans le panthéon nordique) et, par la dialectique (thèse + antithèse => Synthèse) appliquée aux éléments contradictoires contradictoires parce que mal élaborés, cest à dire immatures il se fit un progrès dans les concepts doù émergèrent de nouvelles idées, plus claires et lumineuses comme le ciel diurne *Diew > divines en un mot ; et le nom dAses/ Sages fut alors donné aux meilleurs dentre eux.

Nous reviendrons souvent, et souvent bien mieux, sur ce concept dans le cours de nos articles plus proches de la recherche des Origines de lArbre de Mai
Mais la Grande Submersion détruit la civilisation des meilleurs : les Dieux* !
Les Étrusques croyaient à la nécessité de deviner ce qu'auraient désiré les dieux s'ils vivaient encore parmi eux (cf. art. Mânes*), et de leur obéir ou de les apaiser par des rites* complexes et observés rigoureusement (cf. casta in art. Magie*). De ce fait, la caste (!) religieuse extrêmement nombreuse et puissante de devins était issue de l'aristocratie tout comme chez les Brahmanes Hindous et les Flamines Romains.

Nobles
Du latin nobiles les bien connus : patriciens ou plébéiens qui ont occupé des magistratures curules (assises).
Lorigine de la noblesse est le propre des deux premières Fonctions* dites de protection et de commandement, comme étant elles-mêmes, naturellement, lextraction des meilleurs issus de la troisième fonction*, la base, le fondement, lorigine et ce, par le procédé de lInitiation*.
Remarquons bien ici que, si lhomme est Mann chez les Germano-Scandinaves et man chez les Anglo-saxons, cest essentiellement là un noble homme-cavalier, donc un Chevalier (un centaure, cf. art. Blasons*) cependant que, dans les langues latines, il est resté huomo/ homo lhomme de 3ème fonction* de la glèbe humus, le noble paysan des origines, par opposition à laristocratie romaine des Marses, les envahisseurs cavaliers de IIème fonction* derrière leur chef éponyme Mars.
Il ne fait aucun doute en effet que la Chevalerie date d'avant l'installation des Doriens en Grèce car non seulement ils y importèrent le cheval et les chars de combat (les Mycéniens ne possédaient pas de chevaux
) mais ils y créèrent une aristocratie issue de leur cavalerie, les Hippobotai ou éleveurs de chevaux. Et, il ne fait aucun doute pour nous que les Centaures étaient un Ordre militaire et quils étaient chargés, de ce fait, dune partie de léducation de la jeunesse grecque et ce nest pas le centaure Chiron qui nous contredira sur ce sujet !
La qualité principale pour un Noble est le Devoir et lExemple
mais, peu avant la Révolution ce qui justifie son irruption à défaut de ses méthodes les représentants passablement dégénérés de ce quétait devenue la noblesse navaient plus que des droits (!) et guère de devoirs envers leur communauté* naturelle, nous lavons vu. Et, cest pourquoi nous remarquons dans une petite étude sur La Flûte* Enchantée de Mozart que, pour eux, le livret insiste sur la nécessité de rechercher la Connaissance afin dassurer ce devoir fonctionnel* déducation et dinitiation* des membres les plus défavorisés de leur propre peuple, devoir qui est essentiellement de leur responsabilité, à eux qui ont la chance davoir appris.
Mais, de nos jours et grâce aux mass média tout puissants, ce sont les histrions (cf. infra) et les présentateurs qui sont biens connus et ce nest pas la noblesse de leurs sentiments qui les étouffe arrivisme et servilité :
Umwertung des Wertes !
aurait dit notre vieil ami Frédéric Nietzsche
et les meilleurs de nos ancêtres, les plus dignes de laristocratie au sens grec le plus
noble, sont désignés de nos jours (post révolutionnaires et
complexés) par le terme Alpha qui désigne les meneurs dun groupe humain
ou animal ! Et, nous ne sommes pas sûr que ces meneurs agissent toujours dans lintérêt du Clan*, ni quils se préoccupent essentiellement de la chose publique (res publica) car nous en voyons plus dans des procès en corruption que manifestant leur noblesse de caractère autrement que par des discours alibis ou paravents car :

« Laisse se développer les cafards, et il naitra un droit des cafards ! »
St Exupéry.
Màj 23 janv. 05 : nous pensons utile de préciser ici que la fonction initiatrice que les Troubadours*, les vrais : les trouveurs et les Chanteurs de la Mémoire Minnesänger était, dans leur recherche de la Sagesse la Dame de/ dans leur pensée une manifestation de leur noblesse personnelle innée ! Souvent classés dans les menestrels et jongleurs : nous ne songerons surtout pas les confondre avec les histrions précités
« Dans le sirventès XII-Aquesta gens... (daté de 1205) Pèire Cardenal définit fort bien l'impression que lui fait la cour comtale en ces débuts de séjour toulousain :
Mais moi c'est une cour
qui soit en désaccord avec la grossièreté
que je réclame,
une cour qui s'accorde au contraire
avec tous actes parfaits et courtois,
qui accède à la vraie valeur par la prouesse accomplie
et a de nobles desseins, quel qu'en soit le prix,
une cour de mille amis amie,
dans laquelle ni le fourbe ni le loyal, n'éprouve de refus,
pourvu que la valeur s'accorde avec le vouloir,
la joie avec le droit, et le don avec le devoir.
Cette "cour de mille amis amie" (et le pays qui la permet), restera dans son souvenir, après la tourmente, comme l'archétype de la civilisation
»
D.Eissart, excellent site sur le Célèbre Troubadour Pèire Cardenal.
Et, par conséquent, nous noublierons surtout pas que :

Folklore cynégétique : Le plus petit des oiseaux de chasse est le hobereau. Son nom fut appliqué aux gentilshommes campagnards qui, nayant pas les moyens délever et de posséder des faucons, se servaient du hobereau pour chasser les perdrix et les cailles (B. Quentin).
Lieu-dit : Castelnaudary en terre Wisigothe signifie Château-neuf des Ariens mais, il sagit là des catholiques ariens, des sectateurs dArius qui refusait la divinité du Christ pour la réserver essentiellement à son Père
*********
Màj : Suite à une enquerre de notre correspondant <nonopapin@webmails.com> du 14 août 02 concernant le mot gentilisme, nous lui avons apporté ces éléments :
«« On retrouve les Gentils dans la Bible pour décrire les non-chrétiens qui étaient les Européens à l'époque. Mais actuellement les non-chrétiens étant des Brésiliennes ou des mâles Gaches, les Gentils (majuscule !) ne peuvent plus être seulement des Européens! Cependant le mot réapparut dans Gentils-hommes
forcément européens si nous restons sur un plan essentiellement culturel-cultuel ! (cf. nos art. Blasons* § Chevalerie).
Létymologie du mot donne : gent, adj. du lat. genitus "né" et par extension. "bien né", puis "noble, beau". Gentil "noble, gracieux", du lat. gentilis "de (bonne) famille, de race" ; du lat. d'église*. gentiles "païen" (calque de l'hébreu goîm "peuples", d'où "non-juif", par l'intermédiaire. du grec chrétien éthné). Anglais gentry "noblesse" de l'anc. franç. gentelise "noblesse" ! Cf. gent <> plant Å clan* : on n'en sort pas !
Laristo (le meilleur) est-il Immortel ? Rien nest moins sûr car, si le concept lest, rappelons nous quun mauvais tissage (cf. art. Destin*) donne un tissus
mé-tis ! Et lon se rappellera alors la phrase de Jean Rostand :
« Le meilleur service que vous puissiez rendre à vos enfants est de bien choisir leur mère ! » Sans doute pensait-il aux Bach qui furent musiciens pendant 7 générations jusquà ce quun mauvais mariage mette fin à la lignée
»»
À la suite de quoi notre correspondant a fait paraître sur son site Internet < sagesse-primordiale.com > un article nettement plus exhaustif sur le Gentilisme !
* * * * * * * * *
Màj 25 juin 04, Biblio + : Volkoff Vladimir, Pourquoi je serais plutôt aristocrate, Rocher, avr. 04, commentaire de Joël Prieur/@ : « Lesprit de contradiction, nest quun esprit de justice un peu exacerbé. Si je ne vivais pas dans une société où il est obligatoire de professer quil ny a pas de salut hors de la démocratie, je serais moins porté à maffubler de ce qualificatif criard daristocrate que les uns ne savent pas prononcer sans morgue et les autres sans hargne.
Malgré cette solennelle déclaration dintention, on se demande tout au long de son petit livre, si lon est en face dun éloge de laristocratie ou plutôt dune apologie de lexcellence. En nos temps qui prétendent vivre par dela le bien et le mal, lapologie de lexcellence est bienvenue et elle se fait rare. Quand à léloge de laristocratie, il aurait mérité pour être complet quelques reflexion sur la notion dhérédité. Ce qui rend la noblesse insuportable, cest lhérédité. Quand au respect de linégalité naturelle, il est naturel à quiconque aime bien et sait reconnaître de bon cur la supériorité là où elle est
Volkoff le dit ici avec talent.
»
Il sera bon de consulter aussi larticle [Indo-européen]* <Clic !
« Si nous ne sommes pas les meilleurs,
Nous navons pas de raison dêtre ! »
Henry de Montherlant, in Le Maître de Santiago.
* * * 1ère émission le 22 juin 2001, mise à jour 23 janv. 05 * * *
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Autorisation de citations :

Sourions :
« Agacé par la multitude de termes anglais utilisés au golf, un débutant interrompt la leçon de son moniteur pour lui poser une question :
Le green, je sais ce que c'est. Le putt aussi, tout comme le drive, l'air-shot, le bogey, le fer 9, le fer 7 ou le fer 5. Mais qu'est-ce que ce fair-play dont vous parlez tout le temps ?