Les Origines de l’Arbre de Mai, Suite B (#2/3)



LA MACHINE
À REMONTER LE TEMPS


         Nous n’avons pas tous eu la chance de voir une excellente série sur L’Homme des Cavernes présentée à la télévision et, en particulier, celle sur cette archaïque grotte des Ardennes qui préfigure la nuit de veille initiatique* dans la Tholos° d’Epidaure, ni de visiter le tumulus de Newgrange*, les ruines de Knossos ou bien celles de Delphes*…

         Mais, l’étude des mythologies* de nos divers clans*, tant grecs, que romains ou celtiques, germaniques et nordiques et leur comparaison avec ceux de nos cousins indous, jointe aux découvertes archéologiques faites dans notre Vieille Europe, peuvent nous amener à concevoir de mieux en mieux ce que fut le “surgissement” du Divin et l’élaboration progressive de nos Panthéons :

         Lorsque, il y a dix mille ans, le climat vint à se réchauffer, les prairies naturelles ainsi que les fruits sauvages, les baies et les noisettes, se concentraient dans les vallées fertiles. La fraîche rivière attirait les animaux au petit matin et l’homme venait les y chasser. C’était l’époque où la chasse-cueillette semblait suffire à nourrir quelques clans* clairsemés sur de vaste territoires que les glaces commençaient à abandonner.

         Ce complexe terre fertile et rivière, et tout particulièrement les delta des embouchures (Rune* Oss, Ass) avec leurs fertiles limons, devinrent rapidement pour eux la Grande Pourvoyeuse de la communauté*, la première divinité élémentaire de caractère évidemment maternel : la Déesse Mère*.

         Cette
première1 fonction* reconnue émergea comme donnant un sens au chaos car parmi toutes les “forces créatrices à l’état pur”, ni bonnes ni mauvaises - les imprévisibles Daïmons* - elle fut est considérée comme positive, prévoyante, organisatrice : l’Abondance* car elle était semblable à l’action d’une Grande Mère de la communauté* : c’est elle qui est Freyr/ Freyja*ou Fru chez les Germano-Scandinaves et c’est Brigitte ou Démeter en d’autres ethnies indo-européennes* parentes, de même qu'elle est Héra (du Marais) chez les Doro-Héraclides…

         Lorsque nos ancêtres avait remonté la rivière, ils avaient découvert sa source cachée dans une grotte plus ou moins inaccessible et, remarquant que cette source ne gelait pas, l’entrée de cette grotte fermée par des peaux leur servit d’abri par grand froid. Ainsi la Source en vint peu à peu à symboliser la Vie comme une chaude matrice, Nwyvre. Puis le concept s’affina – par divinisation séparée de la Fontaine2 qui devint une nymphe.
         Vint alors la prise de conscience que la fonte des glaces3 qui annonçait la belle saison, jointe à l’action de la pluie bienfaisante, étaient indispensables à la fertilité de la vallée et la Grande Déesse devint alors la Terre-Mère, Gerda/ Jordh chez les Germano-scandinaves dont le nom subsiste dans celui de nos “jardins” comme dans les lieux dits en “Gordes”.
          Calquée sur les trois phases de la Lune, l’évolution du concept se spiritualisa jusqu’à recouvrir Héra, la Triple Déesse du Marais, avec ses trois âges : la vierge Vesta (Ouesta)/ Hestia, puis la Nymphe Aphrodite/ Vénus, et enfin la vieille et sage Hécate. Puis, cette triade temporelle (verticale), ces trois personnages symboliques*, deviendront les fées du Destin*, les Moires ou Parques dans le Sud ou les nordiques Nornes ou gauloises Nones du Septentrion.

         La découverte du pouvoir fécondant du mâle qu’entraîna obligatoirement la domestication de la chèvre se combina avec la Déesse Mère et émergea alors le concept de “jaillissement” de la Vie, que figure si bien la racine indo-européenne *Y-A, “Yaou!”

         Cependant, dans la vallée, un vieux chataîgner ou un vieux chêne brûlait encore, foudroyé par l’orage, dangereux mais bienfaisant et l’homme, prévoyant, conserva ce feu “magique” qui réchauffe, qui cuit les aliments, les racines trop dures en particulier, et qui éloigne les animaux sauvages, sauf le chien primitif qui s’approche pour manger les restes de nourriture cuite si goûteuse, lui qui deviendra le fidèle compagnon de l’homme, le gardien des troupeaux et celui du hameaux isolés.
         Le feu devint alors inséparrable des troupeaux et de l’abri sous roche et la claire torche hélané des grecs symbolisa* le “prévoyant” Prométhée le 'prévoyant" ou Lucifer le "porteur de lumière" des Romains et Lug "lumière" en Gaule. Le symbole* prérunique Faihu représenta la réalité globale de feu*, certes, mais aussi le bétail et la nourriture, donc le concept d’Abondance* et de richesse du clan*.

         Les danses* de joie dans les premières ondées – ces abas qui annoncent la belle saison – se sont peu à peu ritualisés* et répétés dans l’angoisse des périodes de sécheresse et devinrent les danses de la pluie et, petit bouclier de cuir en forme de diabolo dans une main et torche dans l’autre, le danseur cultuel tournoyait : son bouclier vibrait en imitant le grondement du tonnerre, tout comme le feront plus tard les rhombes (et, bien plus tard nos modernes violoncelles faits… à son image) tandis que sa torche dessinait des éclairs, mais aussi le trajet de ces corps celestes dont le questionnement marque l’éveil de la religiosité indo-européenne*…
         Ainsi, le Chaman* de la tribu appellait-il l’orage bienfaisant, le surgissement de Taranis/ Donar/ Thor* le Dieu* de la pluie qui fut le tout premier compagnon de la Déesse Mère*. Chez nos Gaulois, il portait le qualificatif de sucellos “l’excellent” avec son marteau foudre et son petit pot verse-eau (qui donnera son nom à un signe du zodiaque). C’est aussi lui qu’on nommait Esus le printanier, le dieu “bon”, un Dieu récurrent comme Dionysos ; Ésus que certains se plaisent à voir dans le nom de ‘Zeus (et dans celui de Jésus quand il prit la place de son vrai nom : Emmanuel)…

         Mais, en tant que dieu mâle, en tant que mari de la Grande Mère, Thor/ Donnar était aussi chargé de la protection du territoire, des troupeaux et des récoltes. Il était donc chargé de chasser les nuages “noirs” de la grêle dévastatrice ainsi que les brouillards givrants avec son tonnerre, ses éclairs et son balai qui ne fut plus conservé que comme attribut péjoratif des sorcières* postchrétiennes. Chez les Grecs, il fut Arès, et Mars fut son nom chez les cavaliers… Marses de Rome.
         Et, ce fut alors l’apparition d’un nouveau concept fonctionnel, celui de “protection” que Dumézil a bien reconnu comme caractéristique des dieux dits de
deuxième fonction* (rune). Le Panthéon commençait ainsi à se mettre en place dans le Ciel et, avec lui, le “trinome sacré* des runes* de l’année” prenait corps…

         Dans la communauté*, les activités se sont peu à peu spécialisées : les soins aux enfants, la nourriture, la couture des vêtements étaient faits par les femmes. Ceux des hommes qui étaient invalides ou handicapés4 firent, non loin d’elles, les travaux communautaires tels que la taille du silex dont dépendent l’élaboration d’outils : les racloirs pour les cuirs, les haches d’abattage ou de jet et les flêches ou le poignard des chasseurs. Ils firent aussi l’indispensable araire en bois de cerf ou bien ils construisirent l’avancée devant “l’abri sous roche” 5 , puis les premières cabanes dans la plaine limoneuse. Leur activité était encore de
troisième fonction*, celle dite de “production”, regroupée avec la fertilité des troupeaux et celle des femmes, c’était là des “travaux de maison”, ceux du foyer et, bien vite, du hameau tribal.
         Mais, ces travailleurs amoindris qui ne rentraient pas éreintés des longues expéditions de chasse, qui avaient plus de temps pour réfléchir aux meilleurs “tours de mains” nécessaires à leurs activités, ont aidé à la formation des “jeunes” et ce fut là l’embryon d’une fonction* qui conte, qui explique, puis qui instruit. 
         Le plus doué d’entre eux écoutait les histoires des chasseurs-guerriers, des voyageurs, ou les souvenirs nostalgiques du Pays de leurs prisonniers. Il observait le ciel aussi, les modifications du temps et la succession des saisons ainsi que la vie du clan, les accouchements et les mises-bas des animaux, les divers rapports de cause à effet entre toutes sortes de choses, afin de répondre aux incessants « Pourquoi ? » de ses jeunes et curieux élèves.

Enfin, avec les femmes, il soignait les blessés de retour d’expédition et veillait à leur rééducation et, peut-être est-ce aussi lui qui créa le premier jardin - ou sa femme ou sa fille ! afin d’avoir les plantes médicinales que sont les “simples”, toujours à portée de main.
     Collationnant toutes les remarques en développant sa mémoire, il devint donc capable de “pré-voir” et fut ainsi doué d’un certain sens de pré-diction (on dira d’oracle quand la fonction se sera institutionnaliée6 ).
         Avec l’âge, ce mutilé devint le Tout-Savant – ce qui est le sens du mot Druide* (Druwides) – ou le vieux Sage
Ase, le conseiller du clan indispensable à tous et, qui sait s’il ne fut pas bientôt nommé “président” de la Diète, l’assemblée des anciens : ce que signifie le nom de Posite/ Poséidon* d’ailleurs !

         Leur handicap était reconnu comme “avantageux” pour la communauté* – à cette époque ils étaient parfaitement intégrés à la société – et cette mutilation sera dite “qualifiante” par Dumézil, qui l’a retrouvée chez nombre de “dieux souverains”, boiteux, manchots, mal voyants. Après leur mort, ceux d’entre eux qui avaient des idées “claires comme le jour”, comme le “ciel diurne” – *Diew dans la langue reconstruite de ces “Indo-Européens” – furent héroïsés… et c’est ainsi qu’ils devinrent les “Dieux*” de
première fonction* quoique arrivés les derniers…

         Puis, peu à peu, la structure du Panthéon s’est complétée et l’on retrouve ici une seconde triade, spatiale cette fois-ci, donc horizontale et descriptive de la pluralité des aspects conceptuels, et recoupant la précédente. Ces deux triades en croix seront la base de tous les systèmes de relations sociales chez les Indo-Européens* (cf. article symbole* de la Croix° et art. Blasons*). Cette triade de 1ère fonction* est représentée par le Trinêtre qu’est Zeus* pour les Grecs, Jupiter pour les Romains, ou Odhin/ Wotan* dans le Nord et le “lumineux” Lug chez les Gaulois.

         
Ce principe triadique, incluant une logique d’accroissement – celle du tiers inclus – (et non d'élimination) décrit les trois aspects inséparables de la réalité.



Le Grand Maître de Rouffignac
Dessin de Pierre Joubert

         Dans son dédale° de salles, dans ce labyrinthe* qu’est la caverne sacrée*, le grand Sage initie* les enfants du clan* à toutes les connaissances cumulées par la communauté* et ceci par niveaux d’acquisition, par degrés fonctionnels : trois, bien sûr.

         Dans la grande salle, ont aussi lieu des fêtes* qui ravivent les connaissances des adultes, qui célèbrent les grands concepts ou les Grands Ancêtres “divinisés”, qui remémorent les Grands Moments et, surtout, qui relient (cf. art. Religion*) tous les membres entre-eux, certes, mais qui les relient aussi au Cosmos : ce sont là les Rites* sacrés*. Ainsi la Caverne (Mégare) est-elle
la première école d’initiation* et le Temple* primitif…

         Mais ce temple évolue car d’autres rites festifs ont lieu en plein air, au centre de la clairière des premiers essartages – le Németon sacré des Gaulois – en l’honneur du printemps et de la re-naissance de la nature en particulier. C’est exemplairement le cas de nos
Fêtes de Mai, avec leur “mariage sacré”, la hiérogamie* de la Terre renaissante avec le Jeune Soleil ou “Dieu Fils” devenu adolescent, rites qui sont l’objet premier de notre étude.

         D’autres rites* encore sont “les actions de grâce” pour remercier Dame Nature pour ses Dons (Rune* Gebo “dons des dieux”) que sont les abondantes* récoltes : ce sont des sacrifices d’animaux, des dons des premiers fruits et céréales – les prémices – et même des libations qui sont faits sur une
pierre à cupule* ancêtre des autels*, par le sacrificateur/ saigneur, qui en est l'organisateur, le maître de cérémonies, le futur prêtre*. Tout en accompagnant nos folkloriques Fêtes de Mai, nous verrons aussi ces actuelles actions de grâce dans les mâts de cocagne° qu'il convient par conséquent de remettre en vigueur comme nous les vîmes dans notre enfance !

     Probablement, lors de la Guerre de fondation* des Ases° et des Vanes° qui opposa, mais aussi fusionna les éleveurs nomades aux agriculteurs pêcheurs, notre Grand-Sage, l’Ase°, a été assimilé à lAlce, le vieux dieu* des magdalénien, le Grand-Cerf “Cernunnos* le cornu”, car ses bois symbolisent la pensée qui se ramifie sans cesse - arborescente - et son symbole* est devenu très tôt la Rune Algiz ou le Psy de leurs cousins grecs, d’autant plus que c’est l'exacte forme de la Croix du Nord qui veille à la stabilité du Cosmos (cf. la Petite Ourse in art. Astrologie* nordique, et aussi Clou° in art. Irminsul*). 

         C’est lui l’Alce des Gaulois qui figure à l’entrée de la caverne et, pour cette raison, qui domine l’entrée du Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye (près Paris) :




         Je vous propose maintenant de vous imaginer, jeune homme, à Cromagnon dans une de ces cavernes : le chaman* vous entraîne dans un cheminement initiatique au sein de ce labyrinthe* de salles, marquant des pauses explicatives devant les gravures pariétales, faisant des incantations aux mânes* des “bons” ancêtres et les gestes propitiatoires à l’abondance* de la chasse sacrée*.
         Trajets recommencés de multiples fois pour découvrir à chaque nouveau diverticule de nouveaux motifs d’éducation et l’enchaînement des symboles* des nouveaux “concepts” qui serviront de matrice à cette étonnante Écriture* symbolique indo-européenne “d’idées forces” – si révolutionnaire – que seront les archaïques runes* secrètes7


         Que faisaient là nos ancêtres il y a plus de dix mille ans dans ces paysages glacés ? Ils tentaient de survivre tout comme ceux qui les avaient précédés. Mais un cataclysme, un véritable déluge* mondial, allait entraîner une modification considérable du climat et, la fin de la dernière période glaciaire* leur offrirait les possibilités de l’agriculture – du moins sous ce climat– et c’est ce qui caractérisera l’Époque néolithique°.

         Leurs instincts de chasseurs-prédateurs-cueilleurs ne suffiraient alors plus et, à leur “nature”, il faudrait donc ajouter une “culture”, cette accumulation des connaissances que nous venons de voir. C’est du moins ce qui nous semble évident vu d’ici !


La Vénus paléolithique de Lespugne (F).


         Eux, les pauvres, ils tâtonnaient, sans doute avec quelque pré-science, dans le noir de la caverne. Ainsi, ils furent amenés à se poser beaucoup de questions sur leurs aïeux : quel déluge*, quelle bataille de Dieux* et de Daimons (gigantomachia = Ragnarök), de Titans avait ainsi déréglé l’Univers tout entier ?

         Chez les peuples européens ce fut le concept de destin* inéluctable qui prit le pas et qui conduisit les anciens dieux à leur “crépuscule”, laissant l’homme seul, face aux réalités, face à la nécessité de l’action devant les vicissitudes perpétuelles de la vie. Mais, au Moyen Orient c’est l’idée de faute° collective – donc de culpabilité° individuelle… favorisant la soumission aux hiérarques (!) – qui allait prévaloir, dérivant du même coup l’évolution culturelle, la canalisant en la soumettant au bon vouloir – ou à l’inculture ! de la classe sacerdotale conservatrice : funeste tournant pour le genre humain que ces églises* et ces “partis” qui divisent… pour régner !…

         Mais, puisque c’est le destin* qui chez nous expliquait ce grand chambardement dont le souvenir perdure, symboliquement, dans la succession des saisons, il allait falloir tout à la fois l’admettre et s’organiser pour faire face à l’adversité : les tentatives d’explication du cycle des astres, points de repères aussi utiles à la navigation annuelle du paysan qu’à la navigation journalière du marin ou de l’éleveur transhumant, allaient bien sûr donner la priorité au Dieu-Soleil dans l’Europe du Nord, même si le comput agronomique (cf. art. Astrologie* nordique) continuait à se faire en lunaisons… agricoles.


Gravures de Kivik (S), vers 1000 AEC

         En effet, l’importance de la Lune est manifeste pour les travaux des champs, pour la germination et pour la météo, en particulier la dangereuse lune rousse ; pour les marées aussi, de même pour la conception des descendants du clan ! La Lune n’était-elle pas la mère primordiale avec ses trois visages qui, dans les nuits où elle offrait – telle Europe – son “large regard”, incitait les hommes à la… réflexion, aux fêtes d’initiation nocturne et aux orgies sacrées des rites de fécondité (cf. art. Sexualité*) ?

         Ainsi, tel le “mariage sacré” d’une jeune religion solaire avec une antique religion lunaire, Apollon* et Diane seraient-ils désormais d’inséparables jumeaux*… divins !

         Cependant, pour le “coupeur du Temps” Cronos/ Chronos ou Saturne ou Mercure, le chiffre de treize lunaisons de 29 jours 1/2 n’était pas acceptable pour établir le comput° annuel car il ne coïncide pas avec l’année solaire, même si des tentatives d’approximation établirent une Grande année de 100 lunaisons qui est bien trop longue face à l’expérience humaine.
         En Europe du Nord, grâce à notre temple observatoire de Stonehenge* (G.B.) et probablement sur bien d’autres “ballons” plus “naturels” (cf. art. Apollon*/ Bélénos), nos ancêtres allaient découvrir les solstices d’été et d’hiver, donc les deux grandes saisons à l’image du Ciel Diune et du Ciel Nocturne de la première Religion* Cosmique des Indo-Européens (Jean Haudry, La religion cosmique des Indo-Européens, Arché à Milan, 1987), puis les équinoxes dues à ce troisième ciel intermédiaire, le “rouge” Rohito qui marque – tel Chronos – la “coupure” entre la belle et la mauvaise saison, le début et la fin des travaux des champs, et complète ainsi l’Année ou Jour des Dieux. Ils allaient aussi, bientôt, découvrir en ce lieu sacré* que la concordance Lune Soleil se produit tous les 19 ans !



     Le motif de la spirale, symbole* du temps gravé sur les parois des Dolmens sous tumulus, en Bretagne, Irlande, Allemagne ou Espagne, allait se compléter d’un motif triple, le Triskèle* de la Lune et des "Triades", puis quadruple, comme les quatre parties du jour, les quatre saisons, les quatre directions de l’espace marquées par la Grande Ourse lors des quatres saisons, et les quatre forces, ce que forme la Croix° celtique, le Gammadion° et enfin le Svastika* sacré*, cette Croix Polaire des Basques*, dextrogyre comme le mouvement cyclique apparent du Soleil chaque jour, ou de la Grande Ourse chaque nuit et le long de l’année, et senestrogyre comme celui de la Terre dans le Cosmos qu'il symbolise d'ailleurs :

       
Dalle 5, Tombe du Cercle A, Mycènes - Gravures de Martebo, Gotland (S)  

     Le mouvement apparamment “désordonné” de la planète Mercure, baptisée pour cela “le Voyageur” allait, lui aussi, être reproduit au sol, sur les parois des falaises, et sur des édifices et c’est cet étonnant labyrinthe* à sept circonvolutions, le Trojaburg° sacré* (cf. art. Atlantide* boréenne) :




         En effet, aprés le Grand Hiver des déluges* qui marquèrent la fonte des glaces en Europe septentrionale, le déplacement des astres fut reproduit par l’homme dans un acte d’observation ou de fixation (de “magie* sympathique” dit-on) comme participation active à l’Odre du Monde, au Cosmos : c’est l’encerclement à dextre, présent dans tous les rites* de fécondité et qui est toujours exécuté trois fois. S’il est inversé dans les rites de la mort, de l’ensevelissement, il sera suivi de trois tours “positifs” comme signe de re-naissance de l’esprit du génos dans le clan*, tout comme le soleil renaît tous les jours, les saisons tous les ans, tout comme nous renaissons “immortels, en nos enfants".

         On retrouve cet encerclement dans les rondes qui terminent les Danses* du Labyrinthe et dans la première figure de la Danse des Rubans qui transforme
le Mai en corne de Narval* spiralée, figure de la première épée de Justice* de Frigga (cf. art. Wotan*). C’est toujours cette Danse du Labyrinthe que l’on retrouve dans les festivités de la grande Troménie de Locronan° en Bretagne : quelle fidélité druidique ces Bretons!…

         En Europe*, nous avions adopté une année de douze lunaisons de vingt neuf jours et dix heures et demi, plus douze jours de jonction pendant lesquels le Soleil semble mort, gelé : douze nuits d’angoisse en souvenir de la Grande Catastrophe qui avait apporté le “Terrible Hiver” Fimbulvetr ? 
         D’ailleurs, ces douze jours étaient consacrés chez les Romains à “Angeronna”, dans l’attente de la naissance du nouveau Soleil annuel, le “Dieu Fils” ou Sol Invictus : c'est lui l’enfant Phoebus/ Apollon* qui est censé n’apparaître actuellement que le cinq ou le six janvier au lieu du lendemain de la Nuit des Mères, ou Veillée du Solstive d’Hiver. Et notre cri « Phœbe Rex » lors de l’Épiphanie est devenu la fève des Rois quand le mot grec épiphania de la fête originelle signifie “apparition” … de la “Nouvelle Clarté”, Neu Helle, celle du Dieu Fils, un Jeune Roi… Soleil, est devenu celui d'une fête volée par d'exotiques idéologues !

         Le Soleil devint donc, adolescent, le Roi suprême qui domine, et son mariage sacré/ Hiérogamie* avec la Terre fut fêté comme une victoire de l’été sur le grand hiver Fimbulvetr qu’avait apporté le “dévorant”, le loup Fenrir des Nordiques :



         Et, c’est alors que nous célébrons cette Hiérogamie*, durant notre grande Fête* du Printemps que ritualise si bien notre Arbre de Mai avec sa magnifique Danse* des Rubans !


Notre Fête* du l° Mai est donc
vieille comme le monde européen !


         Cet ensemble “préhistorique” de rites* festifs se tient le lendemain de l’effrayante nuit du combat ultime des Géants du froid, les Titans/ Thurses8 des frimas, figurés par nos folkloriques Noirauds du givre et de la glace, contre le jeune Roi Soleil, Phœbus/ Belenos/ Apollon*, alors qu’ils tirent les dernières cartouches de leurs giboulées et leurs gelées blanches : alors culmine la Chasse Sauvage de Wotan*/ Harlequin lors de la terrible Nuit de Walpurgis* !

Les Gaulois
célébraient le 1er Mai sous le nom de Fête* de Beltaine : c’était là une “fête de Feu Solaire” en l’honneur de Lug, une fête druidique de la lumière Luce, fêtée à Lyon (Lug-dunon) comme en Scandinavie et bien avant la légende d’une sainte Blandine de circonstance (qui s’efforçe encore et toujours de prendre la place de Lucina)…

Chez les Romains : le l° Mai était la Feria Floralia, en l‘honneur de Flore, déesse tutélaire des fleurs. Le mois porte le nom de Maïa patronne des femmes en couche, laquelle était la fille d'Atlas (l'Atlante) et la mère de Mercure/ Lug ! Maïa est un avatar de la Terre Mère nourrice des hommes, elle est donc aussi Gaïa/ Gerda/ Jordh !

         Le 1er Mai est notre quatrième fête* de l’année, aprés Sol Invictus, puis la Chandeleur le 2 Février, autre fête solaire, et Ostara Pâque (qui est célébrée à date variable pour des raisons luni-solaires dans le Judéo-christianisme mais qui est essentiellement un “passage” cosmique précis (du grec pacha). C’est la fête de Gaïa, de la Fécondité, de la mort et renaissance ou résurrection de… Mère Nature.

Le
1er Mai étant la célébration d’une cosmogonie, par définition holiste* – c’est à dire englobant toutes les manifestations du Cosmos – il appartient au, et figure de ce fait, les trois fonctions* dumézilennes à la fois !



Les Trois Ordres
(Gourmelin grav.)


         « Actuellement décalé de dix jours par rapport à la réalité cosmique de par le phénomène de précession° des équinoxes qui exigerait de supprimer un jour tous les soixante-six ans, le 1° Mai réel tomberait le vingt et un avril. En outre il est douteux que les Anciens aient célébré cette grande fête orgiaque du printemps à n'importe quel moment du cycle lunaire. La plus fiable survivance de cette grande fête populaire semble être le pélerinage “chrétien” à la grotte de la Sainte-Beaume en Provence qui a lieu à la pleine lune de Mai et se déroule dans la forêt. Il comprend le rite des œufs colorés : les jeunes filles offrent un œuf rouge à leur élu, retrouvant ainsi, pour un jour, le droit de faire le premier pas, droit traditionnel qui fut aboli par l’Église*… pour nous obliger à nous souvenir de la faute° d'Eve. » M.M. Druv. Bojorix (courrier).

         La “nuit la plus dangereuse de l’année” étant passée, vient alors cette ancienne fête* du nouvel an printanier qui va durer douze jours, jusqu’à la fin des “saints de glace” : Mamert, Hippolyte et Pancrace mais, nous reverrons cela.


UN PEU D’HISTOIRE MYTHIQUE
DONC SYMBOLIQUE…


         Dans ce Culte de la Vie Renaissante, ce “Haut-Temps”, ce Mariage du Printemps et de l’Été, de Jupiter/ Wotan* et de Venus/ Freyja*, devenue Walfreya (Walburge) pour la circonstance, le mât ou “Mai” de notre fête* représente l’Axe, le Clou° ou Pilier du Monde, c’est à dire :

L’Arbre Cosmique Yggdrasil, l’Irminsul* !


         Celui dont les trois branches maîtresses et le bruissant feuillage se répandent dans les cieux – le Monde des Dieux*, des Esprits Organisateurs – et les trois
racines dans le Monde des Daïmons ou Forces naturelles, et du Destin*.


“Pierres extérieures” est une traduction primaire, le sens réel est
“Pierres des étoiles d’Angle” et vient du vocable ancien Eggesternensteine

         Le tronc, le mât, le Mai, étant ce qui est, là, présent, stable (stappöl), bien réel : la Nature, l’Homme, le Cosmos. Cet Arbre reliait ainsi les Trois Mondes, du temps où ce Cosmos, nature/ homme/ étoiles, était “un tout” holon :
         « C’était un temps où les Dieux mangeaient à la table des hommes et engrossaient leur compagne de futurs Héros… »
         En ce temps là, l’homme faisait sa vie sur terre et aucun arrière-monde, aucun “au delà”, qui n'aurait eu guère de sens, ne pouvait troubler sa participation au grand Tout !



     Cet Arbre est aussi représenté par les deux Pals ou Colonnes du ciel astronomique, les Colonnes d’Hercule, celles qu’il soutint pendant qu’Atlas, l’Alt Ase, le Grand-Sage était parti chercher les pommes d’Or de Sagesse chez les hyperboréens*. Atlas, est le palladium, l’éponyme de l’Île Sainte :

L'Alt Land, le “Haut (ou Vieux) Pays”…
En un mot : l’Atlantide boréenne !


         …l’Atlantide* chère à Platon et dont seul émerge actuellement, face à la Frise (D-NL), le rocher d'Héligoland, “le pays sacré”. C’est elle l’Haunebu dont nous parlaient les Égyptiens déjà 1.200 ans avant notre Ère et que vous voyez figurer sur la carte ci-après, extraite du remarquable livre de Jürgen Spanuth.



C’est là que se tenaient tous les quatre ans, à la belle saison, les “Jeux* sacrés” qui réunissaient les meilleurs délégués des dix nations, peuples, ou cités qui constituaient la Grande Fédération Atlante boréenne.



             C’était là, le lieu de confrontation des convictions spirituelles et des connaissances intellectuelles ; il s’y tenaient des concours de poésie, de chant et de musique magnifiant les épopées ; on s’affrontait en des joutes guerrières et des exploits sportifs. Tout cela sous l’autorité des dix Rois-Prêtres*, les Boréades, Hofgodhâr nordiques ou Diâr gaélliques, dont les rapports étaient réglés par les décrets du “président” du Conseil des Anciens, Forsite/ Posite… modèle de Poséidon*.

         Notre cérémonie rituelle du Mai s’ouvrait alors par la Danse rituelle des Rubans ou Danse du Mai, une ronde labyrinthique ou Danse de Thésée, une Danse de la Grue* qui
fixe l’axe ou Clou° du Monde et concentre l’énergie des participants dans cette Colonne/ Axe d’où elle se répandra dans la nature au moment où tout doit reverdir et refleurir : exemple typique de “communion” que nous appelons actuellement, sans doute à tort, de la Magie* sympathique puisqu'elle est un rite* pédagogique, non dénuée d'un certain mysticisme… puisque en grec un Myste est un Initié* !

         Cette danse “astrale” était exécutée par les vestales° du lieu, sous la direction de la Fiancée de Mai, la Déesse Maïa des Romains, les Mayanches en Provence, la Belle de Mai en Dauphiné, la Maïetta du Jura et les Trimazas (Tri Maïa) de Lorraine, lesquelles sont devenues les Reines de nos "Reinages” religieux ou municipaux et toutes les Rosières et Reines de nos provinces de France, vêtues de lin blanc et couronne de roses en tête, ceinture de rubans arc-en-ciel comme Bifrost* le pont/ arc en ciel des Ases et comme notre couronne du Mai se doit évidemment de l’être…


Dessin de Pierre Joubert


         Imaginez l’étonnement d’Ulysse*, porté par le voile d’Ino la blanche mouette aprés son naufrage, et que sauve “Nausicaa aux bras blancs” et ses compagnes qui dansaient… la Ronde du Mai !

         Aprés la “Grande transgression marine”, provoquée par un tremblement de terre sur le rif Atlantique vers le milieu du XIIIe siècle avant notre Ére (AEC), la Grande Civilisation Nordique est totalement détruite : des dizaines de millions de morts sur toutes les côtes et le long des grandes vallées fluviales donnant sur la Mer du Nord et très loin à l’intérieur des terres, et ce déluge* ravage aussi la Baltique, la transformant de fond en comble jusqu'aux marais où se trouve l'actuelle Petersbourg !


Le Peuple des Mégalithes fête le Solstice d’Été à Stonehenge.
Dessin de Pierre Joubert.


         La Civilisation mégalithique à vécu. Le grand observatoire et calculateur astronomique de Stonehenge (cf. in art. Astronomie*) est renversé par le séisme et le voilà devenu une énigme archéologique pour des millénaires, de même que Knossos car la secousse, se propageant à toutes les plaques tectoniques,
[Théra* vient – peut-être – d'exploser en même temps (?) et son raz de marée délave à son tour le Péloponèse jusqu'à 80 mètres au dessus de l’actuel niveau de la mer (!), laissant une presqu’île semi-désertique aux futurs Lacédémoniens/ Spartiates que seront les réfugiés Doriens fuyant les côtes nordiques. Puis ce cataclysme submerge le delta égyptien, les anciens chenaux vers la lagune de la mer Rouge et, viennent alors les pluies de sang de l'ocre rouge de Théra portées par les vents dominants sur la Palestine et l'Egypte, ce dont Moïse s’est souvenu dans ses soi-disant prédictions au Pharaon ! ]


Chez les Grecs classiques, sous l’influence de ces Doriens qui furent le troisième peuplement de la Grèce, le souvenir de l’Île Sacrée s’est transmué en Olympe, matrie des “Dieux”. C’est ainsi que le président de la Diète des Thalasses/ Salasses*, Posites y est devenu Poséidon* et l’Irminsul*, son célèbre Sceptre/ Trident.
         Les douze Rois sont pour eux les Ouraniens (en nordique Ur-Ahnen signifie “les Vieux Ancêtres”), les Ouranides d’Hésiode ou les douze Olympiens d’Homère, c’est à dire les douze Ases et Asines que le Zodiaque ultérieur de l’astrologie* méditerranéenne représentera presque tous par des animaux, “qualifiants” certes, mais d’une figuration peu adéquate vis à vis des constellations zodiacales (qui avec les douze constellations polaires seront si bien figurées par le graphisme des 24 Runes* ou astérismes° du Trinôme sacré (cf. P.Y. Guillaume, Des Runes et des Étoiles) :



         Les “Jeux* atlantes” y sont donc devenus “olympiques”, puisque venant des Dieux… du Nord et se déroulant autrefois à l’ombre du Rocher d’Helgoland “le Pays sacré” (Alu, Ole) cet ancêtre de l'Olympe !

         Cependant, peu à peu, les survivants de la catastrophe ont oublié leur patrie atlante – en nommant cependant tous les lieux dits de leur nouveau pays selon leurs souvenirs de plus en plus confus – jusqu’à ce que Platon la retrouve chez certains prêtres égyptiens de Saïs qui la tenait de leurs ancêtres pélasges, “les Peuples de la Mer et du Nord”.


Germanicus, en son temps, nous avait relaté son voyage en Fositland…
(Carte extraite du remarquable ouvrage de J-Y Guillaume.)

         Chez nous, le souvenir de l'Atlantide* nous est resté chez les Bretons, avec la légende de l’engloutissement de la ville d’Ys.

         Chez les Basques*, l’arbre* sacré* est présent sur de nombreux blasons* et sur les meubles sculptés (visibles au remarquable musée de San Sebastian) ainsi que l’Irminsul* sur des pierres de frontons et diverses clés de voûte.



Chapiteau à Bâle (CH). Linteau, Pays Basque. Dossier du 13°s. Selde (B)

Chez nos cousins… Germains, c’est la légende de Vineta. Mais les falaises gravées des Externsteine et nombre de découvertes archéologiques en Frise, au Danemark et dans les pays scandinaves et baltiques viennent confirmer cette fidèle légende, l’Atlantide hyperboréenne* à existé :


C’était là Asgaard/ Asaheim : la cité d’Odhin/ Wotan*

Ce même Wotan qui inventa l’Écriture* sacrée :
“Les Runes* secrètes”…




…aprés être resté “pendu” à l'Arbre du Monde, l’Axe/ Colonne sacré*, pendant neuf “jours” symboliques – ou neuf mois, le temps parfait nécessaire à cette gestation/ observation astronomique – alors qu’il était “lui-même consacré à lui-même” c’est à dire : en “transes chamaniques” !

         C’est ainsi qu’il découvrit, comme pendu à l’envers au Pal/ Axe du monde, la carte des Dieux-Runes*
dans le ciel, c’est à dire les vingt quatre astérismes/ constellations gérant chacun une quinzaine de jours et représentant chacun un Ase ou une Assina et leurs 12 assistants avec leurs “qualités” propres, ce que tente de rappeler depuis, mais bien imparfaitement, les douze “signes astrologiques” quelque peu dégradés…

         Ces 24 Runes sacrées ou astérismes sont donc à la fois des symboles* complexes, mais aussi des signes phonétiques par acrophonie, ce pourquoi ils ont donné naissance à l’écriture phonétique. Les voici donc, dans leur sens de lecture calendaire [ou celon une combinatire initiatique] qui correspond bien au nom de cet ouroboros° nommé Cercle de l’année:



         En effet, bien après le Grand Raz de Marée, quand les Ases furent noyés, leurs visages devenus gris de limon (comme les Grées° leurs héritières grecques) furent oubliés. Mais, quand leur origine (initia*) et leur science profonde se furent perdues, ce sont ces Runes qu’utiliseront, réduites à une fonctionnalité sonore donc à une “lettre” alphabétique permettant l’écriture populaire, les Crétois renaissants qui sont les Keret des Égyptiens, les Pélasges, les Sardes/ Sardana et les Siciliens/ Sicules/ Sekelesa ou même ces descendants des Hittites que sont les Ahhijawa/ Achéens et les descendants des Frisons, les Phérès/ Phénès phéniciens ou Phélès philistins, tous cousins et marins, transfuges du Nord envahi par les eaux (Dogger Bank) :



         Donc, après ce déluge* atlantique, vinrent les Doriens/ Danesh/ Danaan et les Frisons/ Phéres/ Phéniciens/ Pheles. Plus tard ce furent les Sakars/ Saxons, puis les Étrusques, les Celtes et les Scythes qui “n’écrivaient que des formules sacrées sur des écorces de bouleau”, chaînons manquants vers les tardifs Vikings, tous lointains descendants des ces peuples indo-européens* septentrionaux du septième Arc° dont l’écriture* issue des magdaléniens se retrouve déjà au Val des Merveilles, mais aussi sur les nombreuses tablettes et ce splendide galet gravé trouvé à Glozel prés de Vichy :




Nous retrouvons ainsi notre Grand Cerf Cernunnos* ce qui explique pourquoi l’on garde traditionnellement au sommet du Mai une petite fourche triple ou un petit plumet de feuillage qui représente l’Irminsul*, la Rune* de Vie, donc celle de la Joie qui symbolise par son graphisme dépouillé l’ancêtre Cerf/ Alce/ Algiz mais aussi Néflor l’Aigle qui protège de ses ailes ouvertes (les deux Ourses) le Walhalla contre les attaques des Géants/ Thurses du givre ; et c'est aussi, nous l’avons vu, la lettre grecque Psy qui symbolise “la Pensée” car :



         Cette petite fourche a aussi son utilité pratique : c’est le support des rubans qui maintiennent la couronne rituelle, et sa forme nous montre qu’elle est un Irminsul* en relief :

          
L’Irminsul, la Polaire, le Dragon* & L'Irminsul-Fleur de Lys/ vase crétois